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Le retour du héros, et de Jean Dujardin !

Transis par le froid, nous avons traîné nos carcasses au cinéma pour découvrir

« Le retour du héros ».

 

Un cavalier qui surgit de… Ho non ce n’est pas la bonne époque ! Au temps des comtes, comtesses et autres privilèges, on découvre un capitaine Neuville ( Jean Dujardin) malicieux et fier, mais bel et bien déserteur à son retour. Pourtant promis à un beau destin et également à une jeune femme nantie, il revient en ville très discrètement. Profitant d’une méprise et d’une histoire orchestrée par Elizabeth ( Mélanie Laurent) , soeur de sa fiancée ( Noémie Merlant), il va revenir sur le devant de la scène de bien des manières. Entre entourloupes, faux semblants et vrais sentiments on a là une galerie de personnages très complètes et des rôles savamment joués. Le 19e siècle nous offre une palette de décors et de costumes magnifiques et on vient tant pour l’esthétique du film que pour le très bon divertissement qu’il offre. L’anecdote bonne à prendre : Jean Dujardin prépare un nouveau volet de OSS 117 !

 

Un film d’époque

De beaux costumes, de magnifiques décors, et une bâtisse ayant servi à un autre film ( les Aristos ) , mettant également en scène une famille De Neuville. On apprécie les belles robes, les crinolines, les brandebourgs sur les uniformes, les coiffes de guerre… de belles étoffes qui collent parfaitement à la noblesse de l’époque. Nous sommes très sensibles à l’esthétique d’un film, surtout quand il dépeint une période que nous apprécions tout particulièrement. Aristocratie, bonnes manières, étiquette et beaux domaines ont notre coeur même sur grand écran.

Une intrigue bien divertissante

Alors bien entendu, on se doute bien vite de la fin … mais on se délecte des dialogues amenés avec brio par Mélanie Laurent et Jean Dujardin, véritable duo de charme qui tient bien la route dans une comédie adorable et menée tambour battant par un casting rafraîchissant. Noémie Merlant, joue la promise au comte de Neuville et tient un rôle particulièrement intéressant, qu’on découvrira plus malicieusement au fil de l’intrigue. Jamais de temps mort, et quand ce n’est pas de l’esthétique qu’on profite, c’est bel et bien du rythme comique et des situations cocasses dont on profite. Jean Dujardin maîtrise la comédie, mais ajoute également une touche de sensibilité à un héros à contre-emploi, qui brille autant par sa lâcheté que son humanité. Tantôt acteur farouche et charmeur, il sait manier la couardise avec sincérité et sympathie. L’âge et la maturité lui apportant une aura grandissante, on ne cesse d’apprécier ses apparitions.

Un film tout public

Une histoire plutôt lufoque et accessible à tous, c’est bien là aussi la force de ce film. Laurent Tirard, réalisateur entre autre de Molière ou de Astérix & Obélix Mission Cléopâtre renoue avec un de ces genres préférés : le film d’époque. Avec une galerie de personnages haute en couleur, deux grands noms sur lesquels s’appuyer, il tire son épingle du jeu et réussit le pari de nous faire sourire à la vue d’un canon ou d’un cheval au galop. L’histoire avec un grand H n’est finalement que peu présente, mais offre un cadre dépaysant et agréable à l’oeil.

 

 

 

 

 

 

 

Comme je suis contributrice et blogueuse pour un média appelé Pour Info à Orléans, j’ai pu également profiter de la venue de l’équipe du film pour interroger l’équipe. Un grand moment d’interview en direct que je vous laisse découvrir ci-dessous ! PS : Soyez indulgents, ce n’est pas mon métier du tout ! 

 

Alors, ça vous dit ?

Quels films actuellement au cinéma nous conseillez-vous ? 

 

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La promesse de l’aube

Lu dans mon adolescence, le chef d’oeuvre La Promesse de l’Aube,  de Romain Gary m’avait marquée. Je me souviens surtout d’avoir pleuré toutes les dernières pages, après ce couperet qui tombe, aussi inattendu que superbe. Il va sans dire que j’attendais beaucoup de cette adaptation.

 

Nous sommes allés le voir le jour de mon anniversaire, bien que, à l’occasion d’une projection presse, j’avais pu déjà visionné la première partie. Anthony n’est pas très à l’aise avec ce genre de film, et c’est bien pour me faire plaisir qu’il a accepté ce jour-là. J’aime beaucoup les drames ou les épopées romanesques, avec une fin qui n’est pas forcément très joyeuse. Il préfère les comédies plus légères ou les films d’action. 

Résumé : Une voiture et un couple fatigué roulent vers Mexico, l’homme se tient l’oreille et a l’air bien mal en point. Sa femme, une anglaise très élégante, le débarasse d’un manuscrit dont le point final vient d’être posé. Elle lira tout le long du voyage, et ne pourra qu’être admirative de ce récit, dont elle ne sait si son mari a romancé certains passages, ou s’il expose avec justesse, les épreuves incroyables qu’il a traversé durant sa jeunesse. D’un petit garçon chétif, on suit l’adolescent naïf qui se transforme petit à petit en homme aussi confiant que torturé. Et toujours dans son histoire, sa mère rode, cette femme qu’il a aimé d’un amour épuisant et triste, en cherchant approbation ou fierté. La Promesse de l’Aube met en relief cette quête assoiffée, celle d’un amour qu’on ne vous rend jamais vraiment. Ou jamais assez.

J’ai beaucoup aimé ce film, quoi que certaines scènes descriptives, que j’ai jugé trop longues, n’aient pas justifié sa durée ( 2h ). Les personnages sont bien construits, et on s’y attache très rapidement. Le jeu des acteurs est plutôt juste, et même si je m’attendais à préférer Pierre Niney qui campe l’acteur principal, l’écrivain Romain Gary, c’est sa mère Nina, jouée par Charlotte Gainsbourg, qui m’a le plus éblouie. Elle est méconnaissable, dans un rôle très surprenant, celui d’une mère possessive, intransigeante et plus que dérangée. Plusieurs prothèses lui ont servi à asseoir le rôle, et à adopter cette posture voûtée, ou à corriger un menton trop droit. Elle incarne à merveille un personnage qui pourrait presque devenir principal et voler la vedette à Pierre Niney !

source : JDD

L’ambiance y est très particulière, les couleurs sont changeantes au gré des époques. On commence par des tons bleus et estompés, on nous a mis un filtre sur les yeux avec une neige qui tombe dans une petite bourgade de l’est de l’Europe. Puis vient le beau temps, les affaires vont mieux, la famille trouve du répit dans le sud de la France, avec une lumière incroyable qui nous fait croire un instant, que l’insouciance durera toujours. Une lumière plus profonde et plus contrastée vient assombrir un épisode très noir, celui de la guerre et des avions dans le ciel. Là, on sait qu’une lumière s’est perdue, et qu’elle se rallumera plus jamais, le petit enfant est mort, vive le soldat ! La dernière scène offre une lumière toute particulière, très blanche, et nous laisse sur un dénouement qui sonne comme une traîtrise. La lumière est éclatante, mais le regard du pauvre Romain Gary sur son banc, n’est déjà plus vraiment là.

J’ai trouvé cette adaptation fidèle au livre, et de la voir m’a même donné envie de me replonger dedans. Quelques longueurs cependant, mais un film par ailleurs très réussi et esthétiquement bien agréable. On (re) découvre un Pierre Niney changeant, qui a une palette de jeux fabuleuse, et Charlotte Gainsbourg avec ce film, ne peut qu’asseoir sa réputation. Je vous préviens, ce n’est pas un film drôle, et n’allez pas le voir lors d’un premier rdv. Et gardez-bien un paquet de mouchoir, surtout à la fin. 

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Des idées de sortie à Chartres ? #blogtrip

Pour terminer notre trio d’articles à Chartres, on vous propose des idées de sortie ! Nous comptons revenir à Chartres au printemps, pour monter en haut de la cathédrale, fermée à ce moment, et visiter la maison Picassiette.

Une visite avec un greeter

Proposée par l’office de tourisme, on a vraiment apprécié expérimenter ce service, qu’Anthony propose à Orléans. L’occasion de visiter une ville avec un habitant passionnée, qui partage ses anecdotes et sa connaissance des lieux. Une petite balade toujours agréable, puisque c’est l’occasion d’aller dans des coins que nous n’aurions pas exploré de nous-mêmes.

Accompagnés de Françoise, nous avons parcouru la ville haute et ses belles rues parsemées de maisons à pans de bois et d’églises centenaires. Riche d’un passé ancien et prestigieux : La ville de Chartres, ancienne capitale Celte du peuple des Carnutes propose au fil de ses balades de nombreux monuments civils, religieux et culturels importants. La cité étant bâtie sur un promontoire naturel mais renfoncé dans une cuvette, elle, et sa magnifique cathédrale sont visibles à plusieurs kilomètres à la ronde !

En descendant dans la ville basse (qui se situe au pied de la ville haute, le long de l’Eure) nous avons pu profiter de la superbe vue offerte sur la cathédrale et les nombreuses autres églises, le tout formant une « Montagne de toits » hors du commun ; bien que située au coeur de la beauce (très plate), la cité présente un relief pentu voir très pentu par endroit, de quoi faire du sport le temps d’une petite promenade dominicale.

Cette belle visite s’est achevée au pied du pavillon de l’Horloge le long de la façade Nord de la Cathédrale, l’occasion d’admirer les innombrables détails de ce gigantesque vaisseau de pierres, considéré comme l’une des plus belles de France. Un petit regret de n’avoir pas pu monter en haut de ce bel édifice, fermé à ce moment.

 

Réservez une balade greeter ici 

Le Conservatoire de l’agriculture ( COMPA ) 

Les gens qui nous suivent sur les réseaux sociaux étaient au courant que nous passions à Chartres, et l’idée de ce musée original est revenu à plusieurs reprises. Toujours soucieux du monde qui nous entoure, et curieux de savoir comment les choses fonctionnent, nous vous avons écouté et nous avons beaucoup appris sur ce monde qui nous était assez étranger.

Très surpris par ce musée, nous avons apprécié toutes les installations pédagogiques, retraçant l’histoire des tracteurs, expliquant les évolutions de l’agriculture populaire, à l’agriculture industrielle. Ce musée est particulièrement impressionnant, et vaut vraiment le détour. Une très belle sortie culturelle, qui pose également des questions sur la société de consommation, via des expositions permanentes ou non ( culture biologique, nouveaux agriculteurs…) .

Notons que ce lieu est complètement ouvert aux enfants, et qu’il est aménagé pour eux. De nombreuses activités sont prévues, et des conférences régulières sont proposées tout au long de l’année. Lors de notre visite, il y avait une conférence sur le jeu par Claude Imhof, créateur de jeux, expliquant l’importance de ceux-ci dans le développement psychomoteur et sensoriel. Très inspirant, et nous avons pris plaisir à tester divers jeux cultes, afin de tester notre motricité ou notre logique.

Anthony a beaucoup apprécié l’exposition des tracteurs ( surtout celui inscrit au guiness des records, entièrement constitué de LEGO ) et s’est senti vraiment tout petit à côté de ces monstres d’ingéniosité, datant du siècle dernier. Un musée à visiter et à pratiquer, pour les petits comme les grands.

 

Le musée du vitrail

 

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Le musée du vitrail est situé dans le centre international du vitrail qui comporte également une école du vitrail et du patrimoine ainsi qu’un centre de formation professionnel. Les collections sont riches et atypiques, et comportent des vitraux originaux de l’époque de la Renaissance. En sous-sol, on peut également découvrir des vitraux plus contemporains, qui mettent des techniques différentes en avant. En conclusion, une très belle collection de vitraux, avec beaucoup d’explications permettant de connaître leur origine, et de décrypter certains symboles qui s’avèrent récurrents dans leur composition.

Cette visite est évidemment illustrée par bons nombres de dessins et de schémas, ayant servis à leur réalisations. Un musée que nous conseillons aux amoureux du patrimoine, et aux chercheurs de détails.  Il doit se révéler plus accessible lors des visites groupées, qui comprennent des démonstrations techniques apparemment très instructives.

Office de tourisme de Chartres : 8 rue de la Poissonnerie

Conservatoire de l’Agriculture : Le Compa  1, rue de la République 28300 MAINVILLIERS

Musée du vitrail de Chartres : 5, rue du Cardinal Pie – 28000 CHARTRES

Tous nos remerciements aux sites touristiques de la ville de Chartres pour leur accueil, ainsi qu’à l’office de tourisme pour sa disponibilité et ses propositions. Nous comptons revenir au printemps pour Chartres en Lumière.

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Le château de Chambord et nous, histoire d’un (dés)amour

Cher Château de Chambord, soyons francs avec toi, jouons carte sur table. Au début, c’est vrai, on ne t’appréciait pas. D’un côté comme de l’autre, on te connaissait vide et terne, froid et distant. Nos visites scolaires, nos pas qui se traînent dans tes escaliers et tes salles… ha ce fameux escalier à double révolution ! Il n’y a qu’en ta terrasse que nous retrouvions du souffle, perchés dans les hauteurs, jouissant d’une vue incomparable sur ton domaine.

Et puis…

Tu as opéré un changement radical, de travaux en travaux on t’a vu évolué, grandir, te remettre à la page. Tes pièces jadis froides et vides se sont emplies d’une chaleur différente. Tu as décidé de meubler tes intérieurs, et tu as même accueilli en ton sein, de bien belles expositions. C’est donc avec surprise que nous t’avons redécouvert, flambant neuf, tout clinquant d’une belle remise en question, à la fois pédagogique et même un peu ludique. De nombreuses interactions sont possibles, à ceux qui veulent apprendre ou juste en savoir plus sur le domaine en lui-même, ou sur le Comte de Chambord.

Nombreux visiteurs se retrouvent plongés dans les histopads ( tablette interactive ) , mais nous ne sommes pas de ceux-là cette fois-ci, pourtant accro du numérique, on aime bien découvrir avec nos vrais yeux.

Tes cheminées sont toujours impressionnantes, et nous oublions qu’on peut en compter 282.

Si on continue dans l’immensité, tu as aussi 77 escaliers ( on n’a pas compté toutes les marches ) , et ça nous a causé quelques pauses, le temps de reprendre notre souffle. Ton architecture nous fascine, et tu mérites bien ton titre de château incontournable. Il faut savoir aussi que tu es le préféré de beaucoup de nos proches, et on comprend pourquoi ! Symbole de faste et d’élégance, on ne peut qu’admirer tes moulures et tes nombreux autres parements. Dire que dans 2 ans, tu auras 500 ans !

 

Cela faisait 2 ans que nous n’étions pas venus en tes murs, un peu flemmards de te retrouver, pas super motivées, mais curieux parce qu’on entendait de nouveaux échos à ton propos. Et il a fallu un dimanche de novembre, enfin, pour nous décider. On te l’avoue, c’est surtout l’exposition Pompidou qui nous a fait bouger ! De visites scolaires en visites obligatoires, on connaît déjà plutôt bien ton histoire, ce domaine de Chasse et ce haut lieu de villégiature, à l’époque de François Ier, qui décida de te faire construire en pleine forêt, pour oublier la luxure et le petit monde de Versailles. Tu devins alors le plus grand parc forestier clos d’Europe, et te distingua en 1981 de la fameuse mention  » inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO » .

On a découvert au cours de notre visite, un lieu lumineux, toujours très actif, et qui a gagné en chaleur culturelle et humaine. De nombreux documents, authentiques et reproductions sont mis à disposition, et les pièces sont meublées et bien agencées.

On découvre également ta cuisine, nouvellement ouverte depuis notre dernière visite, et je t’avoue, c’est bien la pièce que je préfère dans les châteaux. Les fiches explicatives nous apprennent de nouveaux mots, et nous sommes bien étonnés de voir qu’à l’époque, déjà, on parlait de lèche-frites !

 

 

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Tu nous sembles tout à coup assez grandiose, et même si le temps n’est pas avec nous ce jour-là, tu dévoiles tout de même ta superbe. Une petite pause dans les jardins, les arbres tous alignés en rang d’oignons, on reviendra sans doute au printemps ? On espère très fort que tu accueilleras d’autres expositions, surprenantes et toutes aussi complètes que celle-ci. Un vrai plaisir de voir se côtoyer diverses installations, sculptures et autres oeuvres d’art. Tu fais un véritable honneur aux collections, en les accueillant dans un tel monument !

On te dit à très vite, et n’hésite pas à nous surprendre ! 

Château de Chambord

41250 Chambord – FRANCE
+33 (0)2 54 50 40 00

Le site est accessible via un parking gratuit en P1 mais payant en P2 ( 4€ / jour )

Le parc est ouvert en libre accès tous les jours.

Le château est ouvert toute l’année sauf les 1er janvier et le 25 décembre. Le château sera également fermé le 26 novembre 2018.

du 30 octobre au 31 mars : de 9h à 17h (Basse saison)

du 1er avril au 29 octobre : de 9h à 18h (Haute saison)

Plein tarif : 13 € (château + jardins)

Tarif réduit : 11 €

– Visiteur ayant acheté une prestation « forêt ou animation » destinée aux groupes ou aux individuels vendue par le domaine national de Chambord.
– Enseignant non titulaire du pass éducation, responsable de centre de documentation et d’information et chef d’établissement
– Jeune de 18 à 25 ans (hors union européenne)
– Accompagnant du détenteur de la carte d’abonnement
– Demandeur d’emploi, bénéficiaire du RSA ou d’aide sociale

Gratuité :

  • Moins de 18 ans (pour public individuel)
  • 18-25 ans ressortissants de l’Union Européenne (pour public individuel)
  • Les enseignants français du primaire et du secondaire (Enseignant titulaire du pass éducation nationale en cours de validité)
  • Titulaire de la carte Culture
  • Personne en situation de handicap + 1 accompagnant

Site internet / Facebook / Instagram 

Culture, Tous

Ce qui compte, ce n’est pas la réponse, c’est le fait de se poser de plus en plus de questions.

Un soir d’août, une brise légère en bord de Loire. Et nous voilà partis pour un rafraîchissement artistique, pour la dernière des nocturnes de la fête des Duits.

Nous avions déjà fait un article l’an dernier, sur cette manifestation culturelle originale, qui n’est présente qu’une fois dans l’année sur un espace naturel inutilisé, les Duits. Retrouvez l’article ici. Cette année, nous n’y sommes pas allés en plein jour, et nous avons voulu tester l’expérience nocturne, lors d’une soirée performances, sous forme de balade à la lumière d’un lampion.

On nous distribue un lampion, on choisit sa couleur et on traverse le pont qui bringuebale un peu, et sur lequel nous avions tant aimé sauter l’an dernier. Sur quelques notes de guitare en barque, la traversée commence, et une femme lierre immobile dans l’eau nous invite au dépaysement.

Un artiste spécialiste en technique sonore et en utilisation de l’espace nous offre un passage mélodique étonnant. Un jeu sur les résonances, avec du son en live et retransmis tout autour de nous. D’où provient vraiment le son, et comment réussit-il a occuper tout l’espace ? Le crépitement du feu nous berce, et c’est sur une mélodie tranquille qu’on nous invite à allumer nos lampions.

La balade peut commencer, toujours bien guidée et encadrée par des bénévoles de l’association NANOprod. Ils nous indiquent le bon chemin, et nous presse parfois un peu, s’assurant que nous ne sommes pas perdus ou trop à la traîne.

Se succédent ensuite des curiosités artistiques, intéressantes, une clown chantante, des acrobates, un danseur agité, un discours très engagé, un moment d’humanité et de poésie et d’autres choses encore qui viennent ponctuer la nuit, à la lumière du parcours organisé. Les installations ponctuent la balade, installations plastiques parfois des sculptures, d’autrefois des panneaux ou des objets disposés curieusement. Des artistes toujours à fond, pleinement investis pour surprendre, étonner, divertir…

On sort de l’île un peu transi, un peu étonné, un peu bouleversé aussi par quelques performances, un peu ailleurs, partis bien loin d’Orléans, l’espace d’un moment. Les sentiments se mêlent, et la demoiselle nature qui nous attendait tranquillement dans l’eau au départ, a fait bien du chemin depuis, pour être plantée de l’autre côté, comme un cheminement à poursuivre.

Nous avons apprécié le bouillonnement artistique, les spectacles s’enchaînant plutôt bien, et l’ambiance vraiment bon enfant très agréable. Les gens étaient contents d’être présents, et s’enthousiasmaient facilement, ça fait du bien à Orléans !

Safari  nocturne  de  « la  Planète  des  Duits »  aux lampions, 

encadré par des « Duitistes » (guides), avec  l’assurance de voir, entendre, sentir et parfois toucher des artistes.

Entrée (12€) par le quai de Prague (Orléans St Marceau) via le Gué des Duits (ponton flottant).