Ce week-end se tenait le festival VITILOIRE, qui regroupait 79 appellations des vins du Val de Loire, et qui proposait de découvrir aussi la région, et la vie à la tourangelle. Ils ont décidé de nous inviter, et comme on aime bien manger et boire, et qu’en plus on pouvait découvrir la région d’une autre manière, on a répondu  » gloire à Bacchus !  » en attendant le programme de la journée.

 

 

9 : 00 > Nous sommes devant l’office de Tourisme, on va marcher un petit peu, jusqu’à une vigne tourangelle historique. On s’informe, on nous remet un petit ticket vert pour une collation d’après marche. 8 km c’est pas rien, mais en bons marcheurs, ça ne nous effraye pas ! On est motivé, même si les températures matinales sont déjà hautes et l’atmosphère assez lourd.

 

12 : 15 > La randonnée est terminée, on a appris des tas d’anecdotes et la guide nous a aussi confié ses petites astuces pour profiter du « slow life » à la tourangelle. Un verre de vin, une balade par beau temps, le vent de la Loire qui souffle… et mais attends, c’est ce qu’on vient juste de faire ?

Et Anthony a pu mettre une localisation sur la légende qu’il connaissait bien…

La légende de Saint Martin

Il est dit que Saint Martin, d’origine hongroise, aurait ramené de ses voyages un pied de vigne dans un os d’oiseau… Mais au fil du temps la vigne grandit, le pied grandit aussi et l’os devient très vite lui, trop petit ! Alors on place la vigne dans un os de lion, et puis dans celui d’un âne. Puis le pied arrive à Marmoutier, où les grappes vont pouvoir grandir et être cultivé par les moines alentour . On raconte que la première gorgée les a fait piailler comme des oiseaux, la deuxième les a fait rugir comme des lions et la dernière les a rendu bête comme des…ânes ! D’où l’expression, être bête comme un âne !

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12 : 30 > allez zou, après une collation bien agréable, où nous avons enfin pu goûter les fameuses rillettes de Tours ( et oui, d’ailleurs, on est d’accord, on préfère les tourangelles aux mancelles… ) et un jus de pommes bien frais , on va déjeuner à la Cité Gastronomique en compagnie des organisateurs de l’événement.

En entrée, une assiette composée de rillons, d’une verrine purée de petits pois rillettes de poissons et tomates confites, céléri vinaigrette .. Un bon prélude pour la suite ! On a ensuite pu déguster du veau en sauce avec du riz dans les bocaux Peps. Et pour finir, et on s’en souvient encore tant ça nous a marqué, des fraises en gelée ! On est désolé, on n’a pas pris de photos, parce qu’on était bien trop occupé à manger et à déguster, et oui parfois, on débranche.

15 : 00 > On débute les rencontres avec les producteurs. En premier on rencontre Quentin Bourse, qui produit au domaine Le Sot de l’Ange, d’ étonnants vins bio et biodynamiques ! C’est sa première participation, et déjà on sent qu’il y a la petite étincelle et le plaisir du partage qui lui assurera sa place pour les prochaines éditions. Il est jeune, il explique gentiment, il sourit on goûte et même si on n’a pas forcément les mots, on essaye, on tente, on préfère celui-ci qui a un bon goût de grenadine, et l’autre finalement, il est trop sucré et nous fait penser à de l’hydromel… Comme quoi, les goûts et les couleurs, ça se discute !13277738_243488036028018_127989855_n

15 : 30 On rencontre un producteur qui vient de Vendôme… Tiens ? C’est le domaine Patrice Colin ! Après la surprise, on comprend que c’est une affaire familiale, et que le petit jeune qui nous parle, il est encore en études ! En études viticoles avec une spécialisation en gestion des vins… ça a l’air très technique, et même s’il ne parlait pas bien fort, c’était touchant de voir la transmission de savoirs et de valeurs dans ce milieu assez peu médiatisé pour cela.

15 : 45Je me rends compte qu’Anthony n’a pas craché tous ses verres, parce que, je le cite  » c’est vraiment bon, c’est dommage de gâcher non ?  »

 

 

16 : 00 > On a eu l’occasion de participer à un atelier oenologique, que nous avions préalablement choisi auprès des organisatrices. On admet ne pas vraiment s’y connaître en vin, bien aimer en boire, mais sans vraiment connaître les spécificités et le vocabulaire technique. On a donc choisi un atelier permettant de se forger une petite base de savoirs, pour réfléchir à un vin comme on réfléchit à un livre. On le classe, on le détaille, il a un genre, une histoire, et il peut être magique. L’atelier Différenciation Terroirs Climats nous a permis de découvrir les terres argileuses, celles silex, les cépages divers, les appelations… Une science bien compliquée et nous sommes ressortis un peu étourdis ( on a dû comparer des vins venant des quatre coins de la région )  mais aussi très impressionnés.

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En plus de cela, l’exposant nous offre un porte verre en collier… Ca y est , on est content, on peut lancer une tendance !

17 : 15 Après quelques flâneries et le temps de repasser voir le Sot de L’Ange chez qui on a pris des bouteilles, on arrive devant la grande scène de l’Atelier des chefs pour voir une recette en direct ! Et c’est Christophe Canati chef à l’Orangerie de Chenonceau qui nous met au secret de son  » Croustillant de Sainte Maure au basilic crémeux de petits pois et sa poudre d’olives noires » Une nutritionniste commente également, c’est très intéressant même si on n’entend pas tout à cause du brouhaha ambiant. 13256750_490810041113515_1093382535_nOn s’assied sur un banc près de la scène, et une femme très distinguée se met à papoter avec moi sur ses recettes et ses plats favoris. Ca restera un de mes moments favoris , partager quelque chose qu’on aime avec des gens qui sont tout autant passionnés. On s’accorde à dire que la purée de pousse de petits pois est excellente, mais que la brick nous semble trop grasse !

C’était notre première visite de Vitiloire, et on ne pensait pas apprécier autant. On nous a posé la question, en un mot, comment vous résumeriez ce festival ? Anthony a répondu  » Accessible » et j’ai répondu  » Surprenant » . Nous nous sommes rendus compte que c’est un festival très jeune, et très ouvert. Chacun y trouve son compte, on discute, on peut se poser dans l’herbe avec ses amis, découvrir de nouveaux crus ou de belles années et puis boire un petit coup bien sûr ! 

 

On remercie du fond du coeur l’agence Fluxus qui nous a mis en lien avec toute l’équipe Vitiloire. Belle organisation et beau travail d’équipe, on se dit à l’année prochaine ?