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TOP 10 des pires situations de mariage

Nous sommes clairement à moins de 3 semaines du mariage, et quand mon esprit divague, il me vient des idées bien étranges, et je l’avoue carrément pessimistes.

Histoire de ne pas m’effrayer toute seule, je vous les partage, car ça ne se passera pas comme ça. Je les classe de la plus plausible à la plus farfelue… 

1 / L’un de nous est malade et ça nous gâche tout le mariage. Grippe intestinale, rhume aggravé, allergie ou intoxication alimentaire, il ne manque plus que la pluie, et le grand plongeon du jour J se transforme en plat considérable.

2 / Ma robe subit une attaque de petits fours. C’est désormais avec une robe salie par du beurre ( je luis au soleil et sans éclairage ) , des tâches de saumon ( et que dire de l’odeur ) et des herbes aromatiques ( ha je l’avais dit, cette salade de pois chiches n’était pas une bonne idée ) que je vais devoir profiter de la soirée. Autant dire que toutes ces odeurs mêlées à l’étoffe jouent sur le tissu et sur mon ego.

3 / Les alliances sont perdues et irrécupérables. L’une roule dans l’allée, cherchant l’autre déjà arrivée dehors dans une course folle qui tient tout le monde en haleine pendant une demi-minute. Trop tard, elles sont réunies toutes deux pour le meilleur et le pire dans le caniveau et nous ne nous marierons qu’avec l’aide d’alliances oubliées, ou délaissées par un couple malchanceux ayant annulé leur mariage ( sombre histoire façon Dallas, mais tout le monde dans la paroisse ne veut pas nous en dire plus )

4 / Je trébuche dans l’allée me menant à l’homme de ma vie. Tout le monde est gêné, je tente de me relever et un énorme pan de mon jupon se détache, dans un évident craaaac ! bien sonore. J’ai les joues plus rouges que la salade de tomates qui ne figure pas au menu. Difficile de garder sa constance devant le Seigneur quand on a le postérieur ainsi aéré.

5 / Les invités se trompent de jour. Et personne ne vient. Nous sommes trois à l’église, Anthony, moi et notre tristesse.

6 / J’oublie de me réveiller et je rate tout mon mariage. Sortie de mon coma soudain, je n’ai plus que mes yeux pour pleurer les miettes du gâteau de mariage qui est délicieux et aux fruits rouges.

7 / A cause d’un mauvais branchement au château, la fête est interrompue. Déclencher l’arrosage automatique ou attiser quelques flammes, c’est du pareil au même, notre mariage ressemble à un pétard mouillé.

8 / Un de nos prestataires est kidnappé par une agence de wedding planner illégal. Nous avons choisi les meilleurs, c’était un risque que nous connaissions et nous l’avons pris en connaissance de cause. On appelle un traiteur de supermarché et on se régale de tarama surgelé.

9 / Un collectif anti-bonheur s’invite au mariage et asperge tout le monde de peinture noire et de briques de lego. La version futuriste du célèbre châtiment au charbon et aux plumes.

10 / Je suis prise dans une faille spatio-temporelle au temps des grands seigneurs, là où les rois choisissent leurs femmes en fonction de leur naissance. Je suis mariée de force à un armateur et je finis mes jours à lutter contre un mal de mer routinier.

C’est tout pour moi, et je stoppe mon imagination partie déjà bien trop loin. Et toi, des peurs pour ton mariage, des craintes qui se sont réalisées le jour J ?

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EVJF : mieux que d’attendre le père Noël

Un enterrement de vie de jeune fille, plus rapidement appelé EVJF, c’est un rite de passage non obligatoire, mais bien sympathique. Retour sur le mien, vécu il y a 2 semaines, et qui m’a fait planer bien bien haut !

 

9h30 Je suis prête, je suis au taquet, je suis à fond ! C’est une sensation magique que de savoir qu’une surprise m’attend. J’ai vu ma témoin la veille, et elle m’a dit que vers 9h30 je devrais être prête. J’avais mon sac, j’étais passée aux toilettes, baskets à paillettes aux pieds et j’ai attendu sagement. Vers 9h45, la porte qui s’ouvre, – je les avais entendues pouffer dans le couloir de toute façon – moi qui les compte inconsciemment. Toutes sont là, les plus importantes et celles que j’attendais sans trop oser leur dire. 6 filles m’entourent, et je me sens déjà très bien parce que je les connais toutes et je sais que je suis entre de bonnes mains. Florine répartit les sacs en coton crées pour l’occasion et de bon coeur nous partons.

Nous nous répartissons dans 2 voitures, et on dit qu’on se retrouvera sur le site qui, aux dires de Florine, ma témoin et l’organisatrice, est à 3 heures de route. Entre temps, je découvre le contenu de mon totebag et j’enfile une casquette BRIDE, incontournable en ce jour. 

La route est longue mais pas si ennuyante. Florine se tient éveillée grâce à nos conversations.

15h Après une halte pipi et une pause déjeuner, nous arrivons sur le lieu dit : AirFly ! Carrément excitée à l’idée de m’envoyer en l’air, je suis surtout impressionnée par la base de loisirs. Ici se cotoient activités nautiques et aériennes, et si je suis de passage vers Caen, mon lieu d’amusement est tout trouvé ! Certaines de mes amies m’accompagnent dans cette grande soufflerie et d’autres préfèrent nous faire un coucou d’en bas ! Esther, une de mes cousines nous a rejoint sur le site, grâce à un petit crochet d’une des voitures.

 

15h15 Je l’avoue , je suis toute excitée par l’activité ! J’écoute attentivement dans la salle de brief, et ma cousine comme mon amie ont un peu plus d’appréhension que moi. J’adore les activités extrêmes, car j’ai besoin d’adrénaline !  Dans les manèges à sensation j’ai tendance à éclater de rire et c’est ma manière à moi de profiter de telles activités. Le fait de chuter librement et en sécurité est assez rassurant, et sûrement moins violent qu’un saut en parachute. Saut en douceur et maîtrisé, c’est idéalement trouvé !

15h45 Le saut terminé, nous descendons ravies et véritablement fières de nous ! Même si ce n’est pas si facile, le plaisir était de la partie, et moi qui étais la plus enjouée, c’est aussi moi qui suis montée le moins haut ! Réflexe étrange, j’ai gonflé mes joues pendant, comme un petit poisson-lune. Un shoot d’énergie et de lâcher-prise, et une envie nouvelle : sauter avec un vrai parachute !

17h Nous sommes sur la route, et je me demande bien où nous allons. Je rêve de plage et de mer, et les panneaux défilent si lentement ! Arrivée à Deauville, j’éclate de joie. Une ville dont j’ai beaucoup entendu parler, et où je voulais aller depuis un petit moment. Véritable Cannes du Nord, c’est aussi le théâtre d’un événement cinématographique qui a vu passer nombres de célébrités sur ses fameuses planches en bord de plage.

 

L’hôtel est un petit nid douillet, bien joliment décoré ! Situé à quelques mètres de la plage, c’est de là qu’il tire son nom ( la Maison de la Plage )  Tout le monde réunit, on se répartit entre les différentes chambres. Lorsqu’on me demande qui je veux comme voisine de lit, je choisis une cousine, celle que je ne vois plus qu’une fois par an, aux traditionnelles fêtes de fin d’année. On aura certainement des choses à se raconter ! Quel bonheur que de voir que ma chambre donne directement sur la mer… Mer que je n’ai pas vu depuis 3 ans ! Ensuite on profite de nos parapluies pour partir en balade découvrir Deauville ! Un peu perdue géographiquement, je comprends vite que Deauville-Trouville n’est séparée que par un pont.

 

20h Sonne l’heure de manger ! Et ma témoin me connaît bien, elle a saisi tout de suite mon goût pour les bonnes choses et les élégantes tables. Direction Le Comptoir et La Table, un restaurant dont la spécialité est la truffe… Mes yeux s’ouvrent bien grand à cette nouvelle et mon ventre fait un triple salto arrière. Comme il est directement relié à mon coeur, je vous laisse deviner mon état. Le cadre est raffiné, les prix de la carte à hauteur des mets mais ce n’est pas ce que j’attends le plus lors de ce repas. Caroline, une de mes demoiselles d’honneur fraîchement déménagée en Normandie me fait le plaisir de la compter à la table. Une fois arrivée, on commande et mes papilles dansent et mon coeur est heureux d’être entouré de celles qui comptent. Un risotto saint jacques et truffes, cela ne peut que ravir la gourmande que je suis.  Tout le monde fait plus ample connaissance et on passe un moment vraiment chaleureux ! Même si la serveuse a mis un moment à se dérider, cela n’a heureusement pas entaché l’ambiance.

22h30 Après une balade en ville pour que j’aille voir la mer de nuit, on se décide à rentrer dans nos pénates. Tout le monde est fatigué, et je sens bien que les conductrices ont l’oeil qui descend ! On se retrouve le lendemain, et je préviens bien que comme j’ai un rythme trèèèèèèèèèès matinal, quoi qu’il arrive, j’irai à la plage pour voir le lever du soleil. On verra qui sera d’attaque ( ou pas d’ailleurs ! )

7h30 Je suis seule sur la plage et je suis bien. Google a dû se tromper sur le lever du soleil, car je ne l’aperçois pas encore. Je suis bien couverte et j’ai chaussé mes baskets de run que je ne fais jamais. Autour de moi, il y a la mer, la plage, de beaux bâtiments, et des chiens qui jappent, tout contents de leurs promenades matinales. Je voudrais bien avoir un chien et l’emmener à la mer moi aussi un jour.

La solitude est un sentiment que j’affectionne tout particulièrement, surtout quand elle est décidée. Pas surprise ce matin, je l’accueille les bras ouverts et je réalise que ce weekend est à graver dans mon histoire personnelle. Combien de temps encore, avant de revoir la mer ? Je marche longtemps, je réfléchis, et avec les roulis réguliers des vagues, mes pensées s’évadent. Un message me rappelle à la réalité : ma copine Agathe est levée et elle arrive ! J’enlève mes chaussures et je mets mes pieds dans la mer. 9 degrés extérieurs, je ne sais pas à combien est l’eau, mais je ne suis pas venue juste pour regarder l’horizon.

J’aime bien Agathe, parce que si j’avais aimé les filles et qu’elle aussi, on aurait formé un très beau couple. Elle est toujours prête à m’accompagner dans mes bêtises, et elle est une oreille attentive aussi bien qu’une véritable farceuse. Seulement Agathe aime les garçons et moi aussi, alors notre histoire peut bien attendre une autre vie. 

 

10h Petit déjeuner toutes ensemble, on se réveille avec une formule petit déjeuner, et quelques rayons sont également de la partie. Après ce moment tout doux, on en profite pour passer par le marché ! J’aime toujours découvrir les spécialités locales, je suis vraiment attirée par chaque étals et il n’est pas rare pour que je craque pour une babiole inutile, juste parce que le camelot avait du charisme. Trop polie pour négocier, j’aime bien me faire berner en connaissance de cause. L’ambiance sur les marchés est bien particulière et j’apprécie véritablement les bords de mer pour ce large choix de poissons frais, et cette palette de couleurs que je peux rester longtemps à contempler. Nous sommes dans le Calvados et ce jour-là  je goûte 4 cidres différents, plusieurs fromages et me décide à ramener du Pont L’Evêque , du Camembert et un autre fromage au poivre. Je touche aussi un homard avec l’aide du vendeur, et je pense avec ravissement que la nature fait de belles créatures. Je voudrais bien savoir cuisiner un homard, un jour.

13H30 Après un passage à la plage et aux fameuses planches, on se décide à déjeuner. Ce weekend touche bientôt à sa fin, et je profite de ce dernier repas toutes ensemble, avant de les retrouver toutes pour le jour J ! On repartira ensuite à 15h, le coeur je l’espère, rempli de sympathie pour toutes les autres. C’était très agréable de me rendre compte que tout le monde s’est bien entendu, et assez rassurant aussi ! Un weekend qui a filé vite, mais où j’ai pu puiser ce qu’il me fallait, du soutien, beaucoup d’amour, et de l’entrain pour terminer les derniers préparatifs du mariage !

Et tout ceci n’aurait pas été possible sans Florine, à qui je décerne le prix de la meilleure organisatrice d’EVJF. Je la recommande à 1000 % pour son sang-froid, sa gestion et tout son bon sens. Tu as déchiré de A à Z, et j’ai bien de la chance de te compter dans ma vie, toi ainsi que toutes mes amies réunies ce weekend-là ( Agathe, Anne, Aude et Caroline ) et mes cousines Esther et Mélanie qui ont sans doute vu un aspect un peu moins familial qu’aux réunions de famille ! 

 

 

 

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M-1 et 3 ans d’amour.

Dans un mois, nous nous réveillerons mariés. Cela sera encore un premier matin, comme d’autres à venir, et d’autres déjà vécus ensemble.

Comme je l’avais dit sur cet article sur notre emménagement ensemble, on se souvient toujours du premier matin. 

 

A moins d’un mois du mariage, je crois que nous sommes dans les clous. Nous ressentons plus de la hâte que du stress, même si quelques appréhensions sont inévitables. J’ai vécu mon EVJF avec plaisir, et entourée de gens qui comptent, et Anthony ne se doute pas encore de ce qui l’attend… 

Il nous reste à choisir les vins, ce qui n’est pas dans les tâches les plus inconfortables, ainsi qu’à réfléchir à comment couvrir les sièges. Les procédures administratives sont réglées, et ne reste qu’à finir nos lettres d’intention pour l’église. Ensuite viendra l’impression de nos livrets de messe, et nous pourrons souffler un peu. Il a son costume, j’ai ma robe, j’ai mes chaussures, et on a notre sang-froid. Plutôt dépassés il y a quelques semaines, nous sommes bien contents que toutes les pièces du puzzle soient enfin réunies. Un travail de longue haleine, qui se concrétise en une journée qui passe comme un éclair. On nous le répète mais on ferme nos oreilles. Bien sûr qu’il y aura des cafouillages, des retards, des incompréhensions… mais c’est le jeu ! A l’écriture de l’emploi du temps du jour J, on se dit que nous on sera à l’heure, mais qu’en sera t-il de nos invités ? Se gérer seuls n’est pas bien compliqué, mais réussir à réunir une centaine de personnes dans un lieu et un horaire donné peut relever du miracle.

Nous ne sommes pas responsables des gens qui graviteront autour de nous, et ce sont eux qui devront composer avec nous. Ce sera nous les stars du jour, et impossible de trouver une autre occasion pour faire valoir ce droit. 

On a tous l’éternel ami en retard, l’oncle qui confond les horaires ou la cousine un peu perdue. On se dit que ce jour-là, même s’ils sont en retard, même s’ils se trompent dans le lieu, on les aimera quand même. ( Mais aussi parce qu’on a pris une équipe de Wedding Planner pour le Jour J afin de palier ce genre d’incident )

Le mariage nous a fait énormément réfléchir sur notre rapport aux autres, sur la confiance en nous et sur le fait de lâcher-prise. C’est un peu le thème de nos derniers articles, vous ne trouvez pas ? Pour ce jour, on a compris qu’il fallait mettre de côtés nos envies de tout commander, d’être au courant de tout, d’hérisser le poil au moindre facteur inconnu. Chacun a géré des parties, l’un n’est pas forcément au courant de certains détails, l’autre n’avait pas l’envie de s’investir dans cette tâche en particulier. On se fait confiance, et c’est bien là le ciment de notre relation. Je vous laisse deviner assez facilement, qui s’est occupé des papiers, qui a choisi la décoration, qui s’est occupé de la location de vaisselle, et qui a choisi le menu. Et qui a angoissé sur sa tenue.

Nous  nous sommes surpris pendant cette organisation, découverts aussi d’une autre fenêtre, et c’est à cela également que servent les fiançailles. A asseoir une relation, et à s’assurer du choix avant le jour J. Fiancés il y a un an et demi, nous fêtons aujourd’hui nos 3 ans d’amour. 

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Bipolaire ? Ha oui, c’est comme lunatique !

Combien de fois j’ai entendu cette phrase. Et à quel point elle réussit à m’agacer, me crisper, me toucher. Hier se tenait la journée mondiale des bipolaires. Vous ne le saviez pas ? Pour une maladie diabolisée et encore tabou, pas étonnant…

Hier j’ai pris mon courage à deux mains, à trois , à quatre… Hier je me suis portée, à bout de bras, à bout de nerf, à bout de tout et j’ai hissé ma maladie sur les réseaux sociaux. Comme un drapeau rouge, comme un drapeau noir, comme un signe pour dire que la bipolarité existe, et que hé ! on s’en sort, hé on peut vivre avec, hé je suis toujours là. Certes ce n’était qu’une story instagram, mais par la suite j’ai reçu énormément de questions, de témoignages de proches comme de malades, de gens curieux ou plus touchant encore, de patients traités eux aussi en psychiatrie. Même si je n’ai qu’une petite voix pour le moment, j’ai apprécié échanger, recevoir des confidences, rassurer aussi. Si sur 1000 personnes qui lisent le blog aujourd’hui, une est touchée, rassurée, se sent moins seule, alors je pense sincèrement qu’il n’y a pas de coup d’épée dans l’eau. Je réponds ici à des questions qui m’ont été posées sur instagram

Commençons par le commencement

Le trouble bipolaire est une maladie psychiatrique se caractérisant par des troubles récurrents de l’humeur. Anciennement, on l’appelait la maniaco-dépressivité. L’humeur évolue donc en phase, et cela n’a rien à voir avec le fait d’être joyeux un jour et le lendemain triste. C’est un lourd cliché qui pèse sur la bipolarité, avec des expressions comme soupe-au-lait par exemple, ou l’adjectif lunatique, qui colle à la peau de cette maladie.

La maladie se compose donc de phases, qui peuvent durer des mois, comme des semaines, et peuvent s’étendre sur des années. C’est en cela que la maladie est dûre à diagnostiquer, puisqu’il faut souvent plusieurs années d’alternance de phases avant un diagnostic.

En grec la « manie » est synonyme de « folie ». En français, dans la langue de tous les jours la manie souligne l’excès : mélomane qui aime la musique à l’excès, maniaque qui se fixe sur les détails…
Au sens psychiatrique l’accès maniaque se caractérise par un état d’excitation psychique et motrice avec exaltation de l’humeur et mégalomanie.
L’accès maniaque survient de manière brusque mais peut être précédé d’une phase d’intensité modérée qu’on appelle « hypomanie ». Source : troubles-bipolaires.com

Les épisodes maniaques sont des épisodes extrêmement intéressants à vivre, j’ai commencé par ceux-là, et c’est comme un shot d’inspiration, une énergie incroyable et une productivité impressionnante. A côté de ça, il y a souvent une irritabilité importante, un besoin de reconnaissance prouvé par un ego surdimensionné et une inconscience qu’on met sur le compte de l’audace. C’est comme ça que j’ai dilapidé toute mon épargne accumulée sur mon compte jusque mes 18 ans. On n’a plus conscience du monde autour, et tout paraît simple, facile, atteignable. Mais c’est un délire, et il faut s’arrêter car cela peut devenir dangereux pour la santé, à cause du surmenage, du manque de sommeil, des troubles alimentaires qui peuvent apparaître… ( j’oubliais de manger, je vivais la nuit, je marchais et je faisais des rencontres le jour… je ne sais pas quand je dormais )

« Déprimer », étymologiquement, signifie « rabaisser ». La dépression est l’abaissement de l’humeur.
Un épisode de dépression est caractérisé principalement par une grande tristesse de l’humeur, une perte de l’élan vital et un ralentissement psychique et moteur pendant une durée d’au moins 15 jours.

Les épisodes dépressifs sont quant à eux la suite des épisodes maniaques, en général. On réalise que ce projet ne sera pas possible, on s’attarde sur un détail qu’on pousse à l’extrême et la vie n’a plus de sens. Perte d’appétit, plus aucune activité, repli sur soi-même et grande tristesse, inutile de vous dire que ce sont des épisodes extrêmement fatigants et vraiment violents. Avec les années, j’ai tendance à être plus dépressive que maniaque, mais chaque bipolaire a plus ou moins sa tendance. La bipolarité se classe ensuite en plusieurs types, je vous ai trouvé un graphique plus ou moins clair et je vous invite à consulter ce site pour plus de réponses à vos questions. Je le trouve bien fait et très pertinent quant aux explications.

Vos questions

Avant d’y répondre, je tiens à préciser que mon expérience est toute personnelle, et que ce que j’ai vécu peut être très différent de votre situation, ou de la situation que vous avez connu auprès d’un proche. Je suis patiente, pas médecin, et j’apporte juste mon témoignage.

Quelle différence fais-tu entre la bipolarité et l’hypersensibilité ?

Pour moi, on peut être hypersensible sans être bipolaire, alors que les bipolaires sont souvent hypersensibles. Comme les émotions sont souvent ressenties à l’extrême chez les bipolaires, c’est une caractéristique qu’on retrouve chez pas mal de bipolaires mais qui ne fait pas forcément de vous un bipolaire.

Comment en es-tu arrivée à être diagnostiquée bipolaire ?

Chaque diagnostic est différent, car les types de bipolarité sont parfois bien malins pour se faire débusquer. J’ai fait un premier burnout l’été de mon baccalauréat. J’avais 18 ans et une surcharge émotionnelle, cognitive et de façon général il y avait bien un truc qui clochait. J’étais facilement irritable, très mélancolique, j’avais un débit de parole vraiment incompréhensible et je me sentais vraiment flottante dans une vie qui me passait dessus comme un train. Déconvenues amoureuses, déceptions amicales, construction d’études supérieures… Suite à une remise en question sur mes origines et des questions qui m’ont un peu trop triturées l’esprit, le service psychiatrique m’a pris en charge. Je délirais complètement, j’avais des hallucinations visuelles ( je voyais des gens ) , mon coeur battait tellement vite que les urgentistes m’ont clairement demandé si j’avais pris de la drogue ( alors que non ). Je me croyais vraiment dans un jeu ( je crois que je regardais trop la télévision ), et je me disais que toutes ces épreuves allaient me conduire à quelque chose. Dit comme ça, ça peut paraître extrêmement ridicule, mais avec toute ma tête retrouvée j’ai vraiment honte de ce premier épisode qui était vraiment vraiment éprouvant. Après un séjour d’un long mois en hôpital psychiatrique, j’ai retrouvé la civilisation, ( peut-être que vous comprenez maintenant pourquoi j’aime autant la liberté et que je ne supporte pas les clés ) et la vie a repris son cours. J’ai intégré la fac de langues par défaut et j’ai suivi un trimestre entier. Puis j’ai compris que ces études ne me plaisaient pas, et j’ai décidé de me réorienter en culture-communication à Nancy. Là-bas je n’ai pas pris mes médicaments correctement, mon ex de l’époque m’a planté par sms, et j’étais donc seule dans une ville que je ne connaissais pas, avec le coeur brisé, des médicaments délaissés et tout un monde à risque à tester. Inutile de vous dire que j’ai foncé dedans, par bravade, par inconscience clairement, et que j’ai commis pas mal de frasques, je me suis infligée pas mal de misères ( bon parfois j’ai beaucoup ri , mais en fait j’ai aussi beaucoup maigri ) et que c’était retour à l’hôpital d’abord à Nancy puis à Fleury, mon premier sanctuaire de repos. Cette fois-ci, j’étais au courant et j’ai accepté de me faire hospitaliser car je sentais bien que je partais totalement en guerre contre moi-même, que je ne savais pas pourquoi et qu’en plus ma famille ne savait plus comment me gérer. Le second séjour a été bien plus facile que le premier, déjà car je savais où j’étais, et de deux car je savais comment une vie au repos fonctionne. J’ai beaucoup aimé être stimulée artistiquement, même si ce que j’ai produit à l’époque, en argile ou en peinture est assez sombre et clairement cauchemardesque. J’ai beaucoup chanté aussi et je fredonne assez souvent dans ma vie quotidienne car ça me rassure. Pour répondre à la question de base, c’est au cours de ce second séjour que j’ai été diagnostiqué bipolaire, le premier n’ayant apporté que des soupçons.

Quels symptômes et quelles questions t’es-tu posée ? 

Chez moi à présent, ça se manifeste de façon assez violente, je deviens très agressive et je peux avoir des propos odieux et infondés sur le coup de la colère. Je me sens incomprise et triste, et j’ai un très gros côté mélancolique, je pleure pour un rien ( souvent en regardant des gens et en imaginant leurs histoires par exemple ) , j’ai envie de rentrer dans la terre, de me faire toute petite et de n’ennuyer plus personne et je n’ai plus envie de manger ( ce qui est un énorme signe quand on connaît ma gourmandise ! ) . Le côté maniaque n’est plus trop présent ou assimilé à ma personnalité, car je suis très active naturellement. Niveau questions, je me demandais surtout si j’avais un problème, si j’étais normale, si il fallait accepter ça ou bien m’élever contre. Au final, j’ai réfléchi à ma définition de la normalité, et je me prends beaucoup moins la tête.

As-tu besoin de médicaments, si oui , pourquoi ?

J’ai commencé par de la DEPAKOTE et du RISPERDAL. Ce n’était pas adapté et j’ai à présent du lithium TERALITHE qui est le médicament le plus prescrit pour ce type de pathologie. Cela me permet de prévenir mes états, je me rends compte quand ça commence à ne pas aller, et je fais mon possible pour traverser ces périodes sans trop de vague. La bipolarité serait lié à un mauvais échange chimique au niveau du cerveau et le médicament agit comme un régulateur et ne perturbe pas du tout mon mode de vie.

D’après toi et pour toi , penses-tu que la bipolarité est irréversible ?

C’est une maladie incurable oui. On n’en guérit pas, on apprend à vivre avec, on apprend à se connaître, à faire attention à son rythme de vie. Il est indispensable d’être suivi par un médecin, de bien dormir et d’avoir une sorte de routine quotidienne ( manger, dormir, être actif ). Par rapport aux médicaments que je prends je sais par exemple que le jour où je vais vouloir un enfant, je vais devoir arrêter mon traitement car le bébé risquerait des malformations cardiaques sévères.

Vis-tu mieux depuis que tu sais ce que tu as ? Comment ont réagi les gens autour de toi ?

Oui, et encore mieux en l’ayant accepté. Au début le déni est très courant, mais une fois que c’est accepté, ça facilite la vie de la personne et celle de ses proches. Je sais que je peux être fragile quant à la dépendance à certaines substances, alors je m’en suis naturellement éloignée un peu ( alcool, cigarette, drogue…). Les gens ont très mal réagi mais ça m’a permis de faire le tri. Entre ceux qui me disaient que ça ne les étonnait pas, d’autres que je voulais juste de l’attention, d’autres encore que c’était une maladie de riche ou que je le faisais exprès pour me trouver des excuses… Si les gens ne sont pas capables de voir plus loin qu’une maladie, ils n’ont pas leur place dans ma vie. Et s’ils me trouvent bizarre, grand bien leur fasse, je les trouve juste malpolis et maladroits. Chacun sa psychose et sa maladie, je reste persuadée qu’on a tous nos combats, sans forcément mettre de nom dessus. Ma principale cause d’énervement et de tristesse reste la désinformation sur cette maladie, le fait qu’on n’ose pas en parler. Je voudrais que les mentalités changent, alors les personnes auraient peut-être un peu plus de jugeotte quant à leurs paroles blessantes ?

Comment en as-tu parlé à Anthony ? 

Naturellement, et au tout début de notre relation. Il m’a vu en dépression, alors il sait très bien ce que c’est, et il est resté. Cela m’a fait me dire qu’il était le bon, car je ne trouve pas trop d’autre expression que « Prends dans tes bras la personne qui te tape dessus. » quant au rapport des proches avec la maladie.

Est-ce en rapport avec ton deficit d’attention?

Je pense que tout est un peu lié oui. Mais ce n’est pas ça qui me rend bipolaire, disons que simplement c’est un lien qui arrive souvent.

C’est quelque chose de naissance ou acquis plus tard ?

Le débat est vraiment large et j’avoue que je me suis renseignée un peu. Apparemment cela pourrait se transmettre mais ne serait pas forcément ancré. Un diagnostic prénatal n’est pas possible par exemple, même si certains gènes auraient été identifiés ( source : AMELI ) .  L’entourage et les expériences personnelles font beaucoup aussi. Le plus souvent, c’est un élément violent qui provoque les premiers soupçons.

Comment peut-on aider ses proches à vivre avec ?

C’est un conseil que je pourrais donner à tous les gens qui ont d’autres maladies. Restez présents, restez aimants. Souvenez-vous de la personne que vous avez devant vous, ce que vous appréciez chez elle, pourquoi vous l’aimez. C’est souvent plus difficile pour les proches de bipolaire que les bipolaires eux-mêmes car un gros sentiment de frustration peut apparaître. Ne pas savoir quoi faire, ne pas savoir quoi dire. Parfois, il ne faut rien dire, il faut juste être là. Sous certaines formes, la bipolarité peut être extrême et changer complètement une personne, la rendre violente et insultante. Il est important dans ce cas aussi de se protéger de la maladie, car elle peut vite détériorer les relations. C’est un équilibre bien instable. Quand j’étais à l’hôpital, ma Maman ( la seule autorisée à me voir ) m’apportait beaucoup de livres, de cahiers pour écrire. Je crois que c’est aussi pour ça que j’écris toujours, car l’écriture et la lecture m’ont permis de voir du pays derrière les barreaux.

Merci d’avoir lu jusqu’ici. C’était assez éprouvant et difficile pour moi d’écrire sur un fait si personnel, avec toujours une distance et une pudeur nécessaire pour ne pas tomber dans le dramatique. N’hésitez pas à partager cet article, à le commenter… on ne sait jamais qui ça peut aider ou informer 🙂 

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M-3 avant le mariage, une histoire de lâcher-prise.

Ça y est, tous nos faire-parts sont envoyés, et se dresse alors l’occasion de faire un bilan à pile M-3 du mariage !

 

Le cas des faire-parts

Alors voilà, ça y est, les invités au mariage sont au courant qu’ils sont invités. Certains au cocktail, certains au dîner. Nous avons choisi de privilégier notre famille proche pour le dîner avec quelques amis, et d’inviter aux cocktails des gens qu’on côtoie plus ou moins régulièrement et toujours avec plaisir, et qu’on voulait mettre à l’honneur ce jour-là, que ce soit connaissances ou collègues.

Alors bien sûr, ce n’est pas forcément facile de trancher sur qui inviter, est-ce que cette personne viendra accompagnée, est-ce que cette autre personne m’en voudra si je ne l’invite pas au dîner mais seulement au cocktail ? Nous n’avons pas les moyens d’inviter tous les gens présents au cocktail ( une centaine environ ) au dîner, et nous avons préféré faire une soirée de mariage un peu plus intime avec 60 personnes à table. Nous avons entendu que c’était à la mode de faire ce genre de choix, mais nous ne le faisons pas pour ça. Nous souhaitons surtout que tous nos invités se connaissent à la fin de notre mariage, ce qui serait pour nous le plus beau des cadeaux. Réunir tous nos cercles familiaux et amicaux reste une véritable prouesse pour notre mariage, et nous sommes certains que tous nos invités sauront nous faire honneur en ce jour doré.

Une phrase qui nous est souvent revenue en tête quand on a commencé à réfléchir à la liste de nos invités, ainsi qu’aux dépenses du mariage en général  » C’est notre mariage, on fait bien ce qu’on veut. C’est bien l’un des seuls jours où nous pouvons décider de qui nous entoure. « 

Nos faire-parts sont de très bonne facture, et nous avons fait appel à PopCarte pour les réaliser. Cette entreprise française met tout son coeur et sa bonne humeur, quant à la conception de la papeterie pour de grandes occasions comme pour les petites attentions. Ajouté au faire-part, une carte plastifiée invite au dîner. Les designs sur le site sont tellement différents que nous aurions aimé nous marier plusieurs fois ! Les délais sont de 3-4 jours, et point important : les enveloppes sont offertes. Un peu d’économie sur des bouts de ficelle, cela fait toujours sourire.

 

Les couleurs principales que nous avons choisies pour notre mariage sont les suivantes : le beige et le bleu ardoise. Le beige nous rappelle le lin et la ficelle, deux matières que nous trouvons à la fois rustique et élégante. Le bleu quant à lui associe modernité et profondeur et cela change du traditionnel bleu marine. Avec ces deux teintes, nous avons choisi des tons plus actuels, comme le rose bonbon ( que j’affectionne tant ) , le vert d’eau et un vert émeraude. Nous n’en voudrons pas aux invités s’ils viennent avec une robe rouge ou un costume gris, mais la décoration est pensée de cette façon. Je me suis aidée du site Pantone, où j’ai directement pu créer une palette de couleurs personnalisées.

 

 

Voilà, après l’envoi des faire-parts, ne reste plus qu’à attendre ! C’est assez frustrant car nous ne pouvons plus rien faire d’autres à présent puisque nous avons besoin de connaître le nombre d’invités exact afin de transmettre au chef qui s’occupera de notre mariage, ainsi qu’à la location de vaisselle. 

Je vous avoue que je suis un peu lassée de ces préparatifs, car même si nous y mettons du coeur, nous avons hâte que cela soit passé pour passer à autre chose ! Nous n’en doutons pas, cette journée sera vraiment géniale et nous en profiterons pleinement, mais nous nous disons surtout que nous nous y sommes pris peut-être un peu trop tôt concernant l’organisation. Un an et demi à l’avance, ce n’était peut-être pas nécessaire ? Même si nous sommes entourés, personne d’autre que nous ne peut prendre rdv chez un prestataire, et personne d’autres que nous ne peut récolter les adresses de nos invités une à une.

Quelque part, la préparation du mariage, c’est consolider son couple avec ces activités solidaires que personne d’autre ne peut gérer à notre place. Pas mal de petites prises de bec quant au décisions à prendre parfois, mais cette période sert également à ça ! Si vous survivez aux préparatifs, vous avez déjà parcouru pas mal de chemin jusqu’à l’autel ! 

La préparation à l’église se passe, nous ne sommes pas les plus attentifs ni les plus investis, mais nous sommes bons élèves. Nous avons choisi la paroisse de Saint Paterne pour nous préparer, et le système d’un couple référent qui discute avec nous et d’autres couples nous semble vraiment sympathique. On réfléchit à plusieurs questions sur la vie de couple, pas forcément intégrée à la foi, mais dans la vie de tous les jours. C’est intéressant de connaître la position de chacun sur les tâches domestiques, la gestion des futurs enfants, la belle-famille…, et de partager des anecdotes sur nos préparations.

La robe est en voie de finalisation et j’ai pris quelques kilos depuis les premières mesures ( forcément avec toute ces raclettes ! ) . Anthony n’a pas encore son costume, et attend les nouvelles collections pour se rendre en boutique. Nous devons faire une visite du château avec la décoratrice-fleuriste pendant les vacances. On est en train de préparer une chorégraphie, mais vu le manque d’entrain de monsieur, j’ai bien peur qu’on n’ait pas la motivation suffisante pour aller jusqu’à la fin !

 

Souhaitons-nous bon courage pour cette dernière ligne droite. Dans 2 mois, nous fêtons nos 3 ans ensemble !