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Carnet d’adresses culturelles et gourmandes à Rouen

Un petit Midweek prévu en Normandie nous a permis de découvrir la ville de Rouen. Une belle surprise et un vrai coup de coeur, pour une ville où nous comptons revenir !

Pour être honnête avec vous, en allant à Rouen, nous ne nous attendions pas à autant d’effervescence ! Beaucoup de touristes comme nous, mais également une profusion de belles adresses et de commerces de tous types. Nous y avons fait bien entendu quelques achats, et avons découvert un patrimoine qui n’a eu cesse de nous surprendre. 

L’historial Jeanne d’Arc est notre coup de coeur culturel ! Trop peu médiatisé, c’est un site particulièrement intéressant pour en savoir plus sur l’histoire de Jeanne d’Arc. Une mise en scène vidéo et de beaux effets scénographiques grâce à des projections 3D, du mapping et des écrans nous permettent une immersion ludique et originale. Nous suivons une sorte de procès fictif, regroupant proches et amis de la pucelle, qui témoignent de l’affaire, de son enfance pieuse à sa fin embrasée. Un vrai divertissement accessible aux petits comme aux grands, à partir de 7 ans selon moi ( l’ambiance est relativement noire tout de même ! ).  Tarifs plein : 10,50€
Tarif réduit* 7,50€

Une balade en ville et un passage obligé par la fameuse cathédrale de Rouen : Cet immense vaisseau visible à plusieurs kilomètres brille par sa riche architecture médiévale depuis près d’un millénaire, à l’embouchure de la très ancienne rue du Gros Horloge,  Troisième plus haute église du monde avec ses 151 mètres de flèche, la Cathédrale Notre-Dame de Rouen est une véritable oeuvre d’art. Imposante, lumineuse et finement sculptée, c’est un monument unique qui se laisse contempler de jour comme de nuit !

Nous n’avons pas échappé au petit train touristique, activité que nous trouvons un peu lente et avec des horaires stricts. C’était sympathique, mais sans plus. La chaleur n’aidant pas forcément, ce n’est pas forcément une activité incontournable. Nous n’en avons pas appris beaucoup plus que nous ne savions déjà, mais la balade de 45 minutes était distrayante. 7€

Une balade dans les rues rouennaises reste à faire, car de nombreuses devantures sont admirablement mises en valeur, par des façades préservées. Nous avons apprécié nous approprier la ville, au gré de visites .

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– H I S T O I R E – ⚜️ Saint Maclou – Rouen ⚜️ . Un sentiment particulier pour un Orléanais à #Rouen : Deux villes intimement liées à Jeanne d'Arc, toutes deux tournées vers un fleuve. 🏘️🌊⛵ . Mais il faut bien avouer que le patrimoine de Rouen encore conservé est impressionnant. . . Pas étonnant pour celle qui était durant très longtemps la deuxième plus grande ville du royaume de France après #Paris et capitale des Ducs de Normandie ! . . Orléans n'était d'ailleurs à son apogée que moitié de la population de Rouen pour une superficie quasi similaire ! (100.000hab à Rouen pour 50.000 environ à Orléans en 1820) 😯😲 . . #normandie #normandietourisme #frenchblogger #france #urban #frenchblogger #france #urban #art #street #potd #photography #picoftheday #old #landscape #perspective #Rooftop #church #architecture #archidaily #archilovers #huaweip20pro #hdr #medieval

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Pour terminer, le lendemain matin lorsqu’il n’y avait personne, nous avons monté les marches du Gros Horloge, bâtiment emblématique de la ville, qui renferme en son sein, un trésor de rouages pour tous passionnés d’horlogerie et de beaux objets. Un peu épuisant, mais cette visite vaut le coup ! Armés d’audioguide pour une visite à notre rythme, nous avons pu en savoir un peu plus sur la construction ainsi que l’histoire du Gros Horloge. Un point de vue phénoménal nous attend sur la terrasse, et mieux vaut ne pas avoir le vertige pour s’y risquer ! entrée 7€ 5€ avec le pass liberté

Le bon plan que nous prenons toujours quand nous faisons plusieurs sites touristiques : Le pass culturel. Chaque ville touristique digne de ce nom, détient un sésame précieux, qui, pour une somme modique ( 10€ par personne à Rouen ), vous permet des réductions, des avantages et même parfois la gratuité chez de nombreux partenaires. Le pass Liberté nous a donc permis des réductions avantageuses, sur toutes les activités citées. Il est à retirer à l’office de Tourisme et ne se limite pas à Rouen ! Nous n’avons passé qu’un jour et demi à Rouen, mais savons que ce pass est valable un an ! Une bonne raison de revenir, pour découvrir les illuminations de la cathédrale et la côte Sainte Catherine !

Où manger ?

Question bien appropriée puisque la ville de Rouen regorge de restaurants. Plus de 500 adresses gourmandes sont référencées sur Tripadvisor… de quoi s’y perdre ! 

HO LAMIAN 243 Rue Eau de Robec

Miam, la première adresse qu’on a validé s’appelle Ho Lamian ! Une adresse qui ressemble fort à celle que nous avons à Orléans, sur le même concept de nouilles fraîches et faites à la main. Ici, contrairement à Chez Mian, elles ne sont pas tirées, mais restent tout de même délicieuses. D’autres mets plus atypiques permettent d’éveiller son palais aux saveurs asiatiques. J’ai choisi un assortiment de raviolis et cela m’a suffit ! Anthony n’a pas terminé ses nouilles tant la quantité lui suffisait ! Un bon rapport qualité prix et un service plutôt sympathique. Le bubbletea en revanche, était un peu trop sucré à mon goût !

LE BISTROQUET CHEZ CEDRIC 220 rue Martrainville

Une adresse repérée sur Internet, et pour laquelle j’avais flairé qu’il fallait réserver. Bon point, car plusieurs personnes, au cours du service, se sont faites reconduire, faute de place ! Une terrasse vraiment agréable et un quartier plutôt calme, plusieurs menus selon les appétits et les budgets, et le charisme du gérant en plus ! Nous avons apprécié les plats simples avec un petit clin d’oeil à la région, et le service vraiment charmant sans toutefois être trop présent ! Le burger au camembert était un must à prendre et un clin d’oeil à la région Normande.

SOCIAL PERK 43 rue de la tour de Beurre

Pour un goûter, le Social Perk nous avait été conseillé ! Vu le nombre de café et de salon de thé à Rouen, nous avons été contents de trouver une adresse sympathique et pas prise de tête. Comme vous vous en doutez, au vu du nom, ce café à la particularité de faire des clins d’oeil à la fameuse série Friends ! Et oui, on peut même retrouver le canapé et le cadre à la porte ! Pour les boissons, au choix des smoothies ou des cocktails chauds ou froids ! Et pour les gourmandises, de nombreuses pâtisseries sont à la carte. Un endroit idéalement situé, proche de la cathédrale.

CITIZEN COFFEE 4 rue de l’écureuil 

Un petit déjeuner au Citizen coffee ! L’occasion d’une instarencontre avant de partir de Rouen ! Avec le renfort de gourmandises sucrées et salées, nous avons fait la connaissance de Barbara, qui nous suivait depuis un moment. Toujours agréable de concilier réseaux et rencontres, et nous la remercions pour cette adresse géniale. Un endroit reposant et moderne, une carte garnie et pleine de saveurs ! Un jus de fenouil et un avocado toast pour moi, des cafés latte pour Anthony et Barbara, ainsi qu’une brioche et des tartines de confiture…

Merci à la ville de Rouen de nous avoir tant offert ! Vous connaissez cette ville ? Vous avez des activités ou des adresses à nous recommander pour une prochaine fois ?

Culture, Geek, Patrimoine, Tous

Iconys, le studio créatif Centre-Val-de-Loire

Croisé sur les réseaux et rencontré dans la vraie vie, on a pu découvrir qui se cachait derrière le Studio Iconys, qui commence à monter dans la région Centre. Vrai atout culturel et véritable recherche graphique, Iconys se dévoile… en double !

 

 

Car oui, ce sont bien deux cerveaux qui sont derrière cette opération séduction ! Deux caractères complémentaires et deux personnalités animées par le territoire. Le patrimoine est leur passion, et leur moteur reste la création. Alix et Pierre ne sont pas seulement complémentaires dans leur projet professionnel, et mène aussi leur barque de vie ensemble ! Tout pour plaire, et une détermination qui force l’admiration… 

 

Pour la petite anecdote sur notre rencontre, j’ai pris un blabla car pour revenir de Tours à Orléans, et c’est Alix qui conduisait ! Dans la voiture, nous avons rapidement évoqué le blog, mais surtout les balades greeters d’Anthony ! Elle semblait intéressée car elle venait de déménager récemment et s’intéressait à la ville ! Par la suite, ils ont réservé une balade et ont rencontré Anthony qui leur a fait un tour assez complet d’Orléans, et c’est comme ça que tout a commencé entre nous. Grâce à une discussion de covoiturage. Comme quoi ça sert de ne pas avoir le permis de conduire, on fait de chouettes rencontres !

 

1 // Comment est né le projet ?

 A notre arrivée à Orléans, nous avons découvert le renouveau de la ville et sommes tombés amoureux de celle-ci et de la région du Val de Loire. Nous avons eu envie de nous investir pour développer et faire connaître le patrimoine architecturale et culturel de la région centre. C’est pourquoi en mars dernier nous nous sommes lancés dans l’aventure d’Iconys, un studio de création au service du patrimoine. L’envie de travailler ensemble sur des passions communes, en abordant l’histoire et l’architecture avec un oeil actuel et ludique.

 

2 // Avez-vous une formation particulière pour de la création visuelle de ce type ?

Pour faire ce type d’illustration nos études en arts appliqués nous ont effectivement beaucoup aidé. Alix et moi
avons des parcours initiaux différents. Alix à commencé ses études dans le végétal et s’est orientée par la suite
vers un BTS en design de produits puis une licence en éco-design.
Pour ma part, j’ai une formation intiale d’ébéniste chez les compagnons du devoirs que j’ai complété par un
brevet de métiers d’art. J’ai poursuivi mes études par un BTS en design de produit et j’ai terminé comme Alix avec
une licence eco-design à Besancon.
Nos parcours respectifs nous ont permis d’étudier l’histoire de l’Art, d’analyser et de comprendre les styles architecturaux, l’histoire du design … Des compétences que nous mettons à profit au quotidien lors de la conception des monuments. Nos études nous ont permis d’être polyvalents sur différents supports. Le croquis, le rough, l’illustration numérique et la modélisation 3D sont des outils complémentaires lors de la création de nos projets, chacun a sa valeur ajoutée! En parlant de 3D nous travaillons sur un projet, qui on l’espère plaira aux Orléanais… à suivre.

 

3 // Comment transposer le réel en numérique ?


Super question car l’enjeu est vraiment là! Comment retranscrire le monument sans le dénaturer. C’est notre principale problématique lors de la conception du visuel, car il y a toujours une part d’interprétation. Nos sujets sont principalement issus du riche patrimoine du Val de Loire. Ce sont des merveilles architecturales aux styles et aux époques variées mais où le travail de décors et de détails était de mise. Il faut donc jouer de cette richesses ornementale, la comprendre puis la redessiner à plat. Le plus long dans le dessin de ces modèles est cette étape de transposition. Comment transformer un chapiteau corhintien ornés de feuilles d’accanthes en un dessin plus petit et lisible. Toute la difficulté est là.

 

4 // Pourquoi avoir choisi ce type de rendu (flat) et qu’est ce qui le définit ?

Le flat design se définit par un style graphique minimaliste. Il est très répandu dans l’univers numérique et est transposé dans nombre de domaines : la communication, la publicité, l’art, etc. Nous avons choisit ce style graphique car nous le trouvons à la fois synthétique et percutant. Notre objectif est de proposer une lecture qui met en évidence les traits caractéristiques du monumen afin de le rendre plus lisible et facile à décoder.

 

 

 

5 // On peut voir que vos réalisations touchent aussi bien les bâtiments comme la nature (Parc Floral) comptez-vous étoffer vos créations dans d’autres domaines ?

Oui grâce à Alix et à son parcours dans le végetal. Nous avons la volonté de représenter également ces merveilles de la nature, le patrimoine végétal prend de plus en plus de place dans le tourisme et suscite un intérêt grandissant auprès de la population. Et le Val de Loire n’est pas en reste dans ce domaine! Nous avons pour projet d’illustrer certains arbres exceptionnels ainsi que les célèbres jardins du Val de loire, qui sont de véritables architectures végétales.

6 // Comptez-vous élargir votre champ d’action sur tout le territoire (et ailleurs) ?

Notre studio créatif à vraiment pour vocation de mettre en avant notre patrimoine du Val de Loire et de le faire
redécouvrir au plus grand nombre à travers une vision créative et ludique de l’histoire.
Pour l’instant nous travaillons principalement sur cette région qui nous est chère, mais nous aimerions élargir notre champ d’action sur le territoire et la France n’est pas avarre de merveilles architecturales. Il faut savoir que chaque création comptabilise une moyenne de 20h de travail, petit à petit, nous y viendrons !
Et puis il y a les demeures privées, en dehors de la région, pour lesquelles nous avons été sollicités pour des
illustrations et sommes à l’écoute pour des demandes particulières.

 

On remercie Alix et Pierre pour ce petit moment d’échange bien instructif, et on vous invite fortement à partager cet article, et à aller faire un tour sur leur site internet pour pourquoi pas, commencer une collection de cartes ?

 

 

Patrimoine, Tous

Un détour au domaine de poulaines #indre

Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n’y est pas… Une ritournelle qui vous reviendra forcément en tête en parcourant le domaine de poulaines !

 

Sur presque 5 hectares s’étend un jardin labellisé remarquable, véritable poumon vert du Berry. Le jardin de Poulaines fait parti intégrante du domaine de Poulaines qui à lui seul regroupe une métairie, des écuries, des communs… Un vrai écrin de nature accueillant régulièrement des événements culturels ( concerts de musique classique, fête des plantes… )

D’abord impressionnés par l’immensité du domaine, nous avons pu avoir diverses informations sur la faune et la flore, le tout guidé par la propriétaire des lieux, véritable passionnée de botanique. Quelle connaissance et quel enthousiasme lorsqu’elle présente son domaine. Des projets lancés ça et là, et on sent que cette femme pétille d’idées. Avec un gîte au coeur des bois, une boutique en rodage, un salon de thé à imaginer… On sent que ce domaine est son bébé !

La présence de fruits attire l’oeil et c’est avec une évidente curiosité que j’ai tendu le bras. Sur le domaine, on peut repartir avec sa confiture made in domaine de Poulaines, pour emporter avec soi un petit coin de paradis vert. L’endroit est idéal en promenade, pour flâner et prendre le temps, et pour avoir d’abord pensé à un arboretum, nous avons ensuite réfléchi et nous sommes accordés sur le terme parc floral. Un endroit bien vert où il fait bon flâner ! Même si le mot parc est ici bien réducteur, l’esprit est bien là. Ici le temps s’arrête si on le désire, et on se plaît à découvrir des angles de vue, admirer les petites bêtes, les insectes qui vivent ici et de temps en temps trouver un coin ombragé reposant. 

Véritable démarche locale, le domaine de Poulaines permet aussi de découvrir les spécialités berrichonnes, avec des formules de visite et de dégustation incluse ! Qu’on soit plutôt lentilles du Berry ou pâté berrichon, il est certain que ces trésors du patrimoine se retrouveront sur votre table. 

Jardins et Arboretum
Domaine de Poulaines
36210 Poulaines

jardins@poulaines .com
Tél. 06 73 01 15 23

Ouvert du jeudi au dimanche entre 14h et 18h (dernière entrée 17h).

Ouvert tous les jours en juillet/août entre 14h et 18h (dernière entrée 17h).

La visite est libre.

Gratuit – de 6 ans / 7,50€ tarif réduit / 9€ tarif plein

http://www.domaine-poulaines.com

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Spécialités berrichonnes à l’honneur !

Qu’on se le dise, nos régions ont du talent. C’est le Berry, cette fois-ci, qui nous invite à sa table.

 

Lors d’un Instameet avec le comité régional du tourisme, nous avons pu déjeuner dans une loge de vigne. Servant habituellement aux vignerons pour se restaurer et se reposer, il était également possible de laisser ses chevaux se détendre. Nous voilà bercés par le terroir dans un abri ancré dans le temps et dans l’histoire de Valençay. Jean-François Roy nous accueille dans sa vigne, et nous explique sa passion et son héritage familial. Propriétaire récoltant depuis 1989, on peut lire dans ses yeux son dévouement et son attachement aux terres dont il prend grand soin. Le domaine couvre actuellement 30 hectares et se répartit sur plusieurs communes.

Cas unique en France, Valençay est la seule région où s’ancrent deux produits AOC différents sous le même nom :

  • La pyramide Valençay AOP , fromage de chèvre dont la forme originale de pyramide tronquée et les qualités gustatives en font un fromage réputé
  • Les vins de Valençay AOC ( blancs, rosés et rouges )

Sur la table, saladiers, plateaux et couverts dressés n’attendent que nous. On se presse autour et on écoute attentivement toutes les explications sur ces spécialités du pays.

 

 

Sur la table, véritable symphonie des sens avec du Valençay à boire et à manger, des galettes de pomme de terre, une salade de lentille, des feuilletés au boudin à la moutarde, de la terrine de sanglier et pour finir un gâteau crée il y a 6 ans , le caprice berrichon. Véritable banquet dressé devant nous, c’est la curiosité qui nous gagne lorsque le verre de vin est bu. Dégustation conviviale et anecdotes partagées, l’un s’en va raconter ses souvenirs d’enfance, liés à sa grand-mère, l’autre fait remarquer la croûte légèrement cendrée de la fameuse pyramide tronquée. Chacun pioche en désordre et je pense que le terme ripailler a ici sa place. Nous avons à table, Alexandrine, une experte dans l’appellation Valençay vin et fromage. Très surprise par ce métier hors du commun, je me laisse aller à quelques questions. J’apprends alors qu’il n’y a pas de formation particulière pour devenir expert en vin et fromage, qu’il faut éventuellement avoir touché au métier de bouche et qu’il faudra forcément se former auprès des producteurs. Nous n’imaginons pas tout le parcours d’un produit fini, de son idée il y a parfois des siècles, à notre planche de dégustation. Quand elle me parle des contrôles qualité pour le fromage, de l’aspect qu’il doit avoir, j’avoue que je suis un peu émue. Je comprends tout à coup toute l’importance du patrimoine culinaire et l’intérêt du terroir. C’est peut-être mon grand amour de la nourriture qui parle, mais il y a bien plus qu’une dégustation ce jour-là, autour de la table. Affaire de transmission et de savoir-faire, j’aime énormément entendre toutes ces histoires pleines de vie, qui racontent des vendanges orageuses, des pertes subies et incontrôlables, mais aussi de bons moments tous autour de cette grande table en bois que nous partageons aujourd’hui.

faire bonne chère \fɛʁ bɔn ʃɛʁ\ intransitif (se conjugue, voir la conjugaison de faire)

  1. Bien mangerfaire ripaille, faire débauche de table.

Je redécouvre le pâté de Pâques, Anthony se jette sur les galettes de pomme de terre. Un peu de rafraîchissement avec la salade de lentilles, et j’avoue avoir eu un gros faible pour les feuilletés au boudin. Le fromage quant à lui, nous était servi en trois déclinaisons affinées. Ma préférence va pour la pâte fraîche ( affinage normal d’une dizaine de jour ) et Anthony le préfère avec plus de caractère ( 11 mois ). Il est d’ailleurs intéressant de savoir qu’un fromage ne se périme pas. Il évolue juste. C’est selon les goûts de chacun, il est appréciable ou non ! Je suis un peu déçue par la terrine de sanglier que je pensais plus forte mais c’est peut-être la jeune fille solognote qui est trop exigeante. Le caprice berrichon nous étonne, et nous nous attendions tous à un gâteau un peu bourratif alors qu’il n’en est rien. Des fruits rouges au milieu, une pâte comme un nuage et du sucre en veux-tu en voilà. Une véritable douceur pour le palais, qui sonne bon et juste comme le gâteau de grand-mère.

Un grand merci au CRT pour cette invitation, à Jean-François Roy, Elise et Alexandrine pour cette belle démonstration d’amour et de partage. Vive le Berry, et vive la France !  

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La Forteresse de Chinon à l’heure d’hiver

Au mois de décembre, nous avons pu découvrir la forteresse de Chinon. Située à quelques kilomètres de Tours, elle offre une vue imprenable sur la ville et domine la Vienne !

 

Nous ne connaissions pas cet endroit, mais en avions entendu beaucoup de bien. Une forteresse de ce style, située non loin de là, nous avait beaucoup plu ( Langeais ) et nous aimons beaucoup admirer les vastes enceintes, et nous imaginer à la place des habitants de ces lieux. Il faut savoir que cette forteresse date des gaulois, et est occupé depuis 3000 ans. Un pan d’histoire se dresse devant nous, et nous apprenons que Jeanne d’Arc, chère à Anthony, y a aussi séjourné, portant fièrement la couronne en or, sa promesse de mener au sacre le futur roi Charles VII .

Ici, nous avons une forteresse et non un château. Ne vous attendez donc pas à des pièces meublées ou à des costumes d’ornement. Les parcours qui s’offrent à vous sont libres ou bien guidés, et peuvent également s’accompagner d’un

Ipad pour des vues interactives et des jeux adaptés aux petits comme aux grands. Nous avons beaucoup apprécié cette forteresse, car la balade était plutôt sportive, et prendre le grand air en haut de la Tour reste un petit plaisir bien particulier. Au temps de Noël, des sapins étaient installés un peu partout, et cela sous différentes formes tantôt amusantes, tantôt poétiques.

Quelle agréable surprise, que de voir qu’un atelier culinaire nous était préparé ! L’occasion de mettre Monsieur aux fourneaux, ce qui est, je l’admets, un réel exploit ! Un très bon moment passé en compagnie des autres blogueurs et une dégustation de produits locaux pour le déjeuner. Que de petites attentions qui nous touchent à chaque fois, encore plus quand les organisateurs viennent nous saluer.

 

Entre marches, corridors et escaliers étroits, on ne s’arrête pas ! La forteresse se divise en trois parties, qui sont d’ailleurs signifiées par trois tours sur le blason de la ville de Chinon. Résidence royale, elle a vu défiler le comte d’Anjou Foulques IV, Henri II Plantagenêt, Philippe Auguste, Charles VII… Plus tard, elle sera abandonnée et dépourvue de rôle important, au profit de résidences plus modernes et plus stratégiques. Vendue comme bien national à la Révolution, cela ne l’empêche pas de tomber en ruines. Ce n’est qu’en 1840 qu’elle est classée monument historique, et une grande restauration s’avance alors…

 

L’Atelier culinaire nous aura vraiment charmé, et Anthony  a pris autant de plaisir à confectionner ses biscuits qu’à les déguster. Il s’en est pas mal sorti, et était forcément fier comme Artaban. Un peu de sucre, un peu de sel et un zeste de cannelle ! Pour plus d’audace, quelques emportes-pièces et une jolie boîte pour les emporter bien au chaud et les déguster près du sapin !

En conclusion, un très bon moment, plein de fraîcheur et de culture, et une belle première visite pour cette forteresse qui défie le temps ! 

Forteresse Royale de Chinon  37500 CHINON

À 40 MINUTES DE TOURS
PAR L’A85, SORTIE N°9 CHINON
PUIS D751
À 2H30 DE PARIS
PAR L’A10 PUIS PAR L’A85

Horaires d’ouverture

Janvier – février – novembre – décembre : 9 h 30 – 17 h (16h les 24 et 31 décembre)
Mars – avril et septembre – octobre : 9 h 30 – 18 h
1er mai – 31 août : 9 h 30 – 19 h

Plein tarif : 9 €

Tarif réduit* ( étudiant, personne en situation de handicap, 7-18 ans, enseignant… )  : 7 €

Gratuité : Enfant – 7 ans, demandeur d’emploi, journaliste…

www.forteressechinon.fr