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J’ai assisté à une formation voix-off

Invitée en observation chez IMDA, j’ai pu approcher un métier qui m’a longtemps fait rêver.

Tout a commencé sur Linkedin. Je fais très attention à ma présence sur les réseaux sociaux, et je suis forcément aussi très active sur ce réseau professionnel. Je m’affairais à liker des publications et à distiller quelques encouragements quand j’ai reçu un message…

Michel Latino, directeur de IMDA à Boulogne-Billancourt, m’invitait à découvrir une formation voix-off. Au téléphone, j’ai pu avoir quelques précisions par Caroline, son assistante qui m’a bien tout expliqué. J’ai eu un peu de mal à y croire, car ça semblait trop beau pour être vrai ! Pouvoir vivre une demi-journée de formation pour découvrir l’envers du décor… quelle opportunité. J’ai forcément accepté, avec beaucoup d’entousiasme ( sinon je ne serais pas en train d’écrire ces lignes ). 

IMDA propose plusieurs formations thématiques distribuées de trois façons : une partie voix, une partie son et une partie écriture. On peut donc en apprendre plus sur le sous-titrage à l’écran, le mixage postprod, le doublage des films, la lecture à voix haute ou la voix-off. J’étais invitée à une journée d’initiation à la voix-off et c’est donc avec joie que je me suis rendue à Paris en janvier dernier. 

Merci de m’avoir posé quelques questions sur cette journée qui m’a beaucoup plu. 

 

 

Quelle différence y a t-il entre la voix-off et le doublage ?

Le doublage nécessite des qualités scéniques, car vous devez user de toute une palettes d’émotions dans votre travail. Il y a également tout un travail de respiration auquel on ne pense pas… Le plus souvent, ce sont des comédiens qui doublent, car il est très difficile de rentrer dans un personnage sans avoir une expérience d’acting. Le doublage est très technique et nécessite une très forte capacité d’adaptation. Doubler un personnage c’est rentrer dans sa peau et c’est exactement pour cela qu’une formation de comédien est plus que recommandée pour accéder à ces sessions doublage.

Les voix-off sont les voix qui nous entourent au quotidien, dans le train, dans les spots télévisés et c’est le contraire de la voix in. Toutes les voix que l’on entend sans voir les personnages parler sont des voix-Off. On ne « voit » pas la voix à l’écran. L’exemple le plus concret reste un présentateur du JT dont vous entendez la voix IN et la voix des émissions de jeux télévisés où vous entendez une voix OFF. La voix off peut être une voix narrative, qui commente, qui débat, qui aide aussi. C’est un champ assez large. On peut avoir des voix OFF au cinéma, par exemple les pensées intérieures d’un personnage seront exprimées à l’écran, sans qu’on en voit le narrateur au même moment. 

 

En pratique, comment ça se passe ? 

Chaque participant à la formation a un temps de passage qu’il doit préparer, à l’aide d’un texte. On précise quel type d’exercice on travaille, et l’intervenante choisit les élèves qui travailleront cette partie. Je me suis rendue compte qu’il y avait des voix pour tous les exercices. Certaines voix sont plus narratives, d’autres sont plus matures et ont un effet apaisant intéressant, d’autres sont plus à l’aise pour doubler de jeunes personnes, et d’autres voix graves sont très agréables à entendre. Tour à tour, on se place au poste où nous attend le casque, le micro et l’écran où défile le compteur et la séquence de film ! Ensuite, on entend tout l’habillage sonore, c’est-à-dire les musiques et les sons de la vidéo déjà inclus, et il n’y a plus qu’à parler dessus. 

Et toi, tu as quelle voix ?

Oh la, quelle question ! Et bien, moi je crois que j’ai une voix plutôt narrative. Elle est douce et plutôt sympa à écouter. Je me suis rendue compte que j’avais une belle voix en faisant de la radio et en réécoutant mes chroniques sur France Bleu Orléans. Tous les jours je parle d’une bonne adresse ou d’un produit local et j’explique en direct ce qui me plait le plus chez l’invité que je sélectionne. 

Tu comptes faire du doublage un jour ? 

Pour avoir un peu vu ce que c’était, je ne sais pas trop si cela me tenterait. Il faut vraiment savoir se glisser dans la peau d’un personnage, et pour le Voice Over par exemple, ça me paraissait un exercice très complexe ! 

Le Voice Over est une pratique différente du doublage qui consiste à parler sur une voix dans une langue étrangère afin de traduire ce que la personne dit à l’écran. C’est de la traduction simultanée et superposée. On prête moins attention aux mouvements de bouche et au phrasés que dans le doublage pur de cinéma. La voix originale du personnage est laissée en dessous de la voix doublée.

 

Qu’est-ce qui était le plus dur ? 

Rester concentrée ! J’ai pu faire de la voix-off narrative, la partie qui m’intéresserait justement. Bien loin de vouloir doubler une princesse dans un dessin animé, je voudrais plutôt faire du commentaire d’émission ou de la narration documentaire. J’ai donc fait de la voix narrative avec un reportage sur les chevaux. A l’aide de mon texte, je devais lire les lignes, sans qu’on entende que je les lis, je devais penser à ma respiration et aussi à interpréter un temps soit peu le texte… afin que le commentaire ne soit pas récité. En plus de ça, je devais faire attention au compteur numérique qui défilait en haut de l’écran, et qui correspondait aux phrases que je devais lire. Rester les yeux rivés sur l’écran, jeter des coups d’oeil rapide au texte, et penser à maîtriser ma voix… Tout un programme ! Mais quelle expérience ! J’avais le coeur qui battait à 100 à l’heure de faire quelques minutes, ce job qui me fait rêver !

Qui était l’intervenante ? 

Ce jour-là c’était Danièle Hazan, connue pour avoir doublé beaucoup de personnages sur le petit comme le grand écran. Elle double notamment Pétunia dans Harry Potter, Madame Toki dans Ponyo sur la falaise et la grand-mère de Petit Pied dans Le Petit Dinosaure. On retrouve également sa voix dans les jeux vidéos ( Diablo, Age of Mythology, The Elder Scroll… ), et c’est un domaine de doublage auquel je n’avais pas pensé ! Bienveillante et très sympathique, j’ai apprécié avoir quelques conseils de sa part lors de cet atelier. 

C’était impressionnant d’avoir cette actrice en face de soi, et très intéressant d’écouter la façon dont elle interprétait les textes de doublage. Le rythme, l’intention, et bien sûr l’assurance ! 

 

Ton rêve de voix-off ?

Pourquoi pas devenir une voix spécialisée dans la publicité ? Ou bien une voix de GPS ? J’ai aussi pensé à être la voix d’objets connectés… Faire des jingle radio serait très intéressant aussi… à bon entendeur ! 

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💬 J'ai testé : une session de formation à la voix-off. Je compte en faire un article alors si vous avez des questions n'hésitez pas à me les poser en commentaire pour que j'y réponde plus tard. 👇 . . 🔹 Intégrée à un groupe de 8 personnes, toutes avec des âges différents j'ai pu approcher un métier assez confidentiel, celui de voix-off. Surprise au début et vraiment émerveillé, je me suis rendue compte qu'il fallait distinguer voix off de doublage. À cela s'ajoute le voice over, une partie de la voix off qui consiste à parler par dessus une personne, typiquement dans un documentaire par exemple. 🤔 👓 Nous avions un texte où étaient indiquées en marge des indications de temps, qui correspondaient à une bande chiffrée défilante en haut de la vidéo. Il s'agissait de parler au bon moment, et les répliques correspondaient au rythme du reportage. Ensuite on passait à l'écoute et c'était magique de voir sa voix projetée à l'écran avec tout l'habillage musical et le bruit des animaux en même temps. On se rend compte de la justesse et de la crédibilité. . 😄 J'étais très contente de voir que pour une première fois, ma voix était plutôt calme et bien posée. Encore quelques soucis de respirations mais cette exercice m'a confortée dans cette idée : j'ai une voix avec de belles intonations. J'ai encore accompli un petit rêve, poser ma voix sur un documentaire animalier. Même si c'était un exercice c'est déjà ça ! Très admirative de ce métier, c'est vraiment une question d'interprétation ! On pense à tort que c'est simple mais pour le coup ça demande beaucoup de concentration pour que le texte ne soit pas lu mais bien vivant ! . 💗 grand merci à IMDA pour cette session géniale ! #voixoff #formation #imda #paris #boulognebillancourt #boulogne #acting #work #doublage #speaker

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1000 merci à IMDA , à Michel et Caroline pour ce bel accueil et cette expérience dont je me souviendrais longtemps. Au plaisir de se croiser, quand j’aurais un peu plus d’expérience dans l’audiovisuel. C’est un rêve professionnel que je laisse dans un petit coin de ma tête. 

Cuisine, Resto, Tous

La belle assiette, l’expérience gastronomique couverts en main !

Il y a un mois, avec La Belle Assiette, nous avons reçu un chef à domicile. L’occasion de valider son savoir-faire pour une toute nouvelle plateforme de chefs à domicile !

Bon, on vous l’avoue, nous connaissions déjà le chef Roberto Ortiz, donc nous savions que le moment serait à la hauteur ! Une prestation que nous avons dû noter très assidûment, puisqu’il était question de valider le chef pour le site La Belle Assiette ! Une expérience haut de gamme donc, puisque nous avons pu composer un menu à notre guise. Avec nos choix et nos goûts, nous avions demandé de revisiter un plat de la cuisine traditionnelle française, et d’inclure du safran dans le menu. Le reste était libre, et nous savions que Roberto saurait ajouter une touche créative à nos envies !

La Belle Assiette propose une prestation conviviale et personnalisable. Avec votre budget et vos goûts, vous choisissez une prestation ( à partir de 35€ ) et vous profitez d’un repas où vous n’aurez qu’à mettre les pieds sous votre table ! Libre à vous de choisir l’occasion, et de personnaliser votre repas ensuite. Un anniversaire, une demande en mariage, une saint valentin ? L’expérience reste assez originale pour qu’on s’en souvienne, et permet vraiment de laisser libre-court à vos désirs les plus gourmands. Les chefs sont sélectionnés selon votre ville, et vous pouvez rapidement vous mettre en appétit en regardant les menus déjà proposés par les chefs !

Avec ces contraintes, le chef nous a donc fait une proposition, que nous étions libres d’accepter ou pas.

AMUSE-BOUCHE

Amuses Bouches du moment

ENTRÉE

Matelote de fruits de mer au safran du gâtinais

PLAT

Blanquette de veau revisitée

DESSERT

Agrumes en déclinaison de textures et températures
 

Nous pouvons aisément discuter avec le chef, et comme dans un restaurant gastronomique, le chef annonce les plats ! C’est ce que nous avons le plus apprécié lors de ce repas, un vrai échange avec le chef, sans prétention mais avec une franche sympathie. Le chef amène les produits frais qu’il transformera ensuite, et c’était assez particulier et plutôt impressionnant d’avoir un homard à la maison. Grande première pour notre petit appartement !

Nos amis discutent, nous parlons des plats, et c’est vrai que c’est agréable et convivial de se retrouver autour d’une bonne table tout en sachant qu’on est à la maison. Pas de soucis pour boire au moins, nous n’aurons pas de mal à rentrer ! Le dîner se passe vraiment à merveille, et nous oublions presque que nous vivons un moment d’exception tant tout nous semble simple et dans une ambiance détendue. Les plats sont fins, raffinés, et le petit défi que nous avons lancé au chef Roberto Ortiz est largement relevé avec une blanquette de veau revisitée ! Tout est également dans la présentation, et tous les plats sont de vrais régals pour les yeux, autant que le palais. La matelote de fruits de mer a également reçu beaucoup de suffrages positifs, et les cuissons différentes n’ont en aucun cas altéré le goût et la saveur des fruits de mer… bien au contraire. Nous avons là un plat délicatement safrané, avec un clin d’oeil local puisque le safran provient du gâtinais !

Nous avouons ne pas forcément avoir eu le temps de prendre d’autres photos car nous étions bien occupés à manger ! Le photographe présent a été très discret et n’a pas gêné notre repas. Promis, les photos de nous que vous voyez ne sont pas surjouées, nous sommes vraiment comme ça quand nous partageons un repas. 

N’hésitez donc pas à vous faire plaisir ou à faire plaisir, en offrant à vos parents ou à vos amis un repas d’exception à domicile. 

 

Merci à La Belle Assiette, mais aussi à nos amis invités ce jour-là, Quentin et Yu. 

 





C'est TOP !, Geek, Tous

Netflix à l’heure gourmande, top 5 du miam !

Qu’on se le dise, Netflix est une plateforme de streaming riche et en perpétuel réassort. Nous ne regrettons pas l’abonnement que nous a offert mon petit frère, et c’est très souvent qu’on se pose devant une série ou un bon film.

L’offre de Netflix est assez incroyable, et il est assez facile de s’y perdre. Même si la fonction suggestion offre de belles surprises, je vous liste quelques séries ou documentaires gourmands, qu’il est agréable de voir pour saliver ou pour en apprendre un peu plus sur ce qui fait nos papilles. Et oui, même devant la télévision, je reste scotchée à la nourriture. 

Ugly Delicious , le plus pédagogique

J’ai commencé ma découverte du Miam Side de Netflix par celui-ci. Une petite pépite conçue par David Chang, chef bien connu des plateaux TV, et qui est à la tête d’une dizaine d’établissements dans le monde entier.  Riche de culture différente ( il est coréen né en Virginie ) , il se pose une question intéressante : une pizza peut-elle être appelée pizza si elle contient du poisson cru ? De la même façon, existe t-il une taille standard pour les raviolis ? Surpris par le postulat de départ, on se fait vite au rythme des épisodes. Beaucoup d’explications, un ton humoristique et un chef qui se révèle très charismatique. Il s’emporte avec sympathie, et j’ai découvert l’authenticité twistée, une façon de renouer avec ses racines, en n’oubliant pas les différentes cultures qui peuvent nous imprégner, qu’elles quelles soient. Une belle ode au manger de par le monde, et une vraie critique de la nourriture qui voyage !

Midnight Restaurant, le plus poétique

Au Japon, à partir de minuit, un restaurant énigmatique ouvre ses portes. Ici, on peut commander ce que l’on souhaite, du moment que le chef a les ingrédients à sa disposition. Et à la bonne surprise du quidam, ce restaurant est bien plus rempli qu’on ne le pense ! L’occasion de se faire croiser des personnages, avec des histoires tantôt joyeuses, tantôt teintées d’une morale. La série est relativement lente, ce qui est très agréable ! Reposante, il se dégage de Midnight Restaurant une véritable ode à la plénitude et toujours avec gourmandise puisque chaque épisode parle d’un plat particulier, souvent issu de la streetfood japonaise.

A pleines dents, le plus gargantuesque

Je ne sais pas vous, mais j’ai une affection particulière pour Gérard Depardieu.  Le personnage, ce qu’il incarne, sa franche camaraderie et son appétit de géant… Quand j’ai appris qu’il sortait une série culinaire, j’ai été très curieuse de savoir ce qu’il en ressortait. Et je n’ai pas été déçue ! On retrouve un Gérard généreux, un ponte des grandes tables, qui n’hésite pas à mordre à pleines dents dans tout ce qui est comestible. De très belles images, et une qualité photographique impressionnante. De quoi apprécier la nourriture à son essence, et y ajouter un côté terroir surprenant. Sortie sur Arte, cette série signe une belle surprise qui a du chien et du goût !

The Mind of a chef, le plus scientifique

Les chefs ont-ils un fonctionnement cérébral différent ? C’est la vraie question que pose cette série documentaire. Une question de méthode, de pratique ou de passion ? Découvrez des chefs de différentes nationalités qui partageront leurs points de vue. Alors, le goût pourrait-il se travailler ou bien serait-ce un don ? Avec des histoires bien différentes, on se met à la place des chefs, et on découvre avec curiosité leur petite manie ! Attractif et pertinent, une vraie pause documentaire teintée de témoignages vivants !

Samuraï Gourmet, le plus dingue

 » Cette histoire est celle d’un homme ordinaire, qui protégé par un samouraï sans maître, mange sans retenue tout ce qu’il lui plaît.  » De cette phrase, découle une fable humoristique et clairement parodique. Un homme à la retraite se découvre une nouvelle vie, et s’associe à un samouraï, qui lui donne la force et le courage de dire tout ce qu’il taisait tout bas. Des épisodes courts à la saveur surprenante… Un vrai ovni du genre !

J’espère que toutes ces séries Netflix vous auront donné faim… n’hésitez pas à me partager vos coups de coeur ! 

Geek, Tous

The Haunting of Hill House, la série qui mélange horreur et psychose

The Haunting of Hill House, c’est LA série qui a fait parler ces derniers temps. Trop curieux pour échapper au phénomène, nous l’avons terminé en 2 jours.

 

 

Certes, 10 épisodes pour une série, ce n’est pas bien long. Cependant, nous ne sommes pas trop branchés séries, et pas du genre non plus à nous faire des épisodes à la suite. La dernière fois qu’un tel événement s’est produit, c’était pour Stranger Things !

 

Cet article est garanti sans spoilers. Disponible sur Netflix elle reste une belle idée pour Halloween ! 

 

SYNOPSIS : La famille Crain arrive à Hill House pour retaper la maison, afin de la revendre. Belle maison de style gothique, grand jardin, beaucoup de fenêtres et des espaces pour vivre et s’épanouir ! Revendre des maisons, c’est leur fond de commerce, et ils ont l’habitude. Tout se passait bien jusqu’à une terrible nuit où les enfants sont emmenés d’urgence hors de la maison, sans savoir pourquoi. On les retrouve vingt ans plus tard, perdus chacun de leurs côtés, avec toujours des interrogations concernant la disparition de leur mère. Aucun d’eux n’est jamais retourné à Hill House depuis.

Folie ou apparitions ?

Qu’on se le dise, il y a plusieurs niveaux de lecture pour cette série. Est-ce que la maison est un prétexte pour laisser courir l’imaginaire ou est-elle réellement hantée ? Nous avons tiré la conclusion qu’elle est tout simplement un théâtre idéal pour ce drame. Elle laisse planer le mystère, et réussit à opposer fiction et rêve d’une façon complémentaire. Les enfants Crain sont tous atteints de troubles particuliers, intimement liés à leur expérience à Hill House. Qu’ils le veuillent ou non, leurs choix et leurs parcours les conduisent à assumer cette maison qui réussira à revenir à eux.

 

 

Une histoire de croyance 

Chacun des protagonistes de l’histoire reflète une facette de la maison. Qu’on soit dépendant, empathique ou clairement maniaque, tous les traits de caractère font sens et renforcent la Maison, qui devient à elle-seule un personnage. Qu’on croit en la Maison et ses pouvoirs, on ne peut nier son influence. Théo, en exerçant le métier de pédopsychiatre utilise son don, Luke reste prisonnier de ses peurs d’enfants, tout comme Nell la petite dernière qui fera face à ses démons. Tous les membres de la famille Crain croient de façon très différente. Steven est un bon exemple de non-croyance, il écrit des livres sur la maison qu’il a fréquenté plus jeune, sans jamais reconnaître la véracité de ses propres histoires.

Un découpage intéressant

Les épisodes s’enchaînent avec beaucoup de fluidité, et sont très prenants ! Un épisode par personnage, ce qui nous permet de comprendre les liens des personnages, ainsi que leur regard sur Hill House et la façon dont cette expérience les traumatise dans leur vie présente. La première moitié des épisodes est assez angoissante tandis que la seconde est plus psychologique. Une série en deux temps donc, qui laisse s’installer l’intrigue pour donner plus de corps aux explications. Dix épisodes s’avalent très vite, à raison d’une heure par épisode !

De l’émotion dans l’horreur ?

C’est là LE gros point fort de cette série. Elle réussit à laisser place à l’émotion, sans jamais la rendre superficielle. Les personnages sonnent tous très justes, et les acteurs, petits ou grands, les incarnent avec beaucoup de talent. On se prend d’affection pour certains, on se pose des questions sur les motivations des autres, on est ému par leurs choix. Avant d’être une série d’horreur, The Haunting of Hill House est un drame familial. Et c’est dans le dernier épisode qu’on saisit toutes les nuances de cette notion de famille. Préparez les mouchoirs !

 

The Hauting of Hill House est une série qui se regarde vite avec une mise en place de l’intrigue intéressante, qui pique vite la curiosité!  L’histoire offre une dimension inattendue aux séries classiques d’horreur et permet d’allier fond esthétique à intrigue ficelée. Un petit bijou qu’on ne vous conseille pas de regarder seul, mais accompagné d’une peluche ou de quelqu’un qui aura plus peur que vous ! 

 

Geek, Sport, Tous

J’ai testé l’Académie de Sabre Laser Orléanaise ( ASLO )

Ziiiiiiiiim Ziiiiiou Ziiiouuu . Oui bon d’accord, je ne suis pas super douée pour vous faire les bruitages de ces fameux sabres. Ce sont pourtant d’eux dont on va parler dans cet article.

Anthony n’a pas pu être présent pour ce test, et je suis pourtant certaine qu’il aurait adoré ça ! Il est bien plus fan de Star Wars que moi… D’ailleurs oui, c’est une bonne question, est-ce que c’est obligé de connaître Star Wars pour pratiquer le sabre laser ?

Liens avec la série de films et la pratique

Le lien avec la série est tout particulier pour cette l’académie de sabre laser orléanaise, puisque son fondateur, Guillaume Pouls – passionné d’escrime et de popculture -, a rencontré Nick Gillard, le coordinateur des cascades des épisodes I, II et III ( les connaisseurs diront les meilleurs épisodes mais je ne m’y connais pas assez alors je vous laisse bon juge ). Après 15 ans de pratique et de réflexion, Guillaume décida d’enseigner les techniques de base du sabre laser, qui mêle plusieurs arts martiaux si on regarde bien. Même si une connaissance de la série n’est pas obligatoire, il est vrai qu’il règne chez les pratiquants un certain art de vivre, une philosophie qui les guide dans la pratique de ce sport. Comme certaines attaques sont attribués à des personnages phares de la série, c’est toujours un petit plus de déjà connaître leurs atours.

Matériel 

En pratique, il vous faut de bonnes chaussures de sport, et une tenue confortable. Le sabre laser vous sera gracieusement prêté lors de vos séances. Les sabres utilisés sont commandés sur le site américain Ultrasaber qui propose des sabres entre 60 et 500 euros (en fonction des options, des répliques, etc). Le manche est en métal et la lame en polycarbonate, plus ou moins épais selon la forme ou la discipline pratique (matchs ou chorégraphie, par exemple). L’utilisation des sabres équipés de son est rare en raison du coût élevé et de la fragilité du matériel électronique en cas de choc. Enfin, le sabre est considéré comme une matraque (arme de catégorie D) selon le Code de la sécurité intérieure. Il est donc préférable de le démonter après la séance. Son maniement appel également des règles strictes de sécurité. Ainsi faut-il maîtriser ses coups (notamment ceux portés à la tête), et tout estoc ou touche porté sur les organes vitaux est strictement interdite en combat. 

Notions de combat

Quelle surprise de constater qu’il existe autant de formes de combat ! Un combat se joue en 6 points, dans un espace défini. Une fois les bases maîtrisées, chacun est libre de trouver son style en maniant le sabre a une ou deux mains par exemple ? Il existe 7 formes de combats officielles : le Shii-Cho, le Makashi, le Soresu, l’Aratu, le Djem-So, le Niman et le Juyo. En ajoutant les dérivés de certaines formes (par exemple le Shien dérivé du Djem-So, ou le Vaapad dérivé du Juyo) on arrive à un total de 11 techniques de combat. On débute avec le Shii-Cho, fortement inspiré du Kendo, et on passera progressivement au Makashi, technique élégante et rapide à une main liée au Comte Doku, au Soresu, proche de l’Aïkido ( que des défenses et aucune attaque ) pour arriver à la technique de Maître Yoda, qui ne comprend que des attaques. 

Mon expérience

Un sentiment assez particulier m’a envahi quelques minutes après que le cours ait commencé. Je me suis sentie entourée de passionnés, femmes comme hommes et c’était très agréable ! Ici, chacun peut se prendre pour Obi-Wan, et peut devenir, à force de pratique, le fameux Vador ou le célèbre Yoda. Pour les fans de la série, c’est vraiment une immersion intéressante. On commence par quelques consignes de sécurité, et on s’échauffe en cercle. La salle est ensuite divisée en deux avec un grand drap, et les plus expérimentés peuvent pratiquer entre eux. Un petit coup d’oeil curieux et comme cela donne envie ! Nous nous réunissons et sommes attentifs aux instructions. Pour le coup, même si cela peut paraître un jeu vu de l’extérieur, ou en convention comme j’ai déjà pu le voir, c’est très sérieux. Les mouvements doivent être juste pour correspondre aux parades ou aux attaques. Une vraie découverte pour moi, qui n’ai jamais pratiqué de sport de combat. Quelques bases enseignées, et au bout de 2h, la lumière s’éteint ! Wow, on peut allumer nos sabres et admirer une figure artistique, comme une hélice lumineuse !

Ce qui m’a le plus impressionné pendant cette initiation, c’est toute cette recherche autour d’un sport. Réussir à faire d’une série de fictions, un sport à part entière, avec des règles très sérieuses et une vraie éthique… je trouve ça vraiment génial ! Beaucoup de travail derrière cette recherche et je ne peux qu’être admirative de cette communauté de joueurs ! Je ne pense pas que ce soit un sport pour moi, car je suis assez impatiente dans les évolutions, et il faut vraiment une pratique régulière pour s’entraîner, mais je comprends tout l’engouement autour. D’une part c’est original, et en plus c’est un vrai sport, je peux vous assurer que j’étais fatiguée à la fin ! 

Je remercie énormément Capucine formatrice de sabre chez Académie de Sabre Laser Orléanaise pour ce test vraiment intéressant et cette soirée très fun ! Une belle rencontre sur la toile qui s’est concrétisée dans la réalité ! Si tu souhaites intégrer ce mouvement de passionnés, je t’invite à suivre Académie de sabre Orléans et à les contacter dès septembre pour les recrutements ( places limitées ).