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Maison Hops la convivialité à l’heure du malt !

Hips ! Bien occupés ces temps-ci, nous avons toujours le temps de partager une bière. Nous vous emmenons aujourd’hui chez Maison Hops, ouvert à Orléans depuis peu.

 

Maison Hops est un établissement tranquille et intime, où partager un apéritif devient un moment reposant. Le petit espace fait qu’on doit se serrer un peu et c’est l’occasion de faire du pied à son voisin. Ici on partage une planche qu’on compose avec au choix charcuterie, fromage et légumes marinés. Les arrivages dépendent des envies du gérant, Maxime, et il propose toujours des produits qu’il a soigneusement sélectionné et goûté. Récemment, c’était un saucisson médaillé d’Or et du magret de canard séché qui ont pu enchanter nos papilles ! Un petit fromage de chèvre du coin, un peu de Saint-Nectaire… et c’est un petit paradis le vendredi !

 

Avec des aménagements design et réalisés par Atelier Les Branchés, entreprise pro de l’écoconception, on a un espace qui se veut lumineux et qui invite à une discussion sympathique autour d’un breuvage ambré, blond ou brun ! Maxime sera à votre écoute avec plaisir, et vous proposera de sortir un peu de vos sentiers battus gustatifs !

IPA ? Pale Ale ? Stout ??? Tous ces mots ne vous disent rien ?

C’est le moment de découvrir Maison Hops et d’en sortir instruit et le ventre bien rempli. 

 

Photo : Atelier Les Branchés

 

On apprécie le large choix de bières et la provenance toujours indiquée. Maxime a à coeur de mettre en avant les brasseries artisanales, et il a toujours une petite anecdote sur les bières qu’il propose. De préférence françaises, on a quelques autres références qui font voyager. Herbacées, sucrées, épicées, amères, douces, piquantes, raffinées ou plus subtiles, Maison Hops a forcément la bière qui vous correspondra. Les pictogrammes sur la carte sauront vous indiquer la robe, l’amertume ou la légèreté.

Et si la bière que vous avez dégusté vous a plu, vous pourrez même en prendre pour chez vous. Maison Hops est un établissement qu’on peut conseiller à des novices en bières comme au palais plus avertis voire aux véritables experts. Quelques revues sont disponibles et la bière aidant, vous pourrez peut-être rencontrer un autre passionné de bières ?

À venir quelques ateliers de bièrologie sauront éclairer les plus débutants, et conforter les plus avertis. En attendant, on guette la terrasse qui ne devrait pas tarder avec les beaux jours du printemps.

 

 

Mar-Mer-Sam 11h-19h30
Jeu-Ven 11h-22h

www.maisonhops.com

 

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Où bruncher à Orléans ?

Aux beaux jours, les habitudes changent. On devient plus paresseux, moins motivé, surtout le weekend !

Orléans est une ville où les brunchs ont le vent en poupe, et où chacun y va de sa formule. Petit tour d’horizon d’une offre qui s’est considérablement enrichie ces derniers temps. Service à table, buffet à volonté, service mixte… Lequel aura votre préférence ?

Notre préféré – Le café du théâtre – Boulevard Pierre Ségelle 

Eté comme hiver le brunch du café du théâtre est celui que je préfère ! C’est le plus fourni et le plus varié qu’on ait pu testé. Tous les plats sont préparés le jour-même, et la cuisine reste ouverte pour les demandes gourmandes ! Au menu, des oeufs à toutes les sauces ( brouillés, oeuf au plat, oeuf dur… ) des pancakes, des crêpes… les buffets sont à volonté et régulièrement remplis. Poissons fumés maison, charcuterie, salades composés, différents petits pains. Un article entier est consacré au brunch du café du théâtre ici. 

25€ réservation obligatoire tous les dimanches 02 38 54 36 74

Pour l’ambiance – L’Antidote – 32 rue de l’Empereur 

Convivialité et sympathie sont les maîtres mots ici. Au bar l’Antidote, on réserve de préférence… mais il est possible qu’il reste quelques places si vous tentez ! Le brunch de l’Antidote promet un moment gourmand et sans prise de tête. L’été on profite de la terrasse, et l’hiver on se réchauffe à l’intérieur. Une tartiflette, des oeufs cocottes avec des recettes qui changent au gré de l’humeur du patron… la formule a un rapport qualité prix imbattable, et vaut le détour ! Boisson chaude au choix, un plat selon la saison, dessert. Service à table et de bonne humeur.

18€  réservation conseillée 02 38 42 73 17

Le plus tendance – Le Shannon – 45 rue du Poirier 

Le Shannon n’est pas seulement un bar, c’est aussi un lieu où il fait bon bruncher le dimanche. Avec une formule entièrement à table, il faut avoir de la place ! Tartines, granola bowl, grands smoothie… c’est le brunch le plus photogénique du coin. Avec un service aux petits oignons et un accueil souriant, c’est la dose de bonne humeur qu’il nous faut pour bien débuter un dimanche. La terrasse est le spot prisé dès les premiers rayons du soleil. On exhibe sa nouvelle paire de lunettes sans complexe en sirotant un smoothie de saison.

20€ la formule , brunch un dimanche sur deux, réservation conseillée mais pas obligatoire 02 38 52 16 00

Le plus secret – L’hôtel de l’Abeille – 64 rue Alsace Lorraine 

La particularité de l’hôtel de l’Abeille, c’est de proposer un brunch le samedi et le dimanche. Dans un cadre historique, on retrouve un brunch en deux temps. Quelques plats sont servis à table mais la charcuterie, les fruits et les yaourts sont à disposition. On reprend son souffle dans un cadre hors du temps, une décoration désuète qui donne corps à l’ambiance en un clin d’oeil. Tasses ouvragées, moulures aux murs et statues de Jeanne d’Arc, le décor est posé. Un moment doux et privilégié à quelques minutes de la gare d’Orléans.

20€ sur réservation 02 38 53 54 87

Le plus familial – Le Lutétia – 2 rue Jeanne d’Arc 

Nous devons le tester prochainement, en terrasse avec les beaux jours de préférence. Avec une offre large qui conviendra au plus grand nombre, on apprécie le prix réduit pour les enfants. L’occasion de venir le dimanche profiter d’une vue sur la cathédrale, entre cousins ou avec sa belle-famille. Le buffet est régulièrement alimenté, et est à volonté ! L’occasion de ne pas avoir à choisir entre les différentes salades ou les poissons disponibles.

25€ et 15,50€ pour enfants réservation conseillée 02 38 53 39 63

Le plus chic – Restaurant le 128 – 128 Avenue du Loiret Olivet 

Le 128 est un brunch à l’italienne, avec une formule à table très conviviale. Orléanais, il vous faudra faire quelques kilomètres, mais le moment vaut le détour. Au menu, boisson chaude, viennoiseries, tartines, antipasti, plat au choix, dessert…. c’est la formule la plus complète qu’on ait testé ! Et le tout servi à table, c’est l’occasion de jouer les paresseux. Les bords du Loiret sont près du restaurant, et ça permet une balade qui facilitera la digestion.

30€ réservation fortement conseillée 02 38 66 18 40

 

Le privilégié – Empreinte hôtel – 80 Quai du Châtelet 

Avec un cadre chic et une décoration lounge, l’Empreinte hôtel ouvre son brunch à la clientèle extérieure. Au menu, du local et du frais, cuisiné par un chef invité. Une occasion de se faire plaisir ou de faire plaisir avec un brunch à réserver absolument ! Les brunchs sont donc tous différents car les chefs varient selon les dimanches. Un service sur-mesure digne de cet hôtel qui éclaire de ses 4 étoiles les bords de Loire. 

Tarif variable / sur réservation uniquement 02 38 75 10 52

 

Le ludique – La Bonne Pioche – 204 rue de Bourgogne 

Jouer et manger en même temps, vous pensez que ce n’est pas possible ? Chez La Bonne Pioche, on vous ramène des bagels, des viennoiseries et vous choisissez un jeu. Ce bar à jeux à Orléans est vraiment sympathique, et propose une formule à table pour le brunch du dimanche. L’occasion de passer un moment convivial et de commencer le dimanche en mettant votre appétit et vos cartes sur tables ! Bonus : on peut réserver en ligne. 

à partir de 12€ la formule brunch + l’accès aux jeux / sur réservation  09 51 97 04 22

Et toi, tu es fan de brunchs ou ce n’est pas dans tes habitudes ? N’hésite pas à nous recommander les brunchs de ta ville !  

 

 

 

 

 

Culture, Tous, Voyage

Berlin, première étape de notre voyage de noces !

Berlin, une ville qui ne fait pas forcément rêver, mais que nous voulions inscrire dans notre périple de deux semaines. Pour notre voyage de noces, nous nous sommes vite rendus compte qu’une destination nous lasserait vite.

 

 

 

On a des caractères assez différents, mais un lien nous unit avec Anthony. Nous ne restons pas en place, nous ne savons pas ne rien faire, nous avons besoin de nous occuper. Même si cela peut être un défaut dans certains cas, lors de notre voyage de noces, c’était une vraie qualité de découverte. Ainsi, nous avons parcouru 4 villes en 2 semaines. Berlin, Prague, Vienne et Split. Quatre pays différents, et des cultures qui nous ont tantôt chahuté, tantôt brusqué.

 

Pour tout vous dire, Berlin a été la destination qui a failli disparaître du plan. Un peu trop ambitieux au départ, lorsque nous sommes allés voir une agence de voyage ( Havas ) pour nous aider, on avait programmé 5 villes en deux semaines. La conseillère nous a mise en garde, on n’aurait pas beaucoup de temps pour profiter, et on risquait de finir frustrés ! Maintenant que notre périple est terminé, nous nous disons qu’elle a eu bien raison. C’est finalement Budapest qu’on a délaissé, préférant Berlin. Ce pays, l’Allemagne, m’avait laissé un assez mauvais souvenir, lié à une correspondante antipathique, du temps où j’étais au collège. Je voulais lui redonner une chance de m’offrir de bons souvenirs, et c’était aussi l’occasion de parfaire mon allemand, langue que j’ai apprise pendant 10 ans, mais qui me vaut toujours deux bonnes minutes de réflexion lorsque je dois former une phrase.

Ainsi à Berlin, nous avons commencé doucement notre voyage, après un premier vol pour Anthony ! Un peu stressé au début, il a finalement été rassuré…ha ce n’est que ça ? C’est bon, on peut voyager en avion, son vertige n’a pas eu cours au décollage. Nous sommes arrivés à l’heure du déjeuner, et après nous être installés à l’hôtel Radisson, nous avons suivi les conseils d’une instacopine. C’est chez Momo Tavern que nous avons pris une première pause déjeuner ! Situé à quelques mètres de notre hôtel, nous avons pu découvrir la cuisine fusion. Celle qui mêle plusieurs spécialités de continent ou de culture différente, pour créer un nouveau plat. Fusion des cultures et des concepts, c’est un burger asiatique qui a ravi nos palais ce jour-là. Très bien accueillis, un burger aux crevettes et au boeuf mariné nous ont pleinement satisfaits.

Des amis revenus récemment de Berlin nous avait prévenu, la ville est très vaste, et à pieds cela peut être coriace ! Portés par l’élan des novices du voyage, ou une fougue aventurière, nous avons décidé d’explorer tout de même la ville en marchant. Ça permet toujours de découvrir des coins inaccessibles en transport en commun, et nous en avions le courage pour le moment ! C’était aussi l’occasion de se décider sur les activités que nous souhaitions faire ! Petit passage au CheckPoint Charlie, découverte de la porte de Brandebourg… Après une bonne bière et un bon repas, nous avons pu nous reposer les pieds et l’esprit ! C’était parti, nous étions en voyage ! Nous étions hors de chez nous !

Le lendemain, nous étions décidés, nous avons été mangé le meilleur kebab du monde, rien à voir avec ceux en France, c’était garni, coloré, et si peu cher ! Le kebab et la boisson ne nous ont coûté que 3.90 euros. Ces kebabs sont très réputés, et arrivés devant à 12h, nous avons pu nous rendre compte qu’à 13h30, il fallait attendre une bonne demi-heure pour être servi. Comme la petite gargotte était assez éloigné du centre-ville, nous avons pris le métro exprès et nous sommes baladés dans les rues environnantes. Mis à part quelques fresques streetart, rien de bien intéressant et nous sommes repartis assez vite.

Mustafa Gemüses Kebab
Mehringdamm 32
10961 Berlin

 

Avant de partir faire une croisière sur la Spree, le fleuve traversant Berlin, nous avons fait une pause dans un bâtiment qui a attiré notre attention. La Humboldt Box est un bâtiment exposition, expliquant aux berlinois l’intérêt de la reconstruction du palais de Berlin, situé juste derrière. Mise en scène intéressante et réflexion sur le patrimoine collectif, nous n’avons pas regretté notre visite. Une terrasse très sympathique nous attendait et nous offrait une vue sur le Berliner Dome, que nous avons le lendemain.

Les croisières sur les fleuves de villes sont des activités très touristiques, mais nous apprécions nous reposer et nous faire promener avec des commentaires sur la ville. Les audioguides étaient en français, et nous n’avons eu aucun mal à réserver notre visite directement sur le quai. Avec la Berliner Card, nous avons eu une réduction et Anthony s’est même pris un petit café à bord.

Le soir, nous avons découvert un quartier que nous n’avions pas remarqué, proche de notre hôtel. Le Nikolaiviertel, le quartier le plus ancien de Berlin, où il fait bon flâner dans les ruelles moyenâgeuses. Un bâtiment étrange a piqué notre curiosité, et ces bulles colorées nous ont invité à entrer. Une fois la porte franchie, nous avons pu découvrir un restaurant vietnamien décoré très joliment, et nous sommes bien reposés le temps d’un repas délicieux !

Ngong Restaurant Rathausstraße 23, 10178 Berlin

Le lendemain nous nous sommes décidés à faire le dôme de Berlin l’après-midi, un dôme très impressionnant, et une visite qui offre un point de vue somptueux sur la ville de Berlin, après 270 marches. Nous avons adoré, et la présence de casiers pour déposer nos affaires nous a permis d’être allégés pour la montée ! Nous avons poursuivi la journée par une visite au musée de la communication ! Nous étions tombés dessus lors de notre premier tour de la ville, et en tant que blogueurs, c’était pour nous une évidence. Très intéressant et plutôt calme, ce musée est ludique et nous a fait penser au palais de la découverte à Paris ! Beaucoup d’activités mises en scènes, et de vraies questions, pour mettre en avant la communication sous toutes ses formes, de l’antiquité à nos jours. Une visite vraiment géniale, où nous avons pu découvrir une exposition musicale sur la pop allemande, regardé une collection de boîtes aux lettres, réagir quant à l’évolution du téléphone et nous informer sur les pratiques de télécommunication en temps de guerre. Un réel coup de coeur culturel et nous n’avons vraiment pas regretté la visite.

Museum for Communication Berlin Leipziger Str. 16, 10117 Berlin

 

Anecdotes & points pratiques

Nous avons pris la Berlin Welcome Card, une carte payante, qui permet d’obtenir la gratuité dans les transports en commun, mais aussi des réductions intéressantes dans les musées ou les activités, et même certaines boutiques souvenirs ou points de restauration. Disponible en forfait, nous avons opté pour une qui couvrait une période de 48h.

Les spécialités allemandes tournent autour de la saucisse ou de la pomme de terre, le plus souvent. Anthony a pu goûter au curry wurst et j’ai validé les boulettes de viande. Nous avons déjeuné au Berliner Republik, inclus dans notre carte où nous avons pu avoir une réduction intéressante sur l’addition ( 10% )

Les transports en commun, que ce soit le métro ou le bus, sont très bien expliqués et vraiment propres. Nous n’avons eu aucun mal à nous repérer. Nous logions sur la Alexander Platz, juste au dessus du Primark et d’autres commerces très mauvais pour nos cartes bancaires. Nous avons assisté à quelques animations et concerts qui remplissent cette place plutôt bien animée.

Cherchez les ours ! Symbole berlinois, il y en a dans tous les coins de rue, et parfois même dans les magasins ! Une autre figure emblématique de cette ville reste le petit bonhomme qui traverse la rue. Il a des boutiques qui lui sont dédiées, et vous pourrez trouver des savons, des carnets et des tshirts à son effigie.

Les Ampelmännchen (mot allemand signifiant « petits bonshommes du feu [de signalisation] ») sont les personnages symboliques se trouvant sur les feux de signalisation lumineux destinés aux piétons en ex Allemagne de l’Est.

 

 

Pour terminer, une petite surprise pour nous, à l’heure du repas. il faut installer la table et lorsqu’on arrive au restaurant, aucun couvert n’est dressé. Lorsqu’on demande de l’eau, on nous apporte de l’eau pétillante, et il faut demander de la MineralWasser. Nous avons eu la surprise le premier soir, et le serveur n’a pas compris et Anthony a dû se contenter d’une bière. Plus tard pendant le séjour, on a bien pris soin de demander de l’eau plate, mais comme elle est minérale, elle est forcément payante. 4€ pour une bouteille d’eau de 75 Cl, ça fait un peu cher, mais servir de l’eau du robinet ne se fait vraiment pas chez eux. Une coutume que nous avons découvert, et ça nous semble tellement normal en France de demander une carafe d’eau ! Ici le verre d’eau ne vous est servi qu’avec le café, et il sert à… se rincer la bouche !

Nous espérons que ce récit vous a plu, nous avons essayé de compiler nos adresses et nos ressentis sans être trop bavard ! On se retrouve bientôt pour la deuxième étape : Prague ! 

Blabla, Culture, Tous

Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?

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Carnet d’adresses culturelles et gourmandes à Rouen

Un petit Midweek prévu en Normandie nous a permis de découvrir la ville de Rouen. Une belle surprise et un vrai coup de coeur, pour une ville où nous comptons revenir !

Pour être honnête avec vous, en allant à Rouen, nous ne nous attendions pas à autant d’effervescence ! Beaucoup de touristes comme nous, mais également une profusion de belles adresses et de commerces de tous types. Nous y avons fait bien entendu quelques achats, et avons découvert un patrimoine qui n’a eu cesse de nous surprendre. 

L’historial Jeanne d’Arc est notre coup de coeur culturel ! Trop peu médiatisé, c’est un site particulièrement intéressant pour en savoir plus sur l’histoire de Jeanne d’Arc. Une mise en scène vidéo et de beaux effets scénographiques grâce à des projections 3D, du mapping et des écrans nous permettent une immersion ludique et originale. Nous suivons une sorte de procès fictif, regroupant proches et amis de la pucelle, qui témoignent de l’affaire, de son enfance pieuse à sa fin embrasée. Un vrai divertissement accessible aux petits comme aux grands, à partir de 7 ans selon moi ( l’ambiance est relativement noire tout de même ! ).  Tarifs plein : 10,50€
Tarif réduit* 7,50€

Une balade en ville et un passage obligé par la fameuse cathédrale de Rouen : Cet immense vaisseau visible à plusieurs kilomètres brille par sa riche architecture médiévale depuis près d’un millénaire, à l’embouchure de la très ancienne rue du Gros Horloge,  Troisième plus haute église du monde avec ses 151 mètres de flèche, la Cathédrale Notre-Dame de Rouen est une véritable oeuvre d’art. Imposante, lumineuse et finement sculptée, c’est un monument unique qui se laisse contempler de jour comme de nuit !

Nous n’avons pas échappé au petit train touristique, activité que nous trouvons un peu lente et avec des horaires stricts. C’était sympathique, mais sans plus. La chaleur n’aidant pas forcément, ce n’est pas forcément une activité incontournable. Nous n’en avons pas appris beaucoup plus que nous ne savions déjà, mais la balade de 45 minutes était distrayante. 7€

Une balade dans les rues rouennaises reste à faire, car de nombreuses devantures sont admirablement mises en valeur, par des façades préservées. Nous avons apprécié nous approprier la ville, au gré de visites .

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– H I S T O I R E – ⚜️ Saint Maclou – Rouen ⚜️ . Un sentiment particulier pour un Orléanais à #Rouen : Deux villes intimement liées à Jeanne d'Arc, toutes deux tournées vers un fleuve. 🏘️🌊⛵ . Mais il faut bien avouer que le patrimoine de Rouen encore conservé est impressionnant. . . Pas étonnant pour celle qui était durant très longtemps la deuxième plus grande ville du royaume de France après #Paris et capitale des Ducs de Normandie ! . . Orléans n'était d'ailleurs à son apogée que moitié de la population de Rouen pour une superficie quasi similaire ! (100.000hab à Rouen pour 50.000 environ à Orléans en 1820) 😯😲 . . #normandie #normandietourisme #frenchblogger #france #urban #frenchblogger #france #urban #art #street #potd #photography #picoftheday #old #landscape #perspective #Rooftop #church #architecture #archidaily #archilovers #huaweip20pro #hdr #medieval

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Pour terminer, le lendemain matin lorsqu’il n’y avait personne, nous avons monté les marches du Gros Horloge, bâtiment emblématique de la ville, qui renferme en son sein, un trésor de rouages pour tous passionnés d’horlogerie et de beaux objets. Un peu épuisant, mais cette visite vaut le coup ! Armés d’audioguide pour une visite à notre rythme, nous avons pu en savoir un peu plus sur la construction ainsi que l’histoire du Gros Horloge. Un point de vue phénoménal nous attend sur la terrasse, et mieux vaut ne pas avoir le vertige pour s’y risquer ! entrée 7€ 5€ avec le pass liberté

Le bon plan que nous prenons toujours quand nous faisons plusieurs sites touristiques : Le pass culturel. Chaque ville touristique digne de ce nom, détient un sésame précieux, qui, pour une somme modique ( 10€ par personne à Rouen ), vous permet des réductions, des avantages et même parfois la gratuité chez de nombreux partenaires. Le pass Liberté nous a donc permis des réductions avantageuses, sur toutes les activités citées. Il est à retirer à l’office de Tourisme et ne se limite pas à Rouen ! Nous n’avons passé qu’un jour et demi à Rouen, mais savons que ce pass est valable un an ! Une bonne raison de revenir, pour découvrir les illuminations de la cathédrale et la côte Sainte Catherine !

Où manger ?

Question bien appropriée puisque la ville de Rouen regorge de restaurants. Plus de 500 adresses gourmandes sont référencées sur Tripadvisor… de quoi s’y perdre ! 

HO LAMIAN 243 Rue Eau de Robec

Miam, la première adresse qu’on a validé s’appelle Ho Lamian ! Une adresse qui ressemble fort à celle que nous avons à Orléans, sur le même concept de nouilles fraîches et faites à la main. Ici, contrairement à Chez Mian, elles ne sont pas tirées, mais restent tout de même délicieuses. D’autres mets plus atypiques permettent d’éveiller son palais aux saveurs asiatiques. J’ai choisi un assortiment de raviolis et cela m’a suffit ! Anthony n’a pas terminé ses nouilles tant la quantité lui suffisait ! Un bon rapport qualité prix et un service plutôt sympathique. Le bubbletea en revanche, était un peu trop sucré à mon goût !

LE BISTROQUET CHEZ CEDRIC 220 rue Martrainville

Une adresse repérée sur Internet, et pour laquelle j’avais flairé qu’il fallait réserver. Bon point, car plusieurs personnes, au cours du service, se sont faites reconduire, faute de place ! Une terrasse vraiment agréable et un quartier plutôt calme, plusieurs menus selon les appétits et les budgets, et le charisme du gérant en plus ! Nous avons apprécié les plats simples avec un petit clin d’oeil à la région, et le service vraiment charmant sans toutefois être trop présent ! Le burger au camembert était un must à prendre et un clin d’oeil à la région Normande.

SOCIAL PERK 43 rue de la tour de Beurre

Pour un goûter, le Social Perk nous avait été conseillé ! Vu le nombre de café et de salon de thé à Rouen, nous avons été contents de trouver une adresse sympathique et pas prise de tête. Comme vous vous en doutez, au vu du nom, ce café à la particularité de faire des clins d’oeil à la fameuse série Friends ! Et oui, on peut même retrouver le canapé et le cadre à la porte ! Pour les boissons, au choix des smoothies ou des cocktails chauds ou froids ! Et pour les gourmandises, de nombreuses pâtisseries sont à la carte. Un endroit idéalement situé, proche de la cathédrale.

CITIZEN COFFEE 4 rue de l’écureuil 

Un petit déjeuner au Citizen coffee ! L’occasion d’une instarencontre avant de partir de Rouen ! Avec le renfort de gourmandises sucrées et salées, nous avons fait la connaissance de Barbara, qui nous suivait depuis un moment. Toujours agréable de concilier réseaux et rencontres, et nous la remercions pour cette adresse géniale. Un endroit reposant et moderne, une carte garnie et pleine de saveurs ! Un jus de fenouil et un avocado toast pour moi, des cafés latte pour Anthony et Barbara, ainsi qu’une brioche et des tartines de confiture…

Merci à la ville de Rouen de nous avoir tant offert ! Vous connaissez cette ville ? Vous avez des activités ou des adresses à nous recommander pour une prochaine fois ?