Spécialités berrichonnes à l’honneur !

Qu’on se le dise, nos régions ont du talent. C’est le Berry, cette fois-ci, qui nous invite à sa table.

 

Lors d’un Instameet avec le comité régional du tourisme, nous avons pu déjeuner dans une loge de vigne. Servant habituellement aux vignerons pour se restaurer et se reposer, il était également possible de laisser ses chevaux se détendre. Nous voilà bercés par le terroir dans un abri ancré dans le temps et dans l’histoire de Valençay. Jean-François Roy nous accueille dans sa vigne, et nous explique sa passion et son héritage familial. Propriétaire récoltant depuis 1989, on peut lire dans ses yeux son dévouement et son attachement aux terres dont il prend grand soin. Le domaine couvre actuellement 30 hectares et se répartit sur plusieurs communes.

Cas unique en France, Valençay est la seule région où s’ancrent deux produits AOC différents sous le même nom :

  • La pyramide Valençay AOP , fromage de chèvre dont la forme originale de pyramide tronquée et les qualités gustatives en font un fromage réputé
  • Les vins de Valençay AOC ( blancs, rosés et rouges )

Sur la table, saladiers, plateaux et couverts dressés n’attendent que nous. On se presse autour et on écoute attentivement toutes les explications sur ces spécialités du pays.

 

 

Sur la table, véritable symphonie des sens avec du Valençay à boire et à manger, des galettes de pomme de terre, une salade de lentille, des feuilletés au boudin à la moutarde, de la terrine de sanglier et pour finir un gâteau crée il y a 6 ans , le caprice berrichon. Véritable banquet dressé devant nous, c’est la curiosité qui nous gagne lorsque le verre de vin est bu. Dégustation conviviale et anecdotes partagées, l’un s’en va raconter ses souvenirs d’enfance, liés à sa grand-mère, l’autre fait remarquer la croûte légèrement cendrée de la fameuse pyramide tronquée. Chacun pioche en désordre et je pense que le terme ripailler a ici sa place. Nous avons à table, Alexandrine, une experte dans l’appellation Valençay vin et fromage. Très surprise par ce métier hors du commun, je me laisse aller à quelques questions. J’apprends alors qu’il n’y a pas de formation particulière pour devenir expert en vin et fromage, qu’il faut éventuellement avoir touché au métier de bouche et qu’il faudra forcément se former auprès des producteurs. Nous n’imaginons pas tout le parcours d’un produit fini, de son idée il y a parfois des siècles, à notre planche de dégustation. Quand elle me parle des contrôles qualité pour le fromage, de l’aspect qu’il doit avoir, j’avoue que je suis un peu émue. Je comprends tout à coup toute l’importance du patrimoine culinaire et l’intérêt du terroir. C’est peut-être mon grand amour de la nourriture qui parle, mais il y a bien plus qu’une dégustation ce jour-là, autour de la table. Affaire de transmission et de savoir-faire, j’aime énormément entendre toutes ces histoires pleines de vie, qui racontent des vendanges orageuses, des pertes subies et incontrôlables, mais aussi de bons moments tous autour de cette grande table en bois que nous partageons aujourd’hui.

faire bonne chère \fɛʁ bɔn ʃɛʁ\ intransitif (se conjugue, voir la conjugaison de faire)

  1. Bien mangerfaire ripaille, faire débauche de table.

Je redécouvre le pâté de Pâques, Anthony se jette sur les galettes de pomme de terre. Un peu de rafraîchissement avec la salade de lentilles, et j’avoue avoir eu un gros faible pour les feuilletés au boudin. Le fromage quant à lui, nous était servi en trois déclinaisons affinées. Ma préférence va pour la pâte fraîche ( affinage normal d’une dizaine de jour ) et Anthony le préfère avec plus de caractère ( 11 mois ). Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’un fromage ne se périme pas. Il évolue juste. C’est selon les goûts de chacun, il est appréciable ou non ! Je suis un peu déçue par la terrine de sanglier que je pensais plus forte mais c’est peut-être la jeune fille solognote qui est trop exigeante. Le caprice berrichon nous étonne, et nous nous attendions tous à un gâteau un peu bourratif alors qu’il n’en est rien. Des fruits rouges au milieu, une pâte comme un nuage et du sucre en veux-tu en voilà. Une véritable douceur pour le palais, qui sonne bon et juste comme le gâteau de grand-mère.

Un grand merci au CRT pour cette invitation, à Jean-François Roy, Elise et Alexandrine pour cette belle démonstration d’amour et de partage. Vive le Berry, et vive la France !  

Jeune couple d'une vingtaine d'années, on a décidé de se lancer dans l'aventure bloguesque à deux, pour partager nos aventures, nos sorties culturelles, nos coups de coeur, mais aussi nos réflexions sur la vie de couple ! Gourmands et bons marcheurs, on adore tester de nouvelles choses, aussi bien sorties insolites que restaurants atypiques !

4 Comments

    1. Anthony & NoémieAnthony & Noémie Répondre

      Comme ce doit être agréable ! Le patrimoine gustatif est trop souvent délaissé à mon goût !

  1. Marie Répondre

    Coucou Noémie, super article ! Tu donnes envie de goûter à toutes ces spécialités… En tout cas, tes photos sont très belles. J’aime particulièrement celle où on voit le reflet d’Anthony. Je te fais plein de bisous, Marie

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