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Un weekend à Troyes

Et si nous allions à Troyes ? Pas mal moqués par notre entourage, c’est pourtant la décision que nous avons prise, le temps d’un weekend.

On dit souvent qu’à Troyes il faut faire du shopping. Même si nous ne détestons pas ça, ce n’était pas la raison de notre venue à Troyes, pourtant en pleine période de soldes.

 

L’activité industrielle et commerciale à joué un rôle primordiale dans le développement de la cité et son rayonnement à travers le pays. Des premières foires de Champagnes en passant par la bonneterie (Petit Bateau) puis aux magasins d’usine modernes , elle est encore aujourd’hui une ville active et vivante où la gastronomie locale joue un rôle tout aussi important !

Troyes est avant tout une ville d’Art et d’Histoire qui conserve un patrimoine impressionnant et parfaitement préservé & restauré malgré le passage du temps. Le « Bouchon de Champagne », comme elle se fait appeler communément à cause de sa forme, est presque entièrement bâtie de maisons à pan de bois à colombages du XVIème siècle ; une caractéristique bien singulière !

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🛣️ CHEMIN DE TRAVERSE 🛣️ ⚜️ Rue Champeaux ⚜️ . Ambiance #harrypotter à Troyes, certaines rues nous imposent un retour en arrière assez brutal ! 😊 . Au delà de l'aspect moyenâgeux de la ville, c'est un témoignage unique en France d'une ville d'importance conservée en grande partie dans l'esprit du XVIème siècle, pas besoin d'aller très loin pour changer d'atmosphère ! 🏠⚜️ . . #troyes #troyestourisme #aube #grandest #frenchblogger #topfrance #urban #art #street #medieval #potd #photography #picoftheday #old #landscape #perspective #houses #bluesky #cloudy #archidaily #archilovers #architecture #huaweip20pro #igdaily #igptg #planeteig02

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Partis à 7h30, nous sommes arrivés à Troyes pour le petit-déjeuner. Garés en centre-ville sur un parking qui nous sera revenu à 13€ pour le weekend entier, nous avons commencé à flâner dans les rues troyennes. C’est au moulin de Pierre que nous nous sommes arrêtés prendre le petit-déjeuner, et la journée a pu vraiment débuté, avec un bon goût de croissant au beurre. 

Cela faisait un petit moment que nous voulions aller à Troyes, et ce n’est qu’à deux heures de route d’Orléans ! L’occasion d’un petit weekend bien sympathique, même si le temps était un peu taquin en février. Féru d’histoire et de patrimoine, nous étions ravis de découvrir cette ville qui sent bon l’authenticité ! Très bien accueillis par les locaux, c’était une parenthèse bien agréable et une petite coupure suffisamment dépaysante pour qu’elle remette nos compteurs de fatigue à zéro.

La spécialité culinaire de Troyes est l’andouillette. Anthony adore cela, et j’avoue que je lui laisse bien le loisir d’en profiter au restaurant nommé Tout Simplement, où nous nous arrêtons le midi. L’accueil est vraiment sympathique, les gens sont souriants, le gérant agréable, et le restaurant est à quelques mètres de l’office de tourisme où nous passons rapidement. Pas de chance pour nous, le musée du vitrail est fermé ! Heureusement, nous avons déjà une balade Greeter prévue dans l’après-midi. Un verre de Chablis et des tartines gigantesques plus tard, et nous voilà en compagnie de Christine, ancienne orthophoniste qui fait visiter sa ville avec coeur et générosité. Le système Greeter est installée à Troyes depuis 8 ans, et Anthony ouvre bien les oreilles quand Christine lui raconte des anecdotes sur ses nombreuses balades depuis.

Habitués des balades Greeter de l’autre côté, c’était le moment de copiner avec une camarade et d’échanger des avis ! Une bonne balade à pieds, qui nous aura permis de découvrir le fameux bouchon de champagne, de bout en bout. Des petites cours cachées, des coursives en bois, des détails sculptés à ne pas manquer…notre greeter Christine s’est révélée vraiment passionnante et bavarde comme on aime ! En plus de cela, elle nous a permis d’en savoir un peu plus sur l’origine de certaines expressions françaises.

Dans la fameuse ruelle des chats, elle nous a donné des indications sur  » Tenir le haut du pavé ». Cette expression signifie avoir une condition sociale élevée, et se rapporte à l’architecture du Moyen-Âge. Les rues étaient toutes pavées et les trottoirs n’existaient pas encore. Comme les rues étaient construites en forme de V, la chaussée remontait vers les façades, ce qui permettait l’évacuation des eaux usées dans une rigole au centre des rues. Une balade en ville n’était donc pas une partie de plaisir, et c’est pour cela qu’on marchait… en haut des pavés !

 » Faire banque-route » a une histoire plus compliquée. De l’italien banca rotta, les changeurs de monnaie se réunissaient sur des petites places, à l’heure des marchés et des foires qui ont fait jadis la réputation de la ville de Troyes. Ils ramenaient leurs bancs pour faire affaire, et si le temps des échanges ne leur était pas favorable et qu’il se retrouvait sans moyen de commercer, leur banc était rompu. D’où banque route , bancs rompus,  banca rotta en italien. Plus possible d’être sur la route.

Après une balade d’un bon pas, nous sommes allés poser nos bagages à l’hôtel , les comtes de Champagne, situé en plein centre de Troyes. Atypique et aux pans de bois apparents, nous avons apprécié dormir dans un bâtiment aussi authentique. Situé à quelques mètres de l’hôtel, un restaurant de sushi, Sushi Yaki ( 7 rue Colbert ), nous attendait ! La fatigue et la paresse aidant, c’était une solution facile et ça nous a bien plu. Les brochettes étaient particulièrement délicieuses. C’est ce que nous vous conseillons si vous y faites une halte.

Le lendemain, c’était visite de l’hôtel de Vauluisant au matin. Cet hôtel est un édifice en pierre du milieu du XVIe s. Le temps n’aidant pas trop, c’était une sortie qui tombait à pic ! L’hôtel de Vauluisant abrite deux musées, celui qui concerne la ville et son architecture ( musée de l’art Champenois )  et celui qui met en avant l’histoire de la bonneterie. Nous l’ignorions, mais Troyes est le berceau de la bonneterie. C’est même ici qu’est née la marque Petit Bateau.

La bonneterie est un secteur industriel concernant le commerce d’articles d’habillement en tissu à mailles, comme les bas ou les collants. Cette industrie a permis le rayonnant de la ville de Troyes au niveau national et a aussi joué un rôle économique et social. Deux temps deux richesses patrimoniales ! Une belle visite que nous recommandons à tous ceux qui veulent en savoir plus sur la ville de Troyes et ce qui fait ses richesses.

Avant d’aller déjeuner, nous sommes allés découvrir un atelier bien particulier, celui de Seschaou  ! Une belle surprise ouverte le dimanche… des fleurs, de la décoration et beaucoup d’élégance. Nous avons aimé l’ambiance de ce lieu, et les très jolies compositions qui le composaient. Avec deux femmes talentueuses et créatives aux commandes, cette boutique reste un véritable coup de coeur de notre séjour troyen !

Atelier Seschaou 3 place Audiffred Troyes

Un burger chez Rosa Parks avant de reprendre la route et notre séjour à Troyes touchait déjà à sa fin. Un court séjour que nous renouvellerons aux beaux jours car le temps ne nous a pas forcément montré les plus belles facettes de cette ville. Nous retenons l’accueil des locaux, et le patrimoine industriel découvert grâce au musée.

Culture, Resto, Tous, Visite express

Un weekend à Paris #hotelduoparis

Paris en décembre… un petit rêve de réalisé grâce à l’Hôtel Duo !

Nous aimons Paris pour son côté culturel, mais nous ne connaissions pas la ville avec les lumières de fin d’année ! En face du BHV, chez Hotel Duo Paris, nous avons pu profiter d’un confort 4 étoiles et d’une petite parenthèse bien agréable en cette période chargée !

Bien surpris de la localisation de l’hôtel où nous étions invités, nous avons pu nous rendre compte de son emplacement idéal lors de nos sorties. En face du BHV, où nous n’avons pas manqué de faire un tour, il y a quelques points de restauration autour, des friperies où je n’ai pas eu le temps de mettre mon nez ( et heureusement pour mon compte en banque ! ) , et une station de métro à 5 minutes ! Et le plus beau, nous sommes arrivés très tôt le matin, et nous avons pu profiter d’une place de l’hôtel de ville complètement vide… une ville endormie et un Paris que nous avons redécouvert, à l’heure hivernale ! Le quartier du marais est un quartier de Paris en pleine effervescence, et c’était un réel plaisir de résider en son coeur ! Toutes les activités touristiques n’étaient pas bien loin !

 

 

L’hôtel Duo Paris offre plusieurs chambres et suites, pour un séjour cocooning où tout est pensé pour lâcher du lest ! Le personnel est très agréable, et se rend disponible ! Ce qui nous a le plus charmé reste la décoration, moderne et élégante ! Plusieurs fauteuils sont installés au rez-de-chaussé et forment de ravissants espaces où il est possible de venir prendre un café, le temps d’un rendez-vous ou de se poser plus longtemps lors d’un tea time, le samedi et dimanche à partir de 15h ! Charmé par le patio à ciel ouvert, nous avons profité de retrouvailles avec notre amie Eugénie, pour nous permettre quelques photos ! Lors de votre séjour, un cocktail de bienvenue vous sera offert, ainsi qu’une petite réduction au BHV, situé juste en face ! Hotel Duo Paris propose également un service fitness et sauna, pour ceux qui voudraient lier détente et sport lors de leur séjour parisien !

 

Motivés et fringants le samedi matin, nous avons décidé de grimper jusqu’au Panthéon ! Un petit tour qui se passait très bien jusqu’à ce qu’on nous évacue pour manifestation. Nous sommes donc sortis par derrière, et un crachin assez désagréable commençait à se faire sentir ! Un peu dommage, mais nous reviendrons certainement pour en apprendre davantage sur ce lieu, dont les transformations architecturales sont impressionnantes ! Jadis monument religieux, la Panthéon est devenu un endroit qui célèbre et rend hommage à plusieurs personnalités.

Y sont notamment inhumés VoltaireJean-Jacques RousseauVictor HugoLouis BrailleSadi CarnotÉmile ZolaJean JaurèsJean MoulinJean MonnetPierre et Marie CurieAndré Malraux ou encore Alexandre Dumas, qui y fait son entrée en 2002Germaine TillionGeneviève de Gaulle-AnthoniozJean Zay et Pierre Brossolette y font leur entrée le Simone Veil, accompagnée de son époux Antoine Veil, y sont inhumés depuis le 1er juillet 2018  Wikipédia

Nous avons pu tester une expérience inédite au Panthéon, incontournable pour les passionnés des écrans que nous sommes !  Grâce à la réalité virtuelle, vous pourrez assister au discours de Clémenceau, qui a d’ailleurs une exposition dédiée à l’intérieur du monument ! L’expérience est incluse dans le prix du billet et dure 7 minutes et est accessible jusqu’au 10 février, le mercredi et samedi uniquement. Plus d’infos ici. 

11 novembre 1918. 16h00. Séance 129.
Clemenceau proclame l’armistice à l’Assemblée Nationale et délivre le
monde du conflit qui l’empoisonne depuis 4 ans. Face à lui, animés par une
joie immense, se pressent députés, journalistes, parisiens… Et vous.

Par la suite, nous avons mangé dans un restaurant de teppannyaki, une plaque chauffante japonaise, qui n’est pas sans rappeler une scène culte du film l’aile ou la cuisse ! Nous vous conseillons le Kagayakiau 79 boulevard Beaumarchais dans le 3ème,pas loin de la place des Vosges ! Vous pourrez vous attabler au comptoir si vous avez de la chance, afin de profiter du spectacle gourmand qui se joue devant vous. Le midi, les menus sont à partir de 16€ et sont très généreux, le restaurant comptait beaucoup d’habitués lors de notre passage, ce qui est un très bon signe en général !

Le reste de l’après-midi, nous l’avons passé à découvrir le quartier Bastille avec Anne, une amie ! Un bar à l’ambiance tamisée nous a accueilli, Chez Popeille au 15 rue de Charonne, alors que nous sortions juste du château éphémère, une boutique Ghibli officielle, qui n’est ouverte qu’à une période de l’année. Inutile de vous donner l’adresse car la boutique change de localisation avec les années. Quelques goodies en poche, un jeu de cartes collector Chihiro et un pins totoro ( 25  e le tout ! ) , et j’étais heureuse ! Anthony a pu se faire plaisir en découvrant une petite venelle cachée dans le coin et en dénichant une carte postale exclusive d’Orléans chez un bouquiniste.

Merci beaucoup à Hôtel Duo Paris pour son accueil ! C’était un réel plaisir de passer un weekend en ces murs, et de découvrir Paris autrement. 

Des idées d’activités à faire à Paris ? 

Culture, Tous, Voyage

Prague : seconde étape de notre voyage de noces !

Prague…depuis Berlin, quatre petites heures de train séparent les deux capitales européennes, un saut de puce dans notre périple qui devait aboutir sur les plages de Croatie un peu plus d’une semaine plus tard !

 Et voilà Prague qui apparaît sous nos yeux, à la fin d’un trajet agréable, bordé de paysages magnifiques. Nous sommes restés ici un peu plus de deux jours, suffisant pour profiter au maximum des incontournables de la vieille ville, mais sans aucun doute insuffisant pour découvrir toutes les richesse de cette ville au patrimoine exceptionnel.

Nous avions de Prague l’image d’une ville historique, un poil romantique et traversée par un fleuve à la manière d’une ville de Loire paisible et bordée d’histoire, tout cela n’était pas tout à fait juste mais nous nous en approchions ! Nous sommes arrivéspar le train depuis Berlin, quatre heures à profiter d’un magnifique paysage, une ligne entre fleuve et collines ponctuée de bourgades charmantes ! C’était le premier voyage en train pour Anthony, et bien qu’un peu anxieux au début, il s’est habitué à ce mode de transport qui permet de se reposer tout en se laissant porter.

Ce qui frappe d’entrée dans cette Capitale c’est « l’opulence » de son architecture, la richesse des décors et l’aspect monumental de certaines rues. La ville, et contrairement à ce que nous pouvions imaginer, est pleine de touristes si bien qu’il est assez difficile d’y circuler même à pied tant il y a la foule, d’autant plus dans les ruelles de la vieille ville ! Nous avons choisi un hôtel situé en coeur de ville afin de profiter de l’animation sans avoir à trop marcher, nous avons très bien fait ! La ville ancienne est labyrinthique et les distances sont rapidement importantes tant il est difficile de se repérer ! (J’applaudie ici le GPS du smartphone Huawei P20 pro  qui tant bien que mal a réussi à « accrocher » la majorité de nos trajets :p )

De 8h du matin à minuit et les estomacs bien remplis grâce aux nombreux restaurants croisés sur notre chemin, nous avons pu, malgré la chaleur (entre 30°c et 40°c au plus haut), déambuler au maximum dans la ville  afin de ne pas rater une miette des incontournables. Une cuisine simple, plutôt commune et très « internationale » en dehors des quelques restaurants typiques, c’est un peu ce que nous avons pu entrevoir de la cuisine ici. Prague est une ville du monde ouverte au tourisme de masse et malheureusement cela se ressent ; surtout au travers des innombrables boutiques souvenirs, toutes identiques et pratiquants des tarifs parfois assez prohibitifs ! La première adresse que nous avons testé s’est offerte à nous lors de notre première balade en ville. Quelques petites ruelles entrecoupées, et un espace qui nous a attiré. Quelques notes de musique, un accueil souriant et une végétation luxuriante…il ne nous en fallait pas plus pour se poser dans cette adresse qui offre une cuisine européenne très  satisfaisante !

Nous avons découvert un restaurant traditionnel nommé U Pivrnce Maiselova situé  60/3, 110 00 Praha 1 – Staré Město-Staré Měst et qui permettait de découvrir la cuisine du coin avec des plats sans prétention et un bon rapport qualité prix.  Tout l’endroit est décoré par un artiste populaire, Petr Urban,  à l’humour noir et aux dessins satiriques. Pancakes de pomme de terre, soupe à l’oignon et goulash sont donc à la carte et l’endroit se révèle être une vraie bonne adresse, autant pour la cuisine que pour l’ambiance franchement bonne enfant qui y règne.

Niveau incontournable, on vous conseille d’aller prendre un goûter au café municipal, l’occasion de profiter d’un décor art nouveau, tout en élégance et en raffinement ! 

Concernant nos activités culturelles, le programme a été varié et chargé ! Gros coup de coeur pour le musée des effets spéciaux de Karel Zeman ( Saská 80/1, 118 00 Malá Strana ) , un pionnier du genre ( que nous avouons ne pas connaître ) . L’occasion d’en savoir plus sur la façon de faire des films et d’animer des marionnettes par exemple.  Nous nous sommes beaucoup amusés, et même si le musée est assez petit, il est constitué d’éléments très ludiques et appelant à l’action ! Une activité très souvent plebiscitée pour les enfants, mais que nous avons trouvé attrayante pour nous qui sommes de nature curieuse. Le plus gros fou rire de notre vie dans un site touristique en fin de visite, grâce à une salle avec un fond vert… nous vous laissons la surprise si vous avez l’occasion de vous y rendre ! Ce n’était pas très cher comparé aux autres sites touristiques, et il y avait peu de monde, un vrai petit bijoux pour les curieux !

Lorsqu’on parle du château de Prague, c’est en réalité tout un quartier. Plutôt mal reçus par un office touristique sur place, nous avons accusé aussi notre manque d’organisation et d’information. De nombreux sites sont ouverts aux visites, mais ferment en général vers 17h30. Autant vous dire que la personne en face n’avait pas très envie de nous vendre des billets, et même s’il était indiqué 16h à nos montres, apparemment c’était trop tard. Un peu déçus, nous ne sommes cependant pas restés sur notre faim, puisque la balade pour monter tout en haut de ce point de vue valait le détour. Un petit verre dans la montée, l’occasion de souffler aussi avec un dénivelé assez sportif !

Nous avons également pris toute une après-midi pour visiter le quartier juif. Plusieurs types de formules touristiques s’offriront à vous, et vous aurez le choix de visiter une ou plusieurs synagogues, ainsi que des musées sur l’histoire juive, proposant objets précieux et nombreux témoignages. C’est à la synagogue espagnole, la plus décorée, qu’il vous faudra prendre vos tickets ( Vězeňská 1, 110 00 Staré Město ) Nous avons pris le billet global et avons commencé notre tour.  Beaucoup de gens en pèlerinage, des lieux bondés, mais une visite à faire absolument. Et pour les hommes, la kippa est bien évidemment obligatoire… ne vous en faites pas, elle sera fournie à l’entrée !

En grand amoureux des points de vue, nous avons aussi fait le Clémentinum ( Mariánské nám. 5, 110 00 Staré Město, Tchéquie ) , qui abrite surtout une des plus belles bibliothèque du monde. Ici on savoure avec les yeux, et c’est assez incroyable de voir à quel point les livres sont abondants. Avec son style baroque, cet endroit restera dans nos mémoires pendant longtemps. Nous avons vraiment eu le souffle coupé, et autant vous dire qu’il faut en profiter un maximum car la lumière a un minuteur afin de ne pas abîmer les précieux ouvrages. Le visite ne peut pas se faire autrement que guidée, et nous avons eu la chance d’avoir une guide sympathique, qui prenait bien le temps d’expliquer. Un peu de sport pour monter en haut de la tour astronomique et quel plaisir d’admirer toute une ville !  Petite précision, la visite est en anglais.

Crédit photo : Sean Yan 500 px

Bilan de ces un peu plus de deux jours passés à Prague : ville à la fois paisible par son atmosphère et sa culture mais furieusement active et animée grâce ( ou à cause ? )  des touristes et des nombreux artistes de rues présents. La cuisine y est bonne et le coût relativement accessible pour un Français (attention l’utilisation de la CB n’est pas dans la culture locale, ici il faut payer en « Couronne Tchèque » ! Pensez à trouver votre banque partenaire pour éviter le frais de conversions onéreux et ne vous ruer pas dans les « Bureaux de change » sans regarder un peu sur internet avant). Ici le seul point négatif est peut-être la chaleur humaine que dégagent les habitants qui ne sont pas tous totalement « Touriste friendly » et font parfois grise mine. Mais généralement tout cela est contrebalancé par la bonne humeur et la politesse que nous tentons d’échanger avec eux !

Café Municipal – nam Republiky 5, 111 21 Stare Mesto

Anecdotes et points pratiques 

Notre hôtel était l’hôtel Adler ( V Jirchářích 13, 110 00 Nové Město ), situé en plein centre-ville et à quelques minutes du tramway sa situation était géographiquement parlant une très belle idée de notre agence de voyages. Le personnel était très courtois, parlait suffisamment bien anglais pour comprendre le nôtre et proposait une collation gratuite dans l’après-midi. Le buffet du petit-déjeuner était garni et restait correct. Néanmoins nous avons eu quelques problèmes de climatisation, puisqu’elle était…inexistante !

Ne vous laissez pas avoir par l’authenticité de la brioche tchèque du Trdelnik. C’est le plus gros attrape-touriste du coin. Cette spécialité n’est pas connue en elle-même par les habitants et si vous êtes assez motivés pour aller parler à un habitant, il vous dira que c’est pas mauvais mais que même leurs grands-parents ne connaissent pas. Le nom de cette spécialité est cependant tchèque et a une connotation très ancienne mais se retrouve dans d’autres cultures de l’Est. En Autriche ils appellent ça “Prügelkrapfen” et en Slovaquie “Skalický trdelník.” Nous n’avions pas l’envie de le tester, même si c’est apparemment délicieux.

Si vous souhaitez emporter un souvenir typique de Prague, ramenez une marionnette ! La ville de Prague en est remplie, et il n’est pas rare de voir des magasins entiers dédiés à ce jouet particulier, façonné à la main et souvent entièrement en bois peint ! Méfiez-vous des porte-clés poupées russes qui sont certainement produits en Chine.

Crédit : PlacesOnLine.f 

Attention au taux de change et méfiez-vous des ATM, ces fameux distributeurs que vous croiserez à tous les coins de rue. Il n’est pas rare d’avoir des taux de conversion différents, et l’idéal reste de trouver la banque jumelle de celle que vous avez en France. La ville de Prague n’est pas aussi peu chère que ce qu’on nous avait laissé entendre, surtout dans le centre-ville !  Les sites touristiques s’additionnent vite sur le budget et il faut souvent faire des choix. Par contre, la bière est effectivement très peu onéreuse ( comptez 2€ maximum la pinte ) . Dans le prix affiché à la carte, il faut bien tenir compte du pourboire à laisser qui doit être en général de 10% et des accompagnements ! Une fois qu’on a pris l’habitude, c’est assez facile même si on doit réfléchir à l’heure du calcul. Le plus souvent, nous arrondissions la somme, surtout quand le service était souriant et le lieu accueillant. Si vous commandez un goulash, vous aurez juste de la viande. 350 CZK (14.58 €) c’est souvent le prix d’une viande et d’un accompagnement. Pour en revenir à cette brioche cuite sur bâton qu’est le Trdelnik, il revenait souvent à 3€. Ce qui n’est pas si peu cher quand on s’intéresse aux ingrédients.

Trouvez la tête de Kafka, auteur pragois connu pour La Métamorphose. Admirez le mécanisme hypnotisant. 

Nous espérons que cet article vous a plu, et n’hésitez pas à partager vos impressions sur la ville de Prague ! On se retrouve à mi-parcours, pour vous faire découvrir Vienne ! 

Culture, Tous, Voyage

Berlin, première étape de notre voyage de noces !

Berlin, une ville qui ne fait pas forcément rêver, mais que nous voulions inscrire dans notre périple de deux semaines. Pour notre voyage de noces, nous nous sommes vite rendus compte qu’une destination nous lasserait vite.

 

 

 

On a des caractères assez différents, mais un lien nous unit avec Anthony. Nous ne restons pas en place, nous ne savons pas ne rien faire, nous avons besoin de nous occuper. Même si cela peut être un défaut dans certains cas, lors de notre voyage de noces, c’était une vraie qualité de découverte. Ainsi, nous avons parcouru 4 villes en 2 semaines. Berlin, Prague, Vienne et Split. Quatre pays différents, et des cultures qui nous ont tantôt chahuté, tantôt brusqué.

 

Pour tout vous dire, Berlin a été la destination qui a failli disparaître du plan. Un peu trop ambitieux au départ, lorsque nous sommes allés voir une agence de voyage ( Havas ) pour nous aider, on avait programmé 5 villes en deux semaines. La conseillère nous a mise en garde, on n’aurait pas beaucoup de temps pour profiter, et on risquait de finir frustrés ! Maintenant que notre périple est terminé, nous nous disons qu’elle a eu bien raison. C’est finalement Budapest qu’on a délaissé, préférant Berlin. Ce pays, l’Allemagne, m’avait laissé un assez mauvais souvenir, lié à une correspondante antipathique, du temps où j’étais au collège. Je voulais lui redonner une chance de m’offrir de bons souvenirs, et c’était aussi l’occasion de parfaire mon allemand, langue que j’ai apprise pendant 10 ans, mais qui me vaut toujours deux bonnes minutes de réflexion lorsque je dois former une phrase.

Ainsi à Berlin, nous avons commencé doucement notre voyage, après un premier vol pour Anthony ! Un peu stressé au début, il a finalement été rassuré…ha ce n’est que ça ? C’est bon, on peut voyager en avion, son vertige n’a pas eu cours au décollage. Nous sommes arrivés à l’heure du déjeuner, et après nous être installés à l’hôtel Radisson, nous avons suivi les conseils d’une instacopine. C’est chez Momo Tavern que nous avons pris une première pause déjeuner ! Situé à quelques mètres de notre hôtel, nous avons pu découvrir la cuisine fusion. Celle qui mêle plusieurs spécialités de continent ou de culture différente, pour créer un nouveau plat. Fusion des cultures et des concepts, c’est un burger asiatique qui a ravi nos palais ce jour-là. Très bien accueillis, un burger aux crevettes et au boeuf mariné nous ont pleinement satisfaits.

Des amis revenus récemment de Berlin nous avait prévenu, la ville est très vaste, et à pieds cela peut être coriace ! Portés par l’élan des novices du voyage, ou une fougue aventurière, nous avons décidé d’explorer tout de même la ville en marchant. Ça permet toujours de découvrir des coins inaccessibles en transport en commun, et nous en avions le courage pour le moment ! C’était aussi l’occasion de se décider sur les activités que nous souhaitions faire ! Petit passage au CheckPoint Charlie, découverte de la porte de Brandebourg… Après une bonne bière et un bon repas, nous avons pu nous reposer les pieds et l’esprit ! C’était parti, nous étions en voyage ! Nous étions hors de chez nous !

Le lendemain, nous étions décidés, nous avons été mangé le meilleur kebab du monde, rien à voir avec ceux en France, c’était garni, coloré, et si peu cher ! Le kebab et la boisson ne nous ont coûté que 3.90 euros. Ces kebabs sont très réputés, et arrivés devant à 12h, nous avons pu nous rendre compte qu’à 13h30, il fallait attendre une bonne demi-heure pour être servi. Comme la petite gargotte était assez éloigné du centre-ville, nous avons pris le métro exprès et nous sommes baladés dans les rues environnantes. Mis à part quelques fresques streetart, rien de bien intéressant et nous sommes repartis assez vite.

Mustafa Gemüses Kebab
Mehringdamm 32
10961 Berlin

 

Avant de partir faire une croisière sur la Spree, le fleuve traversant Berlin, nous avons fait une pause dans un bâtiment qui a attiré notre attention. La Humboldt Box est un bâtiment exposition, expliquant aux berlinois l’intérêt de la reconstruction du palais de Berlin, situé juste derrière. Mise en scène intéressante et réflexion sur le patrimoine collectif, nous n’avons pas regretté notre visite. Une terrasse très sympathique nous attendait et nous offrait une vue sur le Berliner Dome, que nous avons le lendemain.

Les croisières sur les fleuves de villes sont des activités très touristiques, mais nous apprécions nous reposer et nous faire promener avec des commentaires sur la ville. Les audioguides étaient en français, et nous n’avons eu aucun mal à réserver notre visite directement sur le quai. Avec la Berliner Card, nous avons eu une réduction et Anthony s’est même pris un petit café à bord.

Le soir, nous avons découvert un quartier que nous n’avions pas remarqué, proche de notre hôtel. Le Nikolaiviertel, le quartier le plus ancien de Berlin, où il fait bon flâner dans les ruelles moyenâgeuses. Un bâtiment étrange a piqué notre curiosité, et ces bulles colorées nous ont invité à entrer. Une fois la porte franchie, nous avons pu découvrir un restaurant vietnamien décoré très joliment, et nous sommes bien reposés le temps d’un repas délicieux !

Ngong Restaurant Rathausstraße 23, 10178 Berlin

Le lendemain nous nous sommes décidés à faire le dôme de Berlin l’après-midi, un dôme très impressionnant, et une visite qui offre un point de vue somptueux sur la ville de Berlin, après 270 marches. Nous avons adoré, et la présence de casiers pour déposer nos affaires nous a permis d’être allégés pour la montée ! Nous avons poursuivi la journée par une visite au musée de la communication ! Nous étions tombés dessus lors de notre premier tour de la ville, et en tant que blogueurs, c’était pour nous une évidence. Très intéressant et plutôt calme, ce musée est ludique et nous a fait penser au palais de la découverte à Paris ! Beaucoup d’activités mises en scènes, et de vraies questions, pour mettre en avant la communication sous toutes ses formes, de l’antiquité à nos jours. Une visite vraiment géniale, où nous avons pu découvrir une exposition musicale sur la pop allemande, regardé une collection de boîtes aux lettres, réagir quant à l’évolution du téléphone et nous informer sur les pratiques de télécommunication en temps de guerre. Un réel coup de coeur culturel et nous n’avons vraiment pas regretté la visite.

Museum for Communication Berlin Leipziger Str. 16, 10117 Berlin

 

Anecdotes & points pratiques

Nous avons pris la Berlin Welcome Card, une carte payante, qui permet d’obtenir la gratuité dans les transports en commun, mais aussi des réductions intéressantes dans les musées ou les activités, et même certaines boutiques souvenirs ou points de restauration. Disponible en forfait, nous avons opté pour une qui couvrait une période de 48h.

Les spécialités allemandes tournent autour de la saucisse ou de la pomme de terre, le plus souvent. Anthony a pu goûter au curry wurst et j’ai validé les boulettes de viande. Nous avons déjeuné au Berliner Republik, inclus dans notre carte où nous avons pu avoir une réduction intéressante sur l’addition ( 10% )

Les transports en commun, que ce soit le métro ou le bus, sont très bien expliqués et vraiment propres. Nous n’avons eu aucun mal à nous repérer. Nous logions sur la Alexander Platz, juste au dessus du Primark et d’autres commerces très mauvais pour nos cartes bancaires. Nous avons assisté à quelques animations et concerts qui remplissent cette place plutôt bien animée.

Cherchez les ours ! Symbole berlinois, il y en a dans tous les coins de rue, et parfois même dans les magasins ! Une autre figure emblématique de cette ville reste le petit bonhomme qui traverse la rue. Il a des boutiques qui lui sont dédiées, et vous pourrez trouver des savons, des carnets et des tshirts à son effigie.

Les Ampelmännchen (mot allemand signifiant « petits bonshommes du feu [de signalisation] ») sont les personnages symboliques se trouvant sur les feux de signalisation lumineux destinés aux piétons en ex Allemagne de l’Est.

 

 

Pour terminer, une petite surprise pour nous, à l’heure du repas. il faut installer la table et lorsqu’on arrive au restaurant, aucun couvert n’est dressé. Lorsqu’on demande de l’eau, on nous apporte de l’eau pétillante, et il faut demander de la MineralWasser. Nous avons eu la surprise le premier soir, et le serveur n’a pas compris et Anthony a dû se contenter d’une bière. Plus tard pendant le séjour, on a bien pris soin de demander de l’eau plate, mais comme elle est minérale, elle est forcément payante. 4€ pour une bouteille d’eau de 75 Cl, ça fait un peu cher, mais servir de l’eau du robinet ne se fait vraiment pas chez eux. Une coutume que nous avons découvert, et ça nous semble tellement normal en France de demander une carafe d’eau ! Ici le verre d’eau ne vous est servi qu’avec le café, et il sert à… se rincer la bouche !

Nous espérons que ce récit vous a plu, nous avons essayé de compiler nos adresses et nos ressentis sans être trop bavard ! On se retrouve bientôt pour la deuxième étape : Prague ! 

Blabla, Culture, Tous

Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?