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Berlin, première étape de notre voyage de noces !

Berlin, une ville qui ne fait pas forcément rêver, mais que nous voulions inscrire dans notre périple de deux semaines. Pour notre voyage de noces, nous nous sommes vite rendus compte qu’une destination nous lasserait vite.

 

 

 

On a des caractères assez différents, mais un lien nous unit avec Anthony. Nous ne restons pas en place, nous ne savons pas ne rien faire, nous avons besoin de nous occuper. Même si cela peut être un défaut dans certains cas, lors de notre voyage de noces, c’était une vraie qualité de découverte. Ainsi, nous avons parcouru 4 villes en 2 semaines. Berlin, Prague, Vienne et Split. Quatre pays différents, et des cultures qui nous ont tantôt chahuté, tantôt brusqué.

 

Pour tout vous dire, Berlin a été la destination qui a failli disparaître du plan. Un peu trop ambitieux au départ, lorsque nous sommes allés voir une agence de voyage ( Havas ) pour nous aider, on avait programmé 5 villes en deux semaines. La conseillère nous a mise en garde, on n’aurait pas beaucoup de temps pour profiter, et on risquait de finir frustrés ! Maintenant que notre périple est terminé, nous nous disons qu’elle a eu bien raison. C’est finalement Budapest qu’on a délaissé, préférant Berlin. Ce pays, l’Allemagne, m’avait laissé un assez mauvais souvenir, lié à une correspondante antipathique, du temps où j’étais au collège. Je voulais lui redonner une chance de m’offrir de bons souvenirs, et c’était aussi l’occasion de parfaire mon allemand, langue que j’ai apprise pendant 10 ans, mais qui me vaut toujours deux bonnes minutes de réflexion lorsque je dois former une phrase.

Ainsi à Berlin, nous avons commencé doucement notre voyage, après un premier vol pour Anthony ! Un peu stressé au début, il a finalement été rassuré…ha ce n’est que ça ? C’est bon, on peut voyager en avion, son vertige n’a pas eu cours au décollage. Nous sommes arrivés à l’heure du déjeuner, et après nous être installés à l’hôtel Radisson, nous avons suivi les conseils d’une instacopine. C’est chez Momo Tavern que nous avons pris une première pause déjeuner ! Situé à quelques mètres de notre hôtel, nous avons pu découvrir la cuisine fusion. Celle qui mêle plusieurs spécialités de continent ou de culture différente, pour créer un nouveau plat. Fusion des cultures et des concepts, c’est un burger asiatique qui a ravi nos palais ce jour-là. Très bien accueillis, un burger aux crevettes et au boeuf mariné nous ont pleinement satisfaits.

Des amis revenus récemment de Berlin nous avait prévenu, la ville est très vaste, et à pieds cela peut être coriace ! Portés par l’élan des novices du voyage, ou une fougue aventurière, nous avons décidé d’explorer tout de même la ville en marchant. Ça permet toujours de découvrir des coins inaccessibles en transport en commun, et nous en avions le courage pour le moment ! C’était aussi l’occasion de se décider sur les activités que nous souhaitions faire ! Petit passage au CheckPoint Charlie, découverte de la porte de Brandebourg… Après une bonne bière et un bon repas, nous avons pu nous reposer les pieds et l’esprit ! C’était parti, nous étions en voyage ! Nous étions hors de chez nous !

Le lendemain, nous étions décidés, nous avons été mangé le meilleur kebab du monde, rien à voir avec ceux en France, c’était garni, coloré, et si peu cher ! Le kebab et la boisson ne nous ont coûté que 3.90 euros. Ces kebabs sont très réputés, et arrivés devant à 12h, nous avons pu nous rendre compte qu’à 13h30, il fallait attendre une bonne demi-heure pour être servi. Comme la petite gargotte était assez éloigné du centre-ville, nous avons pris le métro exprès et nous sommes baladés dans les rues environnantes. Mis à part quelques fresques streetart, rien de bien intéressant et nous sommes repartis assez vite.

Mustafa Gemüses Kebab
Mehringdamm 32
10961 Berlin

 

Avant de partir faire une croisière sur la Spree, le fleuve traversant Berlin, nous avons fait une pause dans un bâtiment qui a attiré notre attention. La Humboldt Box est un bâtiment exposition, expliquant aux berlinois l’intérêt de la reconstruction du palais de Berlin, situé juste derrière. Mise en scène intéressante et réflexion sur le patrimoine collectif, nous n’avons pas regretté notre visite. Une terrasse très sympathique nous attendait et nous offrait une vue sur le Berliner Dome, que nous avons le lendemain.

Les croisières sur les fleuves de villes sont des activités très touristiques, mais nous apprécions nous reposer et nous faire promener avec des commentaires sur la ville. Les audioguides étaient en français, et nous n’avons eu aucun mal à réserver notre visite directement sur le quai. Avec la Berliner Card, nous avons eu une réduction et Anthony s’est même pris un petit café à bord.

Le soir, nous avons découvert un quartier que nous n’avions pas remarqué, proche de notre hôtel. Le Nikolaiviertel, le quartier le plus ancien de Berlin, où il fait bon flâner dans les ruelles moyenâgeuses. Un bâtiment étrange a piqué notre curiosité, et ces bulles colorées nous ont invité à entrer. Une fois la porte franchie, nous avons pu découvrir un restaurant vietnamien décoré très joliment, et nous sommes bien reposés le temps d’un repas délicieux !

Ngong Restaurant Rathausstraße 23, 10178 Berlin

Le lendemain nous nous sommes décidés à faire le dôme de Berlin l’après-midi, un dôme très impressionnant, et une visite qui offre un point de vue somptueux sur la ville de Berlin, après 270 marches. Nous avons adoré, et la présence de casiers pour déposer nos affaires nous a permis d’être allégés pour la montée ! Nous avons poursuivi la journée par une visite au musée de la communication ! Nous étions tombés dessus lors de notre premier tour de la ville, et en tant que blogueurs, c’était pour nous une évidence. Très intéressant et plutôt calme, ce musée est ludique et nous a fait penser au palais de la découverte à Paris ! Beaucoup d’activités mises en scènes, et de vraies questions, pour mettre en avant la communication sous toutes ses formes, de l’antiquité à nos jours. Une visite vraiment géniale, où nous avons pu découvrir une exposition musicale sur la pop allemande, regardé une collection de boîtes aux lettres, réagir quant à l’évolution du téléphone et nous informer sur les pratiques de télécommunication en temps de guerre. Un réel coup de coeur culturel et nous n’avons vraiment pas regretté la visite.

Museum for Communication Berlin Leipziger Str. 16, 10117 Berlin

 

Anecdotes & points pratiques

Nous avons pris la Berlin Welcome Card, une carte payante, qui permet d’obtenir la gratuité dans les transports en commun, mais aussi des réductions intéressantes dans les musées ou les activités, et même certaines boutiques souvenirs ou points de restauration. Disponible en forfait, nous avons opté pour une qui couvrait une période de 48h.

Les spécialités allemandes tournent autour de la saucisse ou de la pomme de terre, le plus souvent. Anthony a pu goûter au curry wurst et j’ai validé les boulettes de viande. Nous avons déjeuné au Berliner Republik, inclus dans notre carte où nous avons pu avoir une réduction intéressante sur l’addition ( 10% )

Les transports en commun, que ce soit le métro ou le bus, sont très bien expliqués et vraiment propres. Nous n’avons eu aucun mal à nous repérer. Nous logions sur la Alexander Platz, juste au dessus du Primark et d’autres commerces très mauvais pour nos cartes bancaires. Nous avons assisté à quelques animations et concerts qui remplissent cette place plutôt bien animée.

Cherchez les ours ! Symbole berlinois, il y en a dans tous les coins de rue, et parfois même dans les magasins ! Une autre figure emblématique de cette ville reste le petit bonhomme qui traverse la rue. Il a des boutiques qui lui sont dédiées, et vous pourrez trouver des savons, des carnets et des tshirts à son effigie.

Les Ampelmännchen (mot allemand signifiant « petits bonshommes du feu [de signalisation] ») sont les personnages symboliques se trouvant sur les feux de signalisation lumineux destinés aux piétons en ex Allemagne de l’Est.

 

 

Pour terminer, une petite surprise pour nous, à l’heure du repas. il faut installer la table et lorsqu’on arrive au restaurant, aucun couvert n’est dressé. Lorsqu’on demande de l’eau, on nous apporte de l’eau pétillante, et il faut demander de la MineralWasser. Nous avons eu la surprise le premier soir, et le serveur n’a pas compris et Anthony a dû se contenter d’une bière. Plus tard pendant le séjour, on a bien pris soin de demander de l’eau plate, mais comme elle est minérale, elle est forcément payante. 4€ pour une bouteille d’eau de 75 Cl, ça fait un peu cher, mais servir de l’eau du robinet ne se fait vraiment pas chez eux. Une coutume que nous avons découvert, et ça nous semble tellement normal en France de demander une carafe d’eau ! Ici le verre d’eau ne vous est servi qu’avec le café, et il sert à… se rincer la bouche !

Nous espérons que ce récit vous a plu, nous avons essayé de compiler nos adresses et nos ressentis sans être trop bavard ! On se retrouve bientôt pour la deuxième étape : Prague ! 

Blabla, Culture, Tous

Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?

Culture, Patrimoine, Resto, Tous, Visite express

Culture et gourmandise à Honfleur

Découvrir Honfleur était évident lors de notre virée normande. Même si la ballade sur le port reste un incontournable, voici quelques adresses qu’on vous partage volontiers !

Nous avons quitté Rouen au matin, et sommes arrivés à Honfleur pile pour déjeuner. Un soleil radieux nous a accueilli, et la brise était aux abonnés absents. Prévenus à plusieurs reprises quant aux attrapes-touristes sur le port, nous avons préféré marcher 10 minutes dans les petites ruelles et nous avons trouvé table à notre goût. Il est vrai que les terrasses proche de l’eau semblaient attractives, mais que dire du bruit et de la foule environnante et des cartes à 5 pages… Une fois à table, nous avons été rassuré de constater que Le Gambetta se classait 9ème sur Tripadvisor. Du nez mon cher, du nez !

La serveuse est sympathique et nous place très vite. S’ensuit un défilé de plats délicieux, avec des présentations toutes plus alléchantes les unes que les autres. Deux menus s’offraient à nous, et le choix fût assez rapide. Nous voulions tous deux du poisson, et monsieur insistant sur le fait que nous étions en vacances, je me suis laissée tenter par le menu alliant plateau de fruits de mer, et gambas ! Anthony a préféré une terrine en entrée, et un cabillaud ! Le menu complet comprenait également des desserts, et au vu de nos estomacs en fin de repas, nous avons choisi une simple salade de fruits de saison.

Le gambetta, 58 rue haute 14600 Honfleur / 02 31 87 05 01

Le ventre rempli et heureux, nous avons cheminé là où bon nous semblait, nous arrêtant parfois dans les ruelles ou profitant d’un marché. Nous sommes également rentrés dans l’église Sainte-Catherine, très impressionnante grâce à son architecture en bois. Un peu surpris par les détours et recoins de cette ville, nous n’avons pas rechigné à monter des volées de marches ! J’ai trouvé un artisan savonnier, chez Bruno au 4 rue de la ville. Aujourd’hui encore, je regrette de n’avoir pas fait plus de stocks chez lui… un shampoing solide et un savon à la goyave et à la fraise ont été mon seul butin ! Une odeur géniale et c’est un arrêt incontournable si vous passez à Honfleur et que vous aimez les cosmétiques artisanaux.

oznor

Notre balade hasardeuse nous a mené devant la maison Satie. On nous l’avait conseillée, et c’est de bon coeur que nous sommes rentrés dans cette maison assez particulière ! Nous en sommes ressortis agréablement surpris ! Une visite comme jamais nous n’en avions fait, guidée par un audioguide qui réagit à vos déplacements. L’occasion de découvrir ce personnage que nous ne connaissions pas tant que ça… Erik Satie est surtout connu pour son rapport à la musique, et il est également précurseur des mouvements surréalistes et minimalistes. Une véritable rencontre avec une figure inclassable honfleuraise, qui marqua le paysage artistique et culturel du XIXe siècle. Un parcours un peu absurde et très poétique, que l’on vous conseille si vous aimez les surprises !

La maison Satie, 67 boulevard Charles V 14600 Honfleur

Pour terminer la journée, et avant de nous rendre à notre maison d’hôtes, c’est une glace dont nous avions besoin ! C’est chez les Glaces de la ferme du bois Louvet que notre gourmandise s’est tournée, et nous n’avons pas regretté ! Jamais nous n’avions mangé de glaces aussi crémeuses ! Un pur moment de détente, la glace à la main, tous les deux assis à contempler les bateaux du port.

Glaces de la ferme du bois Louvet, 4 place de l’hôtel de ville, 14600 Honfleur

Une belle journée à Honfleur, et nous sommes ravis d’avoir découvert cette ville ! Vous la connaissiez ? 

Culture, Geek, Patrimoine, Tous

Iconys, le studio créatif Centre-Val-de-Loire

Croisé sur les réseaux et rencontré dans la vraie vie, on a pu découvrir qui se cachait derrière le Studio Iconys, qui commence à monter dans la région Centre. Vrai atout culturel et véritable recherche graphique, Iconys se dévoile… en double !

 

 

Car oui, ce sont bien deux cerveaux qui sont derrière cette opération séduction ! Deux caractères complémentaires et deux personnalités animées par le territoire. Le patrimoine est leur passion, et leur moteur reste la création. Alix et Pierre ne sont pas seulement complémentaires dans leur projet professionnel, et mène aussi leur barque de vie ensemble ! Tout pour plaire, et une détermination qui force l’admiration… 

 

Pour la petite anecdote sur notre rencontre, j’ai pris un blabla car pour revenir de Tours à Orléans, et c’est Alix qui conduisait ! Dans la voiture, nous avons rapidement évoqué le blog, mais surtout les balades greeters d’Anthony ! Elle semblait intéressée car elle venait de déménager récemment et s’intéressait à la ville ! Par la suite, ils ont réservé une balade et ont rencontré Anthony qui leur a fait un tour assez complet d’Orléans, et c’est comme ça que tout a commencé entre nous. Grâce à une discussion de covoiturage. Comme quoi ça sert de ne pas avoir le permis de conduire, on fait de chouettes rencontres !

 

1 // Comment est né le projet ?

 A notre arrivée à Orléans, nous avons découvert le renouveau de la ville et sommes tombés amoureux de celle-ci et de la région du Val de Loire. Nous avons eu envie de nous investir pour développer et faire connaître le patrimoine architecturale et culturel de la région centre. C’est pourquoi en mars dernier nous nous sommes lancés dans l’aventure d’Iconys, un studio de création au service du patrimoine. L’envie de travailler ensemble sur des passions communes, en abordant l’histoire et l’architecture avec un oeil actuel et ludique.

 

2 // Avez-vous une formation particulière pour de la création visuelle de ce type ?

Pour faire ce type d’illustration nos études en arts appliqués nous ont effectivement beaucoup aidé. Alix et moi
avons des parcours initiaux différents. Alix à commencé ses études dans le végétal et s’est orientée par la suite
vers un BTS en design de produits puis une licence en éco-design.
Pour ma part, j’ai une formation intiale d’ébéniste chez les compagnons du devoirs que j’ai complété par un
brevet de métiers d’art. J’ai poursuivi mes études par un BTS en design de produit et j’ai terminé comme Alix avec
une licence eco-design à Besancon.
Nos parcours respectifs nous ont permis d’étudier l’histoire de l’Art, d’analyser et de comprendre les styles architecturaux, l’histoire du design … Des compétences que nous mettons à profit au quotidien lors de la conception des monuments. Nos études nous ont permis d’être polyvalents sur différents supports. Le croquis, le rough, l’illustration numérique et la modélisation 3D sont des outils complémentaires lors de la création de nos projets, chacun a sa valeur ajoutée! En parlant de 3D nous travaillons sur un projet, qui on l’espère plaira aux Orléanais… à suivre.

 

3 // Comment transposer le réel en numérique ?


Super question car l’enjeu est vraiment là! Comment retranscrire le monument sans le dénaturer. C’est notre principale problématique lors de la conception du visuel, car il y a toujours une part d’interprétation. Nos sujets sont principalement issus du riche patrimoine du Val de Loire. Ce sont des merveilles architecturales aux styles et aux époques variées mais où le travail de décors et de détails était de mise. Il faut donc jouer de cette richesses ornementale, la comprendre puis la redessiner à plat. Le plus long dans le dessin de ces modèles est cette étape de transposition. Comment transformer un chapiteau corhintien ornés de feuilles d’accanthes en un dessin plus petit et lisible. Toute la difficulté est là.

 

4 // Pourquoi avoir choisi ce type de rendu (flat) et qu’est ce qui le définit ?

Le flat design se définit par un style graphique minimaliste. Il est très répandu dans l’univers numérique et est transposé dans nombre de domaines : la communication, la publicité, l’art, etc. Nous avons choisit ce style graphique car nous le trouvons à la fois synthétique et percutant. Notre objectif est de proposer une lecture qui met en évidence les traits caractéristiques du monumen afin de le rendre plus lisible et facile à décoder.

 

 

 

5 // On peut voir que vos réalisations touchent aussi bien les bâtiments comme la nature (Parc Floral) comptez-vous étoffer vos créations dans d’autres domaines ?

Oui grâce à Alix et à son parcours dans le végetal. Nous avons la volonté de représenter également ces merveilles de la nature, le patrimoine végétal prend de plus en plus de place dans le tourisme et suscite un intérêt grandissant auprès de la population. Et le Val de Loire n’est pas en reste dans ce domaine! Nous avons pour projet d’illustrer certains arbres exceptionnels ainsi que les célèbres jardins du Val de loire, qui sont de véritables architectures végétales.

6 // Comptez-vous élargir votre champ d’action sur tout le territoire (et ailleurs) ?

Notre studio créatif à vraiment pour vocation de mettre en avant notre patrimoine du Val de Loire et de le faire
redécouvrir au plus grand nombre à travers une vision créative et ludique de l’histoire.
Pour l’instant nous travaillons principalement sur cette région qui nous est chère, mais nous aimerions élargir notre champ d’action sur le territoire et la France n’est pas avarre de merveilles architecturales. Il faut savoir que chaque création comptabilise une moyenne de 20h de travail, petit à petit, nous y viendrons !
Et puis il y a les demeures privées, en dehors de la région, pour lesquelles nous avons été sollicités pour des
illustrations et sommes à l’écoute pour des demandes particulières.

 

On remercie Alix et Pierre pour ce petit moment d’échange bien instructif, et on vous invite fortement à partager cet article, et à aller faire un tour sur leur site internet pour pourquoi pas, commencer une collection de cartes ?

 

 

Culture, Tous

Le retour du héros, et de Jean Dujardin !

Transis par le froid, nous avons traîné nos carcasses au cinéma pour découvrir

« Le retour du héros ».

 

Un cavalier qui surgit de… Ho non ce n’est pas la bonne époque ! Au temps des comtes, comtesses et autres privilèges, on découvre un capitaine Neuville ( Jean Dujardin) malicieux et fier, mais bel et bien déserteur à son retour. Pourtant promis à un beau destin et également à une jeune femme nantie, il revient en ville très discrètement. Profitant d’une méprise et d’une histoire orchestrée par Elizabeth ( Mélanie Laurent) , soeur de sa fiancée ( Noémie Merlant), il va revenir sur le devant de la scène de bien des manières. Entre entourloupes, faux semblants et vrais sentiments on a là une galerie de personnages très complètes et des rôles savamment joués. Le 19e siècle nous offre une palette de décors et de costumes magnifiques et on vient tant pour l’esthétique du film que pour le très bon divertissement qu’il offre. L’anecdote bonne à prendre : Jean Dujardin prépare un nouveau volet de OSS 117 !

 

Un film d’époque

De beaux costumes, de magnifiques décors, et une bâtisse ayant servi à un autre film ( les Aristos ) , mettant également en scène une famille De Neuville. On apprécie les belles robes, les crinolines, les brandebourgs sur les uniformes, les coiffes de guerre… de belles étoffes qui collent parfaitement à la noblesse de l’époque. Nous sommes très sensibles à l’esthétique d’un film, surtout quand il dépeint une période que nous apprécions tout particulièrement. Aristocratie, bonnes manières, étiquette et beaux domaines ont notre coeur même sur grand écran.

Une intrigue bien divertissante

Alors bien entendu, on se doute bien vite de la fin … mais on se délecte des dialogues amenés avec brio par Mélanie Laurent et Jean Dujardin, véritable duo de charme qui tient bien la route dans une comédie adorable et menée tambour battant par un casting rafraîchissant. Noémie Merlant, joue la promise au comte de Neuville et tient un rôle particulièrement intéressant, qu’on découvrira plus malicieusement au fil de l’intrigue. Jamais de temps mort, et quand ce n’est pas de l’esthétique qu’on profite, c’est bel et bien du rythme comique et des situations cocasses dont on profite. Jean Dujardin maîtrise la comédie, mais ajoute également une touche de sensibilité à un héros à contre-emploi, qui brille autant par sa lâcheté que son humanité. Tantôt acteur farouche et charmeur, il sait manier la couardise avec sincérité et sympathie. L’âge et la maturité lui apportant une aura grandissante, on ne cesse d’apprécier ses apparitions.

Un film tout public

Une histoire plutôt lufoque et accessible à tous, c’est bien là aussi la force de ce film. Laurent Tirard, réalisateur entre autre de Molière ou de Astérix & Obélix Mission Cléopâtre renoue avec un de ces genres préférés : le film d’époque. Avec une galerie de personnages haute en couleur, deux grands noms sur lesquels s’appuyer, il tire son épingle du jeu et réussit le pari de nous faire sourire à la vue d’un canon ou d’un cheval au galop. L’histoire avec un grand H n’est finalement que peu présente, mais offre un cadre dépaysant et agréable à l’oeil.

 

 

 

 

 

 

 

Comme je suis contributrice et blogueuse pour un média appelé Pour Info à Orléans, j’ai pu également profiter de la venue de l’équipe du film pour interroger l’équipe. Un grand moment d’interview en direct que je vous laisse découvrir ci-dessous ! PS : Soyez indulgents, ce n’est pas mon métier du tout ! 

 

Alors, ça vous dit ?

Quels films actuellement au cinéma nous conseillez-vous ?