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5 conseils pour aborder la rentrée sereinement

Comment ça tu n’as pas ton nouveau cartable ? Et les cartouches d’encre ne sont pas prêtes ? Voici 5 conseils pour aborder la rentrée sereinement. 5 conseils valables aussi bien à l’école qu’en milieu professionnel.

Si vous avez fait votre rentrée aujourd’hui, j’espère que cela s’est bien passé ! Sinon, vous pourrez toujours vous inspirer de ces petits conseils ! Quoi qu’il en soit, ne vous en voulez pas les premiers jours, ce n’est jamais simple de découvrir un nouvel environnement ou une nouvelle classe… 

Soyez organisé… à votre manière !

Quand je vous parle d’organisation, ça ne veut pas forcément dire lit au carré, yoga tous les soirs et debout à 7h tapante. L’organisation c’est aussi et surtout apprendre à se connaître. Inutile de se rajouter du stress, si  le sac est prêt à l’avance c’est mieux. Si vous avez fixé vos rendez-vous deux semaines  à l’avance et que ça vous rassure c’est bien. Mais si vous fonctionnez mieux dans l’urgence, ce n’est pas un problème non plus, et vous n’avez pas à vous culpabilisez d’avoir votre fonctionnement. Bon, si vous êtes en retard tous les jours, faut quand même vous remettre en question. Sachez trouver votre routine à vous, et n’oubliez pas que chacun est différent. Si vous n’êtes pas un adepte des bullets journals, ne vous forcez pas non plus. Soyez organisé, mais écoutez-vous. Il n’y a pas d’organisation miracle, il y a juste différents modes de fonctionnements.

Gagnez du terrain !

Terrain apprivoisé, terrain déjà gagné ! Comme il est dur parfois de débarquer dans un nouvel environnement. Des bâtiments à apprivoiser, des risques de se perdre et d’arriver en retard… Tout un tas de contrariétés normales au début, mais qu’on peut facilement évincer ! Personnaliser son environnement est agréable et plutôt distrayant. Que vous choisissiez une nouvelle plante verte pour votre bureau ou de jolies cartes postales dans votre casier, là encore, ce sont vos goûts qui fonctionneront le mieux. Quand j’avais un casier au collège, je mettais souvent des stickers autocollants dedans par exemple. Aujourd’hui je travaille dans un Open Space, et c’est un peu plus dur de personnaliser les lieux ! Anthony a un bureau et je sais qu’il a souvent des biscuits dans son tiroir… quel gourmand ! Que ce soit des biscuits ou un petit pot de fleur, tous les moyens sont bons pour se sentir bien. S’aménager un espace à soi, c’est tout de suite plus rassurant, non ?

Faites-vous confiance

Si vous êtes arrivés jusqu’ici ( que ce soit la 5èmeB à Alain Fournier, dans une université à l’autre bout du monde ou à la porte de votre nouveau job ), c’est que vous l’avez mérité. Vous avez fait des efforts pour être là, alors inspirez un grand coup. Passer d’un niveau à un autre, d’une étape de vie à un autre bord, ça donne tout un tas de sensation plutôt désagréable au début. Manque de confiance en soi, dévalorisation, timidité… Retenez simplement que Rome ne s’est pas construite en un jour et qu’Einstein a aussi eu 12 ans. Même si vous ne souhaitez pas construire de ville ou devenir prix Nobel, chaque chose en son temps ! Faites-vous confiance, car il y a bien quelqu’un qui vous fait confiance pour vous avoir sélectionné ! Et si vous rentrez au lycée, ce sont vos anciens profs qui ont estimé que vous en étiez capables. Quelque part, il y a quelqu’un qui croit en vous ! 

Dites-vous que vous n’êtes pas le seul à être mal à l’aise

On a toujours tendance à penser qu’on est seul dans ses ennuis. Mais d’autres collègues, d’autres élèves, sont sûrement nouveaux eux aussi. J’ai tendance à penser qu’on devrait faire une réunion des nouveaux dans chaque établissement ou à chaque rentrée ! J’ai aussi été nouvelle, à la fac particulièrement, et ce n’est jamais pratique de se faire un ami dès le premier jour… Ha comme je la connais cette angoisse de déjeuner seule ! Repérez quelqu’un qui a l’air seul aussi, et plutôt sympa de préférence, et engagez la conversation. On ne sait jamais, les belles amitiés peuvent commencer comme ça ? Preuve en est du meilleur ami d’Anthony ! La rentrée arrive en 5ème et Monsieur n’a pas de stylo pour écrire. Il se retourne et en demande une à un garçon juste derrière lui. C’était son témoin de mariage, et encore aujourd’hui, il m’a aidé à porter des étagères.

Souriez

Parce que vous êtes heureux d’être là, parce que l’année commence, parce que peut-être vous avez trimé dur pour arrivez dans cette boîte. Un sourire ne coûte pas très cher, mais peut produire beaucoup de lumière ( c’est l’Abbé Pierre qui l’a dit ). Vous n’avez pas envie de passer pour le vieux grincheux de service, n’est-ce pas ? Ou celui qui passe sa vie constipé. Bref, je ne vous fais pas un dessin, mais quand vous doutez, pensez à cette année qui s’avance et à tous les projets qui peuvent arriver ! De nouveaux amis, une nouvelle âme soeur, un nouvel appartement à décorer, une ville avec des nouvelles bonnes adresses, des nouveaux clubs ou associations… Que de possibilité de nouveaux bonheurs en somme ?

J’espère que ces modestes conseils vont un peu vous détendre, et que vous passerez un mois de septembre à prendre vos marques sereinement. D’ici là, je vous dis à très vite, nous profitons de ce mois de septembre pour nous carapter en lune de miel. Suivez nos aventures sur notre page facebook. 

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Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?

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Ce que j’ai appris en 2 ans d’animation périscolaire

2 ans d’animation périscolaire, deux ans de rires, deux ans d’apprentissage pour moi comme pour les enfants. Retour sur cette très belle expérience qui m’a fait remettre en question mes certitudes et m’interroger sur mes à priori.

Je tourne une page qui m’a touchée plus que de raison. Partie pour devenir orthophoniste, le destin a préféré que je me fasse des armes en pratique et entourée d’enfants dynamiques et ayant 50 questions à la seconde. Des soucis de santé empêchant la poursuite de mes études, j’ai trouvé un poste à la mairie d’Orléans après une année sabbatique nécessaire. J’avais des horaires un peu farfelus, mais mener une vie décalée ne m’a pas gêné plus que cela. Bien au contraire, cela m’a même plutôt permis de faire des tas d’autres choses à côté. Le matin à 7h j’allais garder des enfants avant l’école. Puis je faisais parfois des remplacements sur le temps du déjeuner, pour poursuivre deux heures plus tard par des ateliers d’animations périscolaire. Se suivait ensuite de temps à autre une heure d’aide aux devoirs ou de garderie. Et je partais une fois les enfants remis à leur famille, en général après 18 heures.

Ne pas hésiter 

Que ce soit avec les enfants, ou avec les différentes équipes d’animation, ne pas hésiter reste la devise. Les enfants sentent quand nous ne sommes pas confiants et ce n’est pas le moment de balbutier lorsqu’on lance une activité. Du punch, du dynamisme et une réelle envie…voilà ce qu’on retient d’un animateur engagé ! Avec les collègues c’est pareil, il ne faut pas se sentir plus bête qu’un autre à demander des informations ou un avis. La première année, j’ai eu la chance d’avoir une référente très attentive et à l’écoute. L’idéal pour débuter ! Elle venait parfois pendant mes activités pour s’assurer que j’étais à l’aise et que l’activité se déroulait bien. Loin de trouver cela ennuyant, je prenais toujours très à coeur ses remarques ou suggestions. La seconde année, j’étais bien plus à l’aise déjà, car je connaissais le fonctionnement de l’école et les locaux.

S’organiser 

Du carton par-ci, un ciseau par là et des gommettes colorées…mes ateliers étaient principalement créatifs. Mes collègues pourront en témoigner, je n’ai jamais été la meilleure élève pour le rangement. Néanmoins, en terme d’investissement, je n’ai pas hésité à venir trente minutes plus tôt pour préparer mon activité, quitte à passer dix minutes à la photocopieuse. Avec le temps, j’ai compris que ce temps de préparation était indispensable, et qu’il était nettement plus pratique directement sur le lieu de travail. Forcément, à la maison, je n’avais pas les mêmes peintures ni le fameux pistolet à colle ou la perforatrice en forme de fleurs. Plier 30 cartes en carton, découper des centaines de formes, s’agacer avec la plastifieuse…autant de missions évidentes en animation. Et encore, je ne vous parle pas des plannings et des projets pédagogiques.

Se confronter à soi-même

Comme elle est loin l’animatrice qui ne savait pas s’imposer. Dès le premier jour, j’ai senti qu’il fallait que je gagne en autonomie et en confiance en moi. Je ne vais pas passer par quatre chemins, et je ne trouve pas d’autres phrases mais « tu vas te faire bouffer » reste une pensée qui m’a traversé l’esprit. Un peu trop douce au départ, j’ai appris par la suite qu’on pouvait le rester mais se faire respecter. Et qu’hurler sur les enfants n’avait pas forcément l’effet escompté, voire que ça empirait les choses ! Mécanisme de défense somme toute assez automatique, les gens qui parlent fort ne sont pas toujours les gens qui ont le plus de choses à dire. Je me suis pas mal remise en question en travaillant dans l’animation, en rencontrant différentes équipes et en confrontant les pédagogies. Qu’est-ce que je veux pour mon enfant, qu’est-ce qui est le plus important pour eux à l’école ? Ce qui est certain, c’est que travailler avec des enfants m’a donné confirmation que j’avais cette sorte de fibre maternelle. Les enfants m’apprécient, et même si certains sont durs à apprivoiser, dans l’ensemble, aucun ne m’avait en horreur !

Ne pas oublier son âme d’enfant

Quoi de plus amusant, tendre, et adorable que l’enfance. Travailler avec un public de petits bouts m’a permis de garder mon âme d’enfant ( et accessoirement de recevoir câlins et de nombreux dessins ) . Même si elle était toujours présente, j’ai pu la réveiller et la rafistoler. C’est vrai qu’avec les années qui passent et les petits désagréments du quotidien ( factures, train en retard, fuite dans la salle d’eau…), on a souvent tendance à oublier cette part de nous. S’émerveiller d’une procession de gendarmes, cacher un avion en papier dans son sac ou faire des farces aux copains… autant de plaisirs si proches que je pouvais approcher avec mes yeux d’adultes. J’ai reconsidéré tellement de choses avec ces deux années d’animation. J’ai parfois eu la larme à l’oeil en les regardant jouer ou se disputer. C’était quelque chose de regarder l’enfant que j’avais pu être avec des yeux d’animatrice. Saisir au vol et comprendre enfin cette phrase « Profite tu verras quand tu auras mon âge, tu te diras que la sieste c’était pas si mal. » 

Se surprendre 

Pendant ces deux ans, j’ai pu acquérir pas mal d’expérience sur le terrain, et c’est cela qui m’a fait du bien. J’ai cru longtemps être très scolaire, alors que j’apprends bien plus vite en pratique. Je me suis surprise à être très à l’aise, à ce que les enfants me saluent dans la cour quand j’arrivais en trottinette, et à accepter de travailler avec un public qui me rebutait au début ( les maternelles ). On apprend tous les jours, mais le monde de l’enfance reste très particulier pour moi. Je crois que j’ai réellement grandi en prenant cette place de référence. Un personnel encadrant pédagogique se doit d’être un exemple, et c’était un exercice de savoir écouter les confidences de certains tout en n’oubliant pas les limites à ne pas franchir avec d’autres. J’ai aussi largement assagi mon vocabulaire, et il est très rare à présent de m’entendre jurer.

Très émue pendant mes deux dernières semaines d’animation en centre aéré, j’ai le sentiment d’avoir fait de mon mieux et du mieux que j’ai pu. Le mot transmettre a pris beaucoup plus d’importance dans ma vie depuis, et je sais que c’est un de ces mots clés que je veux ressentir tout le long de mon parcours professionnel ou personnel.

Donner quelque chose, et voir la personne le partager, c’est un très beau sentiment selon moi. Et ce n’est pas la petite fille qui m’a appris à faire des éventails en papier, qui dira le contraire.  

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Alors, ça roule ou ça pédale ?

Parlons peu roulons bien. Aujourd’hui on va vous parler d’un sujet qui peut rebuter certains, et qui peut en faire sourire d’autres. Et oui, le permis de conduire est une étape, mais est-elle obligatoire ?

 

Anthony : J’ai mon permis depuis 2012. Le 27 février pour être précis. Code du premier coup, permis pratique du premier coup… un parcours plutôt classique ! Ha si, j’ai fait 40h de conduite et ma mère m’a un peu mis la pression pour que je l’ai, mais au final, je suis bien content de l’avoir.

Plutôt régulier, j’y allais en fin de semaine, et après le lycée j’allais au code. Studieux et appliqué, ça m’est arrivé d’en faire jusque 6h par semaine. Avec des sessions de 2h maximum, j’étais plutôt connu à l’auto-école. En plus, j’ai fait du simulateur et j’avoue que ça ne m’a pas servi à grand chose… Peut-être niveau appréhension, mais maintenant à un vrai volant, je me rends compte que ce ne sont pas du tout les mêmes sensations. Je me souviens de mon examen de permis, l’inspectrice avait des lunettes noires et je ne voyais pas son regard. Autant dire que j’étais assez agacé parce que c’est un peu déstabilisant. Je me souviens de mon moniteur qui s’appelait Sami et qui m’a vraiment bien aidé pendant toute ma formation. Avant de passer le permis, j’avais fait 2h de conduite et il m’a emmené ! En fin d’examen, je l’ai vu me faire un pouce dans le rétroviseur et j’ai su que j’avais fait du bon boulot. Deux semaines plus tard, je recevais le précieux sésame qui sentait bon l’indépendance. 

Ma mère m’a ensuite donné sa voiture gracieusement, et j’ai donc débuté avec Peugeot 306 verte de 1998 qui appartenait à mon grand-père ( oui je crois bien qu’elle a fait toute ma famille ). Au compteur elle n’avait que 57 000 km , ce qui est peu quand on sait que la voiture a traversé une dizaine d’années. Je m’y suis fait et elle m’a accompagné sur bien des routes de vacances ou pour aller au BTS ! Un samedi midi au bout de ma deuxième année d’apprentissage, je me souviens d’un incident qui m’a marqué. Une panne de batterie sur un parking désert à Pithiviers. La solitude.

Je suis reconnaissant envers mes parents qui m’ont payé toute ma formation du permis. Une pression en plus pour que je l’ai ! 

 

 

Noémie : Je n’ai pas le permis de conduire. Je l’ai raté deux fois, et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, quand je l’ai passé la première fois, je n’étais pas globalement prête. J’ai été poussé et c’est bien quelque chose qui ne marche pas avec moi, car je navigue inconsciemment à contre-sens ensuite. La seconde fois, j’étais vraiment motivée, mais je me suis laissée surprendre et j’ai grillé une priorité dans un rond point. Autant vous dire que l’inspecteur à ma droite a directement cacheté l’enveloppe et qu’il a assuré les 20 minutes d’examen parce qu’il se devait de les faire.

Le code je l’ai eu à partir du second essai. Je crois que j’ai tendance à laisser traîner les choses, et je n’étais pas aussi assidue qu’Anthony lorsqu’il a fallu le préparer. Comme à l’époque j’étais en internat, devoir passer mes maigres heures de sortie à l’auto-école ne m’enchantait guère. Quand je l’ai eu je n’y croyais pas trop, mais j’avais hâte de commencer la conduite, car j’étais vraiment curieuse. Lors de la première séance pratique, j’étais très impressionnée, et j’ai dû passer pour quelqu’un de gauche et de malhabile. Les autres voitures m’effrayaient, je ne savais pas où regarder. Même si je n’avais pas les pédales, le volant et le placement des mains me donnaient déjà du fil à retordre. Il m’a fallu 20h de conduite pour passer la première étape sur quatre. Et j’ai en tout cumulé 60h de conduite qui ne m’ont menées à… rien.

Aujourd’hui je me rends compte que je n’ai pas le permis et que ça va m’handicaper pour la suite de notre vie. C’est surtout une question professionnelle, puisque je vais sûrement être amenée à effectuer des déplacements pour mon nouveau boulot. L’écriture d’un nouveau guide touristique régional m’est déjà passé sous le nez pour ce motif et c’est là que j’ai commencé à m’en vouloir un peu de ne toujours pas l’avoir ! Même s’il n’y a pas un âge précis pour l’avoir, je sens que c’est le moment de me mettre un coup de pied à la motivation ! Je me rends aussi compte que si jamais Anthony a un quelconque accident qui l’empêche de prendre la voiture, nous serons bien embêtés dans notre vie quotidienne car c’est lui qui va chercher les courses au Drive par exemple. En prenant du recul, je me dis que je n’avais pas compris l’intérêt d’avoir le permis, et c’est la raison pour laquelle j’ai autant laisser traîner. Dans mes études je n’en ai pas eu besoin car j’étais en transport en commun, et que ce mode de vie ne me déplaisait pas, que je sois à la fac d’Orléans ou en orthophonie, à Tours.

Mon code est périmé et il faut donc que je repasse tout du début. Je vous avoue que l’ampleur de la tâche a deux côtés. L’un c’est qu’il faut économiser pour le payer ce permis, et le second c’est qu’il faut être régulière dans ses efforts. Même si j’ai de moins en de moins de mal à gérer mes finances, un permis à payer représente tout de même une somme. C’est un bon leitmotiv pour économiser cela dit, et je pense qu’avec le nouveau système de code avec La Poste, on peut amoindrir les frais. 

Pour 30€, on paye juste la présentation à l’examen du code dans un des 500 centres présents dans toute la France. Les résultats sont disponibles en 48h, et je pense que cette formule est utile si comme moi, on n’a pas forcément le temps ni l’envie de faire des sessions et de réserver des plages horaires exprès. En plus, se préparer seul alors qu’on l’a déjà passé et réussi ne devrait pas être une trop grosse affaire. J’ai installé l’application Digischool et je fais des séries depuis quelques jours. Je suis plutôt contente de voir qu’en général je fais toujours plus de 30/40.

Plus d’informations pour passer le code avec la poste sur ce lien. 

 

Tu as des conseils ou une expérience liée au permis de conduire à partager ? N’hésite pas à commenter !

 

 

 

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Peut-on être trop organisé ?

L’organisation, c’est bien, ça rassure, ça aide à planifier. Mais est-ce que la richesse de l’imprévu a sa place quelque part ou bien sommes-nous fermés à toute ouverture ?

Je n’ai pas toujours été comme ça

D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai pas toujours fait de planning et autant je suis organisée dans ce dernier, autant ça n’a rien à voir avec ma conception du rangement ( Anthony peut, à son grand désespoir, en témoigner ). Quand je vous parle d’organisation, elle est plutôt événementielle en fait. Je m’accorde aux rdvs ou aux tâches à accomplir. Quelque chose que j’aime faire, et cela depuis que j’écris, ce sont des listes. Je crois que c’est par là que commence ma fameuse organisation. Lister, cumuler, prioriser. A 8 ans, c’était les listes des mes copines, au collège, ça a été le classement des plus beaux garçons,  plus tard les listes des activités que je voulais faire en colonie de vacances, pour finir avec les listes de playlist, qu’on fait tous à 16 ans et qui ne servent à rien ensuite ( période BB Brunes et Avril Lavigne ).  A 24 ans, je me rends compte que j’aime bien accumuler des choses, et lister des mots donne corps à mon côté écureuil.

Pourquoi les listes me font du bien ?

Récemment, j’ai acheté un livre nommé «  Simplifier  » qui donne de très bons conseils pour prioriser les tâches et leur donner du sens. Dans ce livre, à ma grande stupeur, l’importance des listes est amoindrie. En effet, écrire une liste juste pour l’écrire n’est pas bien pertinent. On désencombre son esprit, c’est déjà ça, me direz-vous. Il est conseillé dans ce livre, d’écrire toutes les choses à faire dans la journée, ou qu’il serait bien de faire dans un futur proche. Par jour, on en sélectionne 3 qui nous semblent accomplissables selon notre humeur et nos envies du moment. Selon ne tient donc qu’à soi de se fixer 3 tâches qui comportent de la vie quotidienne ( sortir les poubelles est une tâche qu’on néglige trop dans les plannings ) , de la vie personnelle ( envoyer une carte à tatie Berthe ) , ou de la vie professionnelle ( envoyer une facture à tel client ). En tenant un petit carnet de tâches, j’ai vite pu me rendre compte de ce qui trainait et que je ne faisais que reporter. A moi de trouver ensuite pourquoi. 

Cocher ou rayer est un geste qu’on connaît depuis les petites classes. On le fait également souvent en examen ou pour remplir des documents administratifs. Ce que j’apprécie dans ce geste, c’est le côté décisif, et je crois que c’est ce qui me fait du bien dans le fait de faire des listes. Ne pas accepter le repentir, et se dire qu’une action est faite, passée et validée. Pour moi qui ai travaillé un été en conditionnement, je vois les choses à faire exactement comme des boîtes à ranger. Dans chaque boîte se trouve plusieurs dossiers, qui contiennent eux-même des listes, avec parfois des stickers rigolos. Toutes sont différentes mais néanmoins importantes à un moment donné. Quand je regarde ces boîtes s’empiler en fin de journée, je me dis que j’ai fait du bon travail. Cette technique de projection mentale se rapproche un peu du Mind Mapping.

La peur de l’inconnu et mon côté control freak

Comme tout le monde je pense, j’aime bien être en terrain connu, pour savoir comment réagir. Mes capacités d’adaptation sont plutôt bonnes, mais je suis aussi très impressionnable. C’est un peu étrange de caler des mots sur ce sentiment mais disons que l’inconnu m’effraie autant qu’il m’excite. En anglais, « control freak » signifie maniaque du contrôle. C’est vrai que j’apprécie contrôler les choses, que je me place ( un peu trop ) souvent en meneuse de groupe. Me retrouver face à l’inconnu peut soit me faire me découvrir un surmoi que je trouve un peu décalé ( ce sentiment de « mais comment j’ai pu dire/faire ça ? » ) ou à l’inverse me donne le sentiment de n’être pas à ma place et de ne pas correspondre à ce qu’on attend de moi. L’un prime plus que l’autre, et ce n’est pas celui qui me fait me sentir génial. 

Douter de son organisation

S’il y a bien une chose que j’adore, c’est rédiger des plannings. Lorsque nous partons en weekend prolongé ou en vacances, je m’en donne à coeur joie. Je trouve ça rassurant et vraiment pratique de connaître nos points de chute ( logement , parking… ) mais aussi de nous prévoir de belles adresses ou des sorties culturelles. Le premier planning que nous avons fait ensemble avec Anthony ne nous a pas donné satisfaction, simplement car nous avions calé trop d’échéances qui nous ont finalement frustré et ne nous ont pas permises de profiter des activités. Nous avons réfléchi à comment optimiser nos plannings ensuite, afin de nous permettre de faire des choses qui nous tiennent à coeur, sans forcément tout minuter. L’intérêt d’avoir une adresse mail commune est très pratique, car nous pouvons mettre en ligne des documents de façon directe, et recevoir des confirmations de réservation en même temps.

Pour finalement se laisser aller… un peu 

Maintenant, nous ne notons que des tranches horaires ! Matin, midi, après-midi…. Pour les logements, quelques indications d’heure à laquelle arriver , et nous n’oublions pas de noter aussi les budgets prévisionnels ( coût du ticket d’entrée au musée, place de cinéma, train touristique etc ) . Anthony a pour souvenir un weekend à Paris avec une somme dépensée considérable, alors que nous étions logés. Budgéter nos sorties, et savoir si le parking est payant nous permet aussi d’éviter des disputes car en vacances, les débordements sont faciles. Une limonade par ci, un hôtel choisi par défaut et beaucoup trop cher alors qu’on ne reste qu’une à deux nuits, un shopping imprévu et inutile… Lorsqu’on allait dans une ville qu’on ne connaissait pas, on avait tendance à choisir la facilité et à payer des services inutilement. On sait le budget qu’on se fixe, et on repère les restaurants avant, histoire de se faire une idée de l’addition. Nous aimons tant manger qu’une déception gustative peut nous gâcher la journée. Là aussi, c’est aussi connaître son fonctionnement, pour prévenir les déceptions ou guérir les appréhensions. Je sais par exemple que si je dois me rendre seule dans un lieu inconnu, il faut que je prévois d’arriver 20 minutes avant, car mon sens de l’orientation est tel que je peux arriver pile à l’heure en ayant tourné dans la même rue ou en l’ayant prise à l’envers.

Finalement, je ne pense pas qu’on puisse être trop organisé. Cela dépend tellement des besoins, et des personnalités. Je reste admirative des personnes qui peuvent partir en voyage du jour au lendemain, avec un sac et leurs envies. J’imagine que c’est aussi une question de maturité et d’avancée dans la vie, les rythmes de chacun ne nécessitent pas forcément une organisation drastique. J’ai bien conscience que je suis un peu trop attentive à mon planning et que je suis rarement disponible au pied levé, mais j’espère bien pouvoir évoluer dans mon lâcher d’emploi du temps !