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Reprendre des études quand on est adulte

Reprendre des études… ha la mince affaire ! Tous les deux, nous avons décidé de reprendre nos études alors que nous travaillions encore.

Un long cheminement est nécessaire pour se décider à reprendre des études. Les regards des autres, la stabilité, le côté financier aussi… autant d’éléments à prendre en compte lorsqu’on décide de retrouver le chemin de l’école.

Noémie

J’ai décidé de reprendre mes études pour suivre une formation liée à mon travail. Alors chroniqueuse radio, il faut bien avouer que le métier d’animatrice m’intriguait mais me faisait aussi un peu peur.

J’ai toujours été impressionnable, et dans le milieu professionnel, il m’en faut peu. Mes débuts à la radio se sont faits doucement, et je ne me voyais pas parler uniquement de nourriture à l’antenne. Explorer d’autres domaines, écrire des chroniques différentes, partir à la rencontre de personnalités… autant de tâches qui me faisaient bien envie et qui seraient accessibles si j’obtenais un diplôme d’animatrice radio.

Je ne vais pas vous dire que le choix a été simple, j’en ai même un peu souffert moralement. Se remettre en question, essayer de voir plus loin, imaginer le futur… on ne se retrouve pas tous les jours face à soi-même. Essayer de revenir sur les bancs de l’école, c’était aussi risquer de ne pas réussir, et l’échec n’est jamais agréable. J’ai été très scolaire par le passé, mais j’ai du mal à être dans une ambiance de groupe, et je décroche très vite si les enseignements sont trop statiques.

La reprise des études lorsqu’on a goûté à la vie d’adulte peut paraître rebutante, mais elle a finalement quelques avantages. Il est bien dommage qu’en France, l’orientation soit décidée si tôt. Sérieusement, qui sait ce qu’il veut faire à 13 ans ?

Même si les filières techniques et générales sont parfois moins spécialisées qu’avant, les passerelles restent rares, et les informations dures à obtenir.


Anthony

Pour ma part,je me suis décidé après quelques années en poste. C’est avec l’envie de repartir dans le domaine de l’architecture que j’affectionne tant, que les démarches ont démarré.

Noémie était alors à Paris pour sa formation, j’avais donc tout le loisir pour trouver des formations en relations avec mes envies. Après avoir écumé les sites des écoles d’architecture, j’ai finalement opté pour des formations plus courtes afin de gagner en compétences sans repartir de zéro ! La vie étant ce qu elle est, et nos projets personnels avançant, je ne me voyais pas reprendre 5 ans d’études… C’était bien trop long pour nous. Quelle chance de tomber sur cette formation en génie civil, qui me permet en un an de découvrir de nouvelles compétences et savoir-faire !

La démarche n’était pas évidente, mais l’apprentissage qui s’est finalement imposé à moi, permettait de concilier la vie d’adulte et le retour en cours, afin de payer le loyer ! Je n’ai que deux périodes théoriques à Bourges, et je ne me voyais pas prendre un logement pour ces quelques mois.

À la place, j’ai opté pour une trottinette électrique, qui me mènera sans encombre à la gare, où je vais me rendre matin et soir afin de relier Bourges à Orléans.


5 raisons de reprendre ses études

🗨️ 1 / Un enseignement ciblé. On n’aborde pas les études de la même façon lorsqu’on les choisit. Dans l’adolescence, les études sont parfois subies. Une fois adulte, le choix est conscient, et les cours sont donc plus passionnants.

🗨️ 2 / La maturité. Passé un certain âge, on se connaît, et on sait comment on fonctionne. Certains prendront plaisir à réécrire à la main sur des cahiers, et d’autres se révéleront plus efficaces dans leurs études adulte. Organisation, méthodologie, concentration…autant de qualités qu’on a pu développer dans la vie active.

🗨️ 3 / Se former est motivant et stimulant. Apprendre de nouvelles choses, rester curieux. C’est bon pour le moral, et ce n’est pas nous qui le disons. Voir l’article sur les bienfaits de l’apprentissage.

🗨️ 4/ Sortir de sa zone de confort et se donner les moyens pour un épanouissement professionnel. Et sûrement personnel aussi !

🗨️ 5/ Se faire un nouveau réseau de contacts ( profs, intervenants, élèves…) on ne sait jamais de quoi la vie est constituée et recroiser des personnes fait partie de la vie. Des futurs collègues ou associés ? Ou des consultants de choix…la vie nous le dira !

🧭 Bonne route à vous si vous décidez de reprendre des études !

 

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2 Commentaires

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    Répondre Martine 9 septembre 2020 à 11:20

    Et ne pas oublier les VAE qui donnent des avantages

    J avais repris à 35 ans après une remise à niveau au CNED, c était il y a 40 ans .Difficile mais enrichissant

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    Répondre Pascal Quionquion 24 septembre 2020 à 10:02

    En effet, reprendre des études une fois adulte est une excellente expérience. Elle permet de grandir à soi-même et de se révéler sous un nouveau jour. Le plus dur se présente quand cette décision paraît déstabiliser l’équilibre conjugal sur le plan économique comme dans la gestion du temps.
    Je recommande donc vivement à celui/celle qui se lance dans l’aventure de prendre le temps de verbaliser son projet à son conjoint. Le facteur déterminant est la vision, le « pour quoi »? A partir du moment où la motivation et la raison de cette motivation sont claire pour les deux, bien des choses avancent plus facilement. L’objectif de ce partage est aussi de permettre au conjoint qui reçoit la nouvelle de dire ce qu’il ressent, de partager ses joies et ses peurs.

    Un deuxième point est de se projeter en visualisant le temps du déséquilibre. Il est bien plus facile à vivre quand on sait que dans 24 ou 36 mois, les choses prendront une nouvelle dynamique vers un nouvel équilibre. Que le couple crée de nouvelles zones d’aération est capital. Nouveau projet + nouvelle direction nécessite de nouvelles zones d’aération et de retrouvailles. Si on considère les activités de chacun des membres du couple comme des mobiliers dans une maison, le fait d’en déplacer un occasionnera sans doute le besoin d’en déplacer d’autres pour ré-harmoniser l’ensemble.
    Regarder la vie à deux avec un nouvel élément aussi conséquent mérite un regard globalisant sur le couple.

    La troisième chose que je vois, c’est le besoin courant de voir son conjoint devenir son premier supporter. Qui dit études dit « bonnes et mauvaises notes ». C’est dur de revenir dans un système d’évaluation. Les commentaires d’un professeur peuvent affecter un conjoint. Il aura besoin d’être soutenu, entendu, compris et encouragé. Rien de plus que ça. Préparez-vous à offrir tout ça ou à demander tout ça. Je sais que certains conjoints sont mal à l’aise de demander du soutien. Pourtant, c’est tellement plus facile d’aimer quelqu’un qui sait comment il a besoin d’être aimé parce qu’il le verbalise !

    Que pensez-vous de ces trois aspects ? Vous parraissent-ils pertinents ? Accessibles ? En ajouteriez-vous un ou plusieurs ?
    Au plaisir de vous lire
    Pascal

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