On a choisi de faire un article pour vous parler de nos études respectives ! D’un côté, il y a Anthony qui a fait de courtes études supérieures, et qui travaille déjà ! Et Noémie qui a mis du temps pour trouver sa voie, et qui embarque encore pour 5 ans d’études avant d’exercer… Aurait-on pu éviter certains impairs au cours de notre scolarité ? Ou bien est-ce que nos choix ont déterminé notre vie future ?

Noémie :

Scolarité : Jusqu’à la seconde, j’étais une très bonne élève. Toujours en tête de classe, bonnes notes sans jamais trop d’effort…Et puis la seconde ça s’est vraiment corsé, j’ai toujours eu cette mauvaise manie de sélectionner les matières , et de m’assurer la moyenne quand même. En seconde, ça s’est très vite vu, surtout au niveau des matières scientifiques où j’ai carrément passé la barre du dessous de la moyenne en physique chimie et mathématiques. Pour tout vous dire, j’ai un niveau de maths que je pense être de 5ème…

Par la suite, j’ai fait une filière littéraire, mais plus pour les langues que pour la littérature. Je parle couramment l’anglais , je peux tenir une conversation en italien, mais j’ai renié l’allemand que je peine encore à comprendre ( bien que j’ai commencé depuis la 5ème ). Je n’étais pas très douée en philosophie, j’avais des idées, mais je ne suis pas super au point lorsqu’il s’agit d’organiser ou de faire un plan ! J’ai eu mon bac de justesse avec 10 et des poussières. Je me fichais bien d’avoir une mention, ça n’était pas utile pour ce que je comptais faire plus tard… Et entre nous les mentions, c’est juste pour se la péter, pas vrai ?

J’ai donc fait deux ans de faculté d’anglais à Orléans, avant de me rendre à l’évidence : j’allais droit dans le mur. Je ne m’attendais pas à ce que les débouchés soient si réduits, travailler dans l’édition, la traduction ou devenir professeur, c’était tout ce qu’on me faisait miroiter en LLCE. J’ai pensé au tourisme, à la communication aussi… Je m’en suis voulue d’avoir choisi la solution de facilité, à me dire  » je suis forte en anglais au lycée, je vais continuer là dedans ». J’étais super perdue au niveau de l’orientation, et je me dis que de toute façon, on nous demande trop tôt ce qu’on veut faire. En fin de 3ème, choisir une filière pro ou générale peut faire toute la différence !

Puis, j’ai pris mon courage à deux mains, et je me suis orientée vers un métier qui m’avait toujours attiré, sans que je me sente la force de m’investir dans ce fameux concours. J’ai fait une prépa concours pour les écoles d’orthophonie, et je suis rentrée du premier coup à l’école de Tours, où j’étudie encore pour 5 ans !

Au final, je pense que j’ai facilement perdu un an à tergiverser, et puis j’ai eu des problèmes de santé entre temps qui m’ont contrainte à arrêter mes études… j’ai pu apprendre en toutes ces années d’études supérieures, faire de supers rencontres, voir un peu de pays, et me responsabiliser un peu plus au fil des années… Je suis juste un peu jalouse quand je vois toutes mes copines qui travaillent déjà ou bien qui ont des diplômes en poche ! Je me dis qu’à la fin de mes études, j’aurais un bac + 9 … j’aurais pu devenir chirurgienne en fait !

 

Anthony :

Contrairement à Noémie, j’étais un élève moyen jusqu’à l’entrée au lycée, un investissement personnel assez limité et un intérêt pour les cours finalement réduit à l’obtention du brevet, bref l’amour fou avec l’école ! A la sortie du collège, le dilemme… Quelle orientation choisir ?

Plus jeune j’avais un goût assez prononcé pour l’informatique en général, étant tombé dedans assez petit. D’un autre côté mon amour pour «les maisons », comprendre ici l’architecture, s’est développé assez tôt lui aussi… C’était devenu clair, je voulais soit de l’architecture, sois du dessin par informatique ! La solution : rejoindre un lycée proposant une formation « Artistique », TOUT SIMPLEMENT.

Oui, mais la vie est parfois cruelle… Mes résultats plus que moyens au collège, ont entièrement détruit mes chances d’accéder à cet établissement ! Un coup dur. Finalement mon choix s’est porté par manque de temps sur un lycée général et technologique. Après une seconde correcte j’ai pris un virage qui m’a définitivement fermé les portes de l’architecture (et de l’informatique par la même occasion). Conscient que les mathématiques n’étaient pas du tout quelque chose pour moi malgré ma fin d’année à 13 de moyenne, j’ai claqué la porte à la filière scientifique pour finalement me diriger vers le technologique et la filière marketing…  Après deux années de droit/management/économie, j’ai finalement obtenu mon baccalauréat à quelques centimètres de la mention !

C’est au milieu de la terminale que j’ai commencé à m’inquiéter… Quoi faire après le Bac ? Une question que tout le monde se pose un jour ou l’autre dans sa vie ! Après un rendez-vous au centre d’orientation, et des recherches sur internet, je n’arrivais pas à trouver la formation ou le métier qui puisse me plaire… Le stress.

Finalement, je suis tombé un peu par hasard sur le métier d’agent immobilier ! Génial, un métier qui permet à la fois de rester dans mon diplôme (Mon orientation marketing) et surtout de profiter de l’architecture en vendant des maisons et des appartements, un régal !

J’ai finalement trouvé la formation qui correspondait sur Orléans : un BTS Professions immobilières en deux ans, et en alternance.

Après avoir passé deux ans dans une agence du Nord-Loiret, et mon diplôme en poche, je décide finalement de mettre un terme à mes études. Peu de motivation et l’envie de devenir indépendant financièrement m’ont poussé à chercher mon véritable premier emploi.

Bingo, après trois mois de recherches, me voilà aujourd’hui  négociateur pour une agence située proche d’Orléans.

Et vous alors ? Vous en êtes où dans vos études ? Vous avez fait de longs et sinueux détours comme Noémie ou vous étiez plus près de votre but comme Anthony ? 

NB : depuis cet article, Noémie a dû arrêter ses études en école d’orthophonie pour des raisons médicales, elle s’est reconvertie dans la communication événementielle et digitale, et elle s’en sort plutôt bien !