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2018

Blabla, Tous

5 conseils pour aborder la rentrée sereinement

Comment ça tu n’as pas ton nouveau cartable ? Et les cartouches d’encre ne sont pas prêtes ? Voici 5 conseils pour aborder la rentrée sereinement. 5 conseils valables aussi bien à l’école qu’en milieu professionnel.

Si vous avez fait votre rentrée aujourd’hui, j’espère que cela s’est bien passé ! Sinon, vous pourrez toujours vous inspirer de ces petits conseils ! Quoi qu’il en soit, ne vous en voulez pas les premiers jours, ce n’est jamais simple de découvrir un nouvel environnement ou une nouvelle classe… 

Soyez organisé… à votre manière !

Quand je vous parle d’organisation, ça ne veut pas forcément dire lit au carré, yoga tous les soirs et debout à 7h tapante. L’organisation c’est aussi et surtout apprendre à se connaître. Inutile de se rajouter du stress, si  le sac est prêt à l’avance c’est mieux. Si vous avez fixé vos rendez-vous deux semaines  à l’avance et que ça vous rassure c’est bien. Mais si vous fonctionnez mieux dans l’urgence, ce n’est pas un problème non plus, et vous n’avez pas à vous culpabilisez d’avoir votre fonctionnement. Bon, si vous êtes en retard tous les jours, faut quand même vous remettre en question. Sachez trouver votre routine à vous, et n’oubliez pas que chacun est différent. Si vous n’êtes pas un adepte des bullets journals, ne vous forcez pas non plus. Soyez organisé, mais écoutez-vous. Il n’y a pas d’organisation miracle, il y a juste différents modes de fonctionnements.

Gagnez du terrain !

Terrain apprivoisé, terrain déjà gagné ! Comme il est dur parfois de débarquer dans un nouvel environnement. Des bâtiments à apprivoiser, des risques de se perdre et d’arriver en retard… Tout un tas de contrariétés normales au début, mais qu’on peut facilement évincer ! Personnaliser son environnement est agréable et plutôt distrayant. Que vous choisissiez une nouvelle plante verte pour votre bureau ou de jolies cartes postales dans votre casier, là encore, ce sont vos goûts qui fonctionneront le mieux. Quand j’avais un casier au collège, je mettais souvent des stickers autocollants dedans par exemple. Aujourd’hui je travaille dans un Open Space, et c’est un peu plus dur de personnaliser les lieux ! Anthony a un bureau et je sais qu’il a souvent des biscuits dans son tiroir… quel gourmand ! Que ce soit des biscuits ou un petit pot de fleur, tous les moyens sont bons pour se sentir bien. S’aménager un espace à soi, c’est tout de suite plus rassurant, non ?

Faites-vous confiance

Si vous êtes arrivés jusqu’ici ( que ce soit la 5èmeB à Alain Fournier, dans une université à l’autre bout du monde ou à la porte de votre nouveau job ), c’est que vous l’avez mérité. Vous avez fait des efforts pour être là, alors inspirez un grand coup. Passer d’un niveau à un autre, d’une étape de vie à un autre bord, ça donne tout un tas de sensation plutôt désagréable au début. Manque de confiance en soi, dévalorisation, timidité… Retenez simplement que Rome ne s’est pas construite en un jour et qu’Einstein a aussi eu 12 ans. Même si vous ne souhaitez pas construire de ville ou devenir prix Nobel, chaque chose en son temps ! Faites-vous confiance, car il y a bien quelqu’un qui vous fait confiance pour vous avoir sélectionné ! Et si vous rentrez au lycée, ce sont vos anciens profs qui ont estimé que vous en étiez capables. Quelque part, il y a quelqu’un qui croit en vous ! 

Dites-vous que vous n’êtes pas le seul à être mal à l’aise

On a toujours tendance à penser qu’on est seul dans ses ennuis. Mais d’autres collègues, d’autres élèves, sont sûrement nouveaux eux aussi. J’ai tendance à penser qu’on devrait faire une réunion des nouveaux dans chaque établissement ou à chaque rentrée ! J’ai aussi été nouvelle, à la fac particulièrement, et ce n’est jamais pratique de se faire un ami dès le premier jour… Ha comme je la connais cette angoisse de déjeuner seule ! Repérez quelqu’un qui a l’air seul aussi, et plutôt sympa de préférence, et engagez la conversation. On ne sait jamais, les belles amitiés peuvent commencer comme ça ? Preuve en est du meilleur ami d’Anthony ! La rentrée arrive en 5ème et Monsieur n’a pas de stylo pour écrire. Il se retourne et en demande une à un garçon juste derrière lui. C’était son témoin de mariage, et encore aujourd’hui, il m’a aidé à porter des étagères.

Souriez

Parce que vous êtes heureux d’être là, parce que l’année commence, parce que peut-être vous avez trimé dur pour arrivez dans cette boîte. Un sourire ne coûte pas très cher, mais peut produire beaucoup de lumière ( c’est l’Abbé Pierre qui l’a dit ). Vous n’avez pas envie de passer pour le vieux grincheux de service, n’est-ce pas ? Ou celui qui passe sa vie constipé. Bref, je ne vous fais pas un dessin, mais quand vous doutez, pensez à cette année qui s’avance et à tous les projets qui peuvent arriver ! De nouveaux amis, une nouvelle âme soeur, un nouvel appartement à décorer, une ville avec des nouvelles bonnes adresses, des nouveaux clubs ou associations… Que de possibilité de nouveaux bonheurs en somme ?

J’espère que ces modestes conseils vont un peu vous détendre, et que vous passerez un mois de septembre à prendre vos marques sereinement. D’ici là, je vous dis à très vite, nous profitons de ce mois de septembre pour nous carapter en lune de miel. Suivez nos aventures sur notre page facebook. 

Blabla, Culture, Tous

Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?

Resto, Tous

Notre première table étoilée

Une table étoilée c’est une expérience, un vrai rêve pour moi et une curiosité pour Anthony. Le mois dernier, nous avons pu faire grandir nos papilles.

S’offrir une étoile, ce n’est pas donné à tout le monde, et cela vaut comme une expérience plus qu’un repas normal. Belle leçon de patience mais aussi d’authenticité, c’est à l’orangerie de Blois que nous avons pu nous inviter. Situé en contrebas du château de Blois, le temps plutôt clément, nous a permis de nous asseoir en terrasse afin de profiter d’une vue agréable !

Vous n’imaginez pas tout ce à quoi je pense quand je mange. Anthony est moins expert de l’assiette que moi, et je crois que nous nous complétons sur nos passions respectives. J’ai cet amour de la cuisine, grande ou petite, comme il a cette affection pour les vieilles pierres qui font la France d’aujourd’hui. Les heures de travail derrière la cuisine, l’investissement des serveurs, des propriétaires, la transmission d’un savoir-faire dans les écoles hôtelières ou par une vieille grand-mère… que de valeurs ajoutées, auxquelles on ne pense pas forcément quand on regarde une assiette. Je voulais être digne d’une table de la sorte, et j’ai eu à coeur d’apprécier chaque bouchée, et en compagnie de l’homme de ma vie. Lier passion et amour, amour et passion, c’est toujours un belle chose, non ?

Avec un menu avec deux choix par plats, nous avons choisi de nous faire plaisir en rajoutant des cocktails maison à base de liqueur d’orange. De l’omble chevalier pour débuter, avec une raviole au champignon magique, du thon façon tataki accompagné de légumes de saison, et pour terminer un clafoutis abricots, et un dessert autour de la fraise pour moi. Je vous laisse admirer ces belles assiettes, et je garde encore l’émerveillement du moment ! La cuisine ne m’a pas trop surprise, mais ce n’est pas ce que nous recherchions ce jour-là. Maîtrisée et traditionnelle, c’est pile ce à quoi nous nous attendions.

 

 

Délicatesse, raffinement et service juste ce qu’il faut, nous avons passé un agréable moment lors de ce déjeuner. Nous garderons longtemps en mémoire cette table ! C’est vrai que ce genre de repas peut être un peu déstabilisant, et nous le considérons comme une expérience à part entière. Bien moins mal à l’aise que pour notre premier restaurant gastronomique il y a deux ans, nous avons pu profité du cadre et des plats qui défilaient à un rythme agréable. Nous ne pourrions pas prendre l’habitude de ce type de table, car les prix ne sont pas très accessibles ! Néanmoins, pour un bel événement, c’est une belle parenthèse enchantée. Savourer le luxe et sa rareté, c’est notre credo pour une expérience vécue pleinement.

 

L’orangerie du château 

Karine et Jean-Marc MOLVEAUX
1, avenue Jean-Laigret
41000 Blois
Tel. : +33 (0) 2 54 78 05 36

http://www.orangerie-du-chateau.fr/

 

 

La Wonderbox utilisée pour accéder à cette adresse se nomme « Dîner d’exception ». N’hésitez pas à demander directement aux prestataires si l’offre ne concerne que le dîner ou si elle peut s’étendre comme nous, au déjeuner.

 

 

Blabla, Tous

Ce que j’ai appris en 2 ans d’animation périscolaire

2 ans d’animation périscolaire, deux ans de rires, deux ans d’apprentissage pour moi comme pour les enfants. Retour sur cette très belle expérience qui m’a fait remettre en question mes certitudes et m’interroger sur mes à priori.

Je tourne une page qui m’a touchée plus que de raison. Partie pour devenir orthophoniste, le destin a préféré que je me fasse des armes en pratique et entourée d’enfants dynamiques et ayant 50 questions à la seconde. Des soucis de santé empêchant la poursuite de mes études, j’ai trouvé un poste à la mairie d’Orléans après une année sabbatique nécessaire. J’avais des horaires un peu farfelus, mais mener une vie décalée ne m’a pas gêné plus que cela. Bien au contraire, cela m’a même plutôt permis de faire des tas d’autres choses à côté. Le matin à 7h j’allais garder des enfants avant l’école. Puis je faisais parfois des remplacements sur le temps du déjeuner, pour poursuivre deux heures plus tard par des ateliers d’animations périscolaire. Se suivait ensuite de temps à autre une heure d’aide aux devoirs ou de garderie. Et je partais une fois les enfants remis à leur famille, en général après 18 heures.

Ne pas hésiter 

Que ce soit avec les enfants, ou avec les différentes équipes d’animation, ne pas hésiter reste la devise. Les enfants sentent quand nous ne sommes pas confiants et ce n’est pas le moment de balbutier lorsqu’on lance une activité. Du punch, du dynamisme et une réelle envie…voilà ce qu’on retient d’un animateur engagé ! Avec les collègues c’est pareil, il ne faut pas se sentir plus bête qu’un autre à demander des informations ou un avis. La première année, j’ai eu la chance d’avoir une référente très attentive et à l’écoute. L’idéal pour débuter ! Elle venait parfois pendant mes activités pour s’assurer que j’étais à l’aise et que l’activité se déroulait bien. Loin de trouver cela ennuyant, je prenais toujours très à coeur ses remarques ou suggestions. La seconde année, j’étais bien plus à l’aise déjà, car je connaissais le fonctionnement de l’école et les locaux.

S’organiser 

Du carton par-ci, un ciseau par là et des gommettes colorées…mes ateliers étaient principalement créatifs. Mes collègues pourront en témoigner, je n’ai jamais été la meilleure élève pour le rangement. Néanmoins, en terme d’investissement, je n’ai pas hésité à venir trente minutes plus tôt pour préparer mon activité, quitte à passer dix minutes à la photocopieuse. Avec le temps, j’ai compris que ce temps de préparation était indispensable, et qu’il était nettement plus pratique directement sur le lieu de travail. Forcément, à la maison, je n’avais pas les mêmes peintures ni le fameux pistolet à colle ou la perforatrice en forme de fleurs. Plier 30 cartes en carton, découper des centaines de formes, s’agacer avec la plastifieuse…autant de missions évidentes en animation. Et encore, je ne vous parle pas des plannings et des projets pédagogiques.

Se confronter à soi-même

Comme elle est loin l’animatrice qui ne savait pas s’imposer. Dès le premier jour, j’ai senti qu’il fallait que je gagne en autonomie et en confiance en moi. Je ne vais pas passer par quatre chemins, et je ne trouve pas d’autres phrases mais « tu vas te faire bouffer » reste une pensée qui m’a traversé l’esprit. Un peu trop douce au départ, j’ai appris par la suite qu’on pouvait le rester mais se faire respecter. Et qu’hurler sur les enfants n’avait pas forcément l’effet escompté, voire que ça empirait les choses ! Mécanisme de défense somme toute assez automatique, les gens qui parlent fort ne sont pas toujours les gens qui ont le plus de choses à dire. Je me suis pas mal remise en question en travaillant dans l’animation, en rencontrant différentes équipes et en confrontant les pédagogies. Qu’est-ce que je veux pour mon enfant, qu’est-ce qui est le plus important pour eux à l’école ? Ce qui est certain, c’est que travailler avec des enfants m’a donné confirmation que j’avais cette sorte de fibre maternelle. Les enfants m’apprécient, et même si certains sont durs à apprivoiser, dans l’ensemble, aucun ne m’avait en horreur !

Ne pas oublier son âme d’enfant

Quoi de plus amusant, tendre, et adorable que l’enfance. Travailler avec un public de petits bouts m’a permis de garder mon âme d’enfant ( et accessoirement de recevoir câlins et de nombreux dessins ) . Même si elle était toujours présente, j’ai pu la réveiller et la rafistoler. C’est vrai qu’avec les années qui passent et les petits désagréments du quotidien ( factures, train en retard, fuite dans la salle d’eau…), on a souvent tendance à oublier cette part de nous. S’émerveiller d’une procession de gendarmes, cacher un avion en papier dans son sac ou faire des farces aux copains… autant de plaisirs si proches que je pouvais approcher avec mes yeux d’adultes. J’ai reconsidéré tellement de choses avec ces deux années d’animation. J’ai parfois eu la larme à l’oeil en les regardant jouer ou se disputer. C’était quelque chose de regarder l’enfant que j’avais pu être avec des yeux d’animatrice. Saisir au vol et comprendre enfin cette phrase « Profite tu verras quand tu auras mon âge, tu te diras que la sieste c’était pas si mal. » 

Se surprendre 

Pendant ces deux ans, j’ai pu acquérir pas mal d’expérience sur le terrain, et c’est cela qui m’a fait du bien. J’ai cru longtemps être très scolaire, alors que j’apprends bien plus vite en pratique. Je me suis surprise à être très à l’aise, à ce que les enfants me saluent dans la cour quand j’arrivais en trottinette, et à accepter de travailler avec un public qui me rebutait au début ( les maternelles ). On apprend tous les jours, mais le monde de l’enfance reste très particulier pour moi. Je crois que j’ai réellement grandi en prenant cette place de référence. Un personnel encadrant pédagogique se doit d’être un exemple, et c’était un exercice de savoir écouter les confidences de certains tout en n’oubliant pas les limites à ne pas franchir avec d’autres. J’ai aussi largement assagi mon vocabulaire, et il est très rare à présent de m’entendre jurer.

Très émue pendant mes deux dernières semaines d’animation en centre aéré, j’ai le sentiment d’avoir fait de mon mieux et du mieux que j’ai pu. Le mot transmettre a pris beaucoup plus d’importance dans ma vie depuis, et je sais que c’est un de ces mots clés que je veux ressentir tout le long de mon parcours professionnel ou personnel.

Donner quelque chose, et voir la personne le partager, c’est un très beau sentiment selon moi. Et ce n’est pas la petite fille qui m’a appris à faire des éventails en papier, qui dira le contraire.  

Culture, Patrimoine, Resto, Tous, Visite express

Culture et gourmandise à Honfleur

Découvrir Honfleur était évident lors de notre virée normande. Même si la ballade sur le port reste un incontournable, voici quelques adresses qu’on vous partage volontiers !

Nous avons quitté Rouen au matin, et sommes arrivés à Honfleur pile pour déjeuner. Un soleil radieux nous a accueilli, et la brise était aux abonnés absents. Prévenus à plusieurs reprises quant aux attrapes-touristes sur le port, nous avons préféré marcher 10 minutes dans les petites ruelles et nous avons trouvé table à notre goût. Il est vrai que les terrasses proche de l’eau semblaient attractives, mais que dire du bruit et de la foule environnante et des cartes à 5 pages… Une fois à table, nous avons été rassuré de constater que Le Gambetta se classait 9ème sur Tripadvisor. Du nez mon cher, du nez !

La serveuse est sympathique et nous place très vite. S’ensuit un défilé de plats délicieux, avec des présentations toutes plus alléchantes les unes que les autres. Deux menus s’offraient à nous, et le choix fût assez rapide. Nous voulions tous deux du poisson, et monsieur insistant sur le fait que nous étions en vacances, je me suis laissée tenter par le menu alliant plateau de fruits de mer, et gambas ! Anthony a préféré une terrine en entrée, et un cabillaud ! Le menu complet comprenait également des desserts, et au vu de nos estomacs en fin de repas, nous avons choisi une simple salade de fruits de saison.

Le gambetta, 58 rue haute 14600 Honfleur / 02 31 87 05 01

Le ventre rempli et heureux, nous avons cheminé là où bon nous semblait, nous arrêtant parfois dans les ruelles ou profitant d’un marché. Nous sommes également rentrés dans l’église Sainte-Catherine, très impressionnante grâce à son architecture en bois. Un peu surpris par les détours et recoins de cette ville, nous n’avons pas rechigné à monter des volées de marches ! J’ai trouvé un artisan savonnier, chez Bruno au 4 rue de la ville. Aujourd’hui encore, je regrette de n’avoir pas fait plus de stocks chez lui… un shampoing solide et un savon à la goyave et à la fraise ont été mon seul butin ! Une odeur géniale et c’est un arrêt incontournable si vous passez à Honfleur et que vous aimez les cosmétiques artisanaux.

oznor

Notre balade hasardeuse nous a mené devant la maison Satie. On nous l’avait conseillée, et c’est de bon coeur que nous sommes rentrés dans cette maison assez particulière ! Nous en sommes ressortis agréablement surpris ! Une visite comme jamais nous n’en avions fait, guidée par un audioguide qui réagit à vos déplacements. L’occasion de découvrir ce personnage que nous ne connaissions pas tant que ça… Erik Satie est surtout connu pour son rapport à la musique, et il est également précurseur des mouvements surréalistes et minimalistes. Une véritable rencontre avec une figure inclassable honfleuraise, qui marqua le paysage artistique et culturel du XIXe siècle. Un parcours un peu absurde et très poétique, que l’on vous conseille si vous aimez les surprises !

La maison Satie, 67 boulevard Charles V 14600 Honfleur

Pour terminer la journée, et avant de nous rendre à notre maison d’hôtes, c’est une glace dont nous avions besoin ! C’est chez les Glaces de la ferme du bois Louvet que notre gourmandise s’est tournée, et nous n’avons pas regretté ! Jamais nous n’avions mangé de glaces aussi crémeuses ! Un pur moment de détente, la glace à la main, tous les deux assis à contempler les bateaux du port.

Glaces de la ferme du bois Louvet, 4 place de l’hôtel de ville, 14600 Honfleur

Une belle journée à Honfleur, et nous sommes ravis d’avoir découvert cette ville ! Vous la connaissiez ?