Browsing Tag

Culture

Blabla, Geek, Tous

J’ai assisté à une formation voix-off

Invitée en observation chez IMDA, j’ai pu approcher un métier qui m’a longtemps fait rêver.

Tout a commencé sur Linkedin. Je fais très attention à ma présence sur les réseaux sociaux, et je suis forcément aussi très active sur ce réseau professionnel. Je m’affairais à liker des publications et à distiller quelques encouragements quand j’ai reçu un message…

Michel Latino, directeur de IMDA à Boulogne-Billancourt, m’invitait à découvrir une formation voix-off. Au téléphone, j’ai pu avoir quelques précisions par Caroline, son assistante qui m’a bien tout expliqué. J’ai eu un peu de mal à y croire, car ça semblait trop beau pour être vrai ! Pouvoir vivre une demi-journée de formation pour découvrir l’envers du décor… quelle opportunité. J’ai forcément accepté, avec beaucoup d’entousiasme ( sinon je ne serais pas en train d’écrire ces lignes ). 

IMDA propose plusieurs formations thématiques distribuées de trois façons : une partie voix, une partie son et une partie écriture. On peut donc en apprendre plus sur le sous-titrage à l’écran, le mixage postprod, le doublage des films, la lecture à voix haute ou la voix-off. J’étais invitée à une journée d’initiation à la voix-off et c’est donc avec joie que je me suis rendue à Paris en janvier dernier. 

Merci de m’avoir posé quelques questions sur cette journée qui m’a beaucoup plu. 

 

 

Quelle différence y a t-il entre la voix-off et le doublage ?

Le doublage nécessite des qualités scéniques, car vous devez user de toute une palettes d’émotions dans votre travail. Il y a également tout un travail de respiration auquel on ne pense pas… Le plus souvent, ce sont des comédiens qui doublent, car il est très difficile de rentrer dans un personnage sans avoir une expérience d’acting. Le doublage est très technique et nécessite une très forte capacité d’adaptation. Doubler un personnage c’est rentrer dans sa peau et c’est exactement pour cela qu’une formation de comédien est plus que recommandée pour accéder à ces sessions doublage.

Les voix-off sont les voix qui nous entourent au quotidien, dans le train, dans les spots télévisés et c’est le contraire de la voix in. Toutes les voix que l’on entend sans voir les personnages parler sont des voix-Off. On ne « voit » pas la voix à l’écran. L’exemple le plus concret reste un présentateur du JT dont vous entendez la voix IN et la voix des émissions de jeux télévisés où vous entendez une voix OFF. La voix off peut être une voix narrative, qui commente, qui débat, qui aide aussi. C’est un champ assez large. On peut avoir des voix OFF au cinéma, par exemple les pensées intérieures d’un personnage seront exprimées à l’écran, sans qu’on en voit le narrateur au même moment. 

 

En pratique, comment ça se passe ? 

Chaque participant à la formation a un temps de passage qu’il doit préparer, à l’aide d’un texte. On précise quel type d’exercice on travaille, et l’intervenante choisit les élèves qui travailleront cette partie. Je me suis rendue compte qu’il y avait des voix pour tous les exercices. Certaines voix sont plus narratives, d’autres sont plus matures et ont un effet apaisant intéressant, d’autres sont plus à l’aise pour doubler de jeunes personnes, et d’autres voix graves sont très agréables à entendre. Tour à tour, on se place au poste où nous attend le casque, le micro et l’écran où défile le compteur et la séquence de film ! Ensuite, on entend tout l’habillage sonore, c’est-à-dire les musiques et les sons de la vidéo déjà inclus, et il n’y a plus qu’à parler dessus. 

Et toi, tu as quelle voix ?

Oh la, quelle question ! Et bien, moi je crois que j’ai une voix plutôt narrative. Elle est douce et plutôt sympa à écouter. Je me suis rendue compte que j’avais une belle voix en faisant de la radio et en réécoutant mes chroniques sur France Bleu Orléans. Tous les jours je parle d’une bonne adresse ou d’un produit local et j’explique en direct ce qui me plait le plus chez l’invité que je sélectionne. 

Tu comptes faire du doublage un jour ? 

Pour avoir un peu vu ce que c’était, je ne sais pas trop si cela me tenterait. Il faut vraiment savoir se glisser dans la peau d’un personnage, et pour le Voice Over par exemple, ça me paraissait un exercice très complexe ! 

Le Voice Over est une pratique différente du doublage qui consiste à parler sur une voix dans une langue étrangère afin de traduire ce que la personne dit à l’écran. C’est de la traduction simultanée et superposée. On prête moins attention aux mouvements de bouche et au phrasés que dans le doublage pur de cinéma. La voix originale du personnage est laissée en dessous de la voix doublée.

 

Qu’est-ce qui était le plus dur ? 

Rester concentrée ! J’ai pu faire de la voix-off narrative, la partie qui m’intéresserait justement. Bien loin de vouloir doubler une princesse dans un dessin animé, je voudrais plutôt faire du commentaire d’émission ou de la narration documentaire. J’ai donc fait de la voix narrative avec un reportage sur les chevaux. A l’aide de mon texte, je devais lire les lignes, sans qu’on entende que je les lis, je devais penser à ma respiration et aussi à interpréter un temps soit peu le texte… afin que le commentaire ne soit pas récité. En plus de ça, je devais faire attention au compteur numérique qui défilait en haut de l’écran, et qui correspondait aux phrases que je devais lire. Rester les yeux rivés sur l’écran, jeter des coups d’oeil rapide au texte, et penser à maîtriser ma voix… Tout un programme ! Mais quelle expérience ! J’avais le coeur qui battait à 100 à l’heure de faire quelques minutes, ce job qui me fait rêver !

Qui était l’intervenante ? 

Ce jour-là c’était Danièle Hazan, connue pour avoir doublé beaucoup de personnages sur le petit comme le grand écran. Elle double notamment Pétunia dans Harry Potter, Madame Toki dans Ponyo sur la falaise et la grand-mère de Petit Pied dans Le Petit Dinosaure. On retrouve également sa voix dans les jeux vidéos ( Diablo, Age of Mythology, The Elder Scroll… ), et c’est un domaine de doublage auquel je n’avais pas pensé ! Bienveillante et très sympathique, j’ai apprécié avoir quelques conseils de sa part lors de cet atelier. 

C’était impressionnant d’avoir cette actrice en face de soi, et très intéressant d’écouter la façon dont elle interprétait les textes de doublage. Le rythme, l’intention, et bien sûr l’assurance ! 

 

Ton rêve de voix-off ?

Pourquoi pas devenir une voix spécialisée dans la publicité ? Ou bien une voix de GPS ? J’ai aussi pensé à être la voix d’objets connectés… Faire des jingle radio serait très intéressant aussi… à bon entendeur ! 

View this post on Instagram

💬 J'ai testé : une session de formation à la voix-off. Je compte en faire un article alors si vous avez des questions n'hésitez pas à me les poser en commentaire pour que j'y réponde plus tard. 👇 . . 🔹 Intégrée à un groupe de 8 personnes, toutes avec des âges différents j'ai pu approcher un métier assez confidentiel, celui de voix-off. Surprise au début et vraiment émerveillé, je me suis rendue compte qu'il fallait distinguer voix off de doublage. À cela s'ajoute le voice over, une partie de la voix off qui consiste à parler par dessus une personne, typiquement dans un documentaire par exemple. 🤔 👓 Nous avions un texte où étaient indiquées en marge des indications de temps, qui correspondaient à une bande chiffrée défilante en haut de la vidéo. Il s'agissait de parler au bon moment, et les répliques correspondaient au rythme du reportage. Ensuite on passait à l'écoute et c'était magique de voir sa voix projetée à l'écran avec tout l'habillage musical et le bruit des animaux en même temps. On se rend compte de la justesse et de la crédibilité. . 😄 J'étais très contente de voir que pour une première fois, ma voix était plutôt calme et bien posée. Encore quelques soucis de respirations mais cette exercice m'a confortée dans cette idée : j'ai une voix avec de belles intonations. J'ai encore accompli un petit rêve, poser ma voix sur un documentaire animalier. Même si c'était un exercice c'est déjà ça ! Très admirative de ce métier, c'est vraiment une question d'interprétation ! On pense à tort que c'est simple mais pour le coup ça demande beaucoup de concentration pour que le texte ne soit pas lu mais bien vivant ! . 💗 grand merci à IMDA pour cette session géniale ! #voixoff #formation #imda #paris #boulognebillancourt #boulogne #acting #work #doublage #speaker

A post shared by Orléans & Paris 🇨🇵 || Noé 🐿 (@madamelamoureuse) on

 

1000 merci à IMDA , à Michel et Caroline pour ce bel accueil et cette expérience dont je me souviendrais longtemps. Au plaisir de se croiser, quand j’aurais un peu plus d’expérience dans l’audiovisuel. C’est un rêve professionnel que je laisse dans un petit coin de ma tête. 

Culture, Tous, Voyage

Prague : seconde étape de notre voyage de noces !

Prague…depuis Berlin, quatre petites heures de train séparent les deux capitales européennes, un saut de puce dans notre périple qui devait aboutir sur les plages de Croatie un peu plus d’une semaine plus tard !

 Et voilà Prague qui apparaît sous nos yeux, à la fin d’un trajet agréable, bordé de paysages magnifiques. Nous sommes restés ici un peu plus de deux jours, suffisant pour profiter au maximum des incontournables de la vieille ville, mais sans aucun doute insuffisant pour découvrir toutes les richesse de cette ville au patrimoine exceptionnel.

Nous avions de Prague l’image d’une ville historique, un poil romantique et traversée par un fleuve à la manière d’une ville de Loire paisible et bordée d’histoire, tout cela n’était pas tout à fait juste mais nous nous en approchions ! Nous sommes arrivéspar le train depuis Berlin, quatre heures à profiter d’un magnifique paysage, une ligne entre fleuve et collines ponctuée de bourgades charmantes ! C’était le premier voyage en train pour Anthony, et bien qu’un peu anxieux au début, il s’est habitué à ce mode de transport qui permet de se reposer tout en se laissant porter.

Ce qui frappe d’entrée dans cette Capitale c’est « l’opulence » de son architecture, la richesse des décors et l’aspect monumental de certaines rues. La ville, et contrairement à ce que nous pouvions imaginer, est pleine de touristes si bien qu’il est assez difficile d’y circuler même à pied tant il y a la foule, d’autant plus dans les ruelles de la vieille ville ! Nous avons choisi un hôtel situé en coeur de ville afin de profiter de l’animation sans avoir à trop marcher, nous avons très bien fait ! La ville ancienne est labyrinthique et les distances sont rapidement importantes tant il est difficile de se repérer ! (J’applaudie ici le GPS du smartphone Huawei P20 pro  qui tant bien que mal a réussi à « accrocher » la majorité de nos trajets :p )

De 8h du matin à minuit et les estomacs bien remplis grâce aux nombreux restaurants croisés sur notre chemin, nous avons pu, malgré la chaleur (entre 30°c et 40°c au plus haut), déambuler au maximum dans la ville  afin de ne pas rater une miette des incontournables. Une cuisine simple, plutôt commune et très « internationale » en dehors des quelques restaurants typiques, c’est un peu ce que nous avons pu entrevoir de la cuisine ici. Prague est une ville du monde ouverte au tourisme de masse et malheureusement cela se ressent ; surtout au travers des innombrables boutiques souvenirs, toutes identiques et pratiquants des tarifs parfois assez prohibitifs ! La première adresse que nous avons testé s’est offerte à nous lors de notre première balade en ville. Quelques petites ruelles entrecoupées, et un espace qui nous a attiré. Quelques notes de musique, un accueil souriant et une végétation luxuriante…il ne nous en fallait pas plus pour se poser dans cette adresse qui offre une cuisine européenne très  satisfaisante !

Nous avons découvert un restaurant traditionnel nommé U Pivrnce Maiselova situé  60/3, 110 00 Praha 1 – Staré Město-Staré Měst et qui permettait de découvrir la cuisine du coin avec des plats sans prétention et un bon rapport qualité prix.  Tout l’endroit est décoré par un artiste populaire, Petr Urban,  à l’humour noir et aux dessins satiriques. Pancakes de pomme de terre, soupe à l’oignon et goulash sont donc à la carte et l’endroit se révèle être une vraie bonne adresse, autant pour la cuisine que pour l’ambiance franchement bonne enfant qui y règne.

Niveau incontournable, on vous conseille d’aller prendre un goûter au café municipal, l’occasion de profiter d’un décor art nouveau, tout en élégance et en raffinement ! 

Concernant nos activités culturelles, le programme a été varié et chargé ! Gros coup de coeur pour le musée des effets spéciaux de Karel Zeman ( Saská 80/1, 118 00 Malá Strana ) , un pionnier du genre ( que nous avouons ne pas connaître ) . L’occasion d’en savoir plus sur la façon de faire des films et d’animer des marionnettes par exemple.  Nous nous sommes beaucoup amusés, et même si le musée est assez petit, il est constitué d’éléments très ludiques et appelant à l’action ! Une activité très souvent plebiscitée pour les enfants, mais que nous avons trouvé attrayante pour nous qui sommes de nature curieuse. Le plus gros fou rire de notre vie dans un site touristique en fin de visite, grâce à une salle avec un fond vert… nous vous laissons la surprise si vous avez l’occasion de vous y rendre ! Ce n’était pas très cher comparé aux autres sites touristiques, et il y avait peu de monde, un vrai petit bijoux pour les curieux !

Lorsqu’on parle du château de Prague, c’est en réalité tout un quartier. Plutôt mal reçus par un office touristique sur place, nous avons accusé aussi notre manque d’organisation et d’information. De nombreux sites sont ouverts aux visites, mais ferment en général vers 17h30. Autant vous dire que la personne en face n’avait pas très envie de nous vendre des billets, et même s’il était indiqué 16h à nos montres, apparemment c’était trop tard. Un peu déçus, nous ne sommes cependant pas restés sur notre faim, puisque la balade pour monter tout en haut de ce point de vue valait le détour. Un petit verre dans la montée, l’occasion de souffler aussi avec un dénivelé assez sportif !

Nous avons également pris toute une après-midi pour visiter le quartier juif. Plusieurs types de formules touristiques s’offriront à vous, et vous aurez le choix de visiter une ou plusieurs synagogues, ainsi que des musées sur l’histoire juive, proposant objets précieux et nombreux témoignages. C’est à la synagogue espagnole, la plus décorée, qu’il vous faudra prendre vos tickets ( Vězeňská 1, 110 00 Staré Město ) Nous avons pris le billet global et avons commencé notre tour.  Beaucoup de gens en pèlerinage, des lieux bondés, mais une visite à faire absolument. Et pour les hommes, la kippa est bien évidemment obligatoire… ne vous en faites pas, elle sera fournie à l’entrée !

En grand amoureux des points de vue, nous avons aussi fait le Clémentinum ( Mariánské nám. 5, 110 00 Staré Město, Tchéquie ) , qui abrite surtout une des plus belles bibliothèque du monde. Ici on savoure avec les yeux, et c’est assez incroyable de voir à quel point les livres sont abondants. Avec son style baroque, cet endroit restera dans nos mémoires pendant longtemps. Nous avons vraiment eu le souffle coupé, et autant vous dire qu’il faut en profiter un maximum car la lumière a un minuteur afin de ne pas abîmer les précieux ouvrages. Le visite ne peut pas se faire autrement que guidée, et nous avons eu la chance d’avoir une guide sympathique, qui prenait bien le temps d’expliquer. Un peu de sport pour monter en haut de la tour astronomique et quel plaisir d’admirer toute une ville !  Petite précision, la visite est en anglais.

Crédit photo : Sean Yan 500 px

Bilan de ces un peu plus de deux jours passés à Prague : ville à la fois paisible par son atmosphère et sa culture mais furieusement active et animée grâce ( ou à cause ? )  des touristes et des nombreux artistes de rues présents. La cuisine y est bonne et le coût relativement accessible pour un Français (attention l’utilisation de la CB n’est pas dans la culture locale, ici il faut payer en « Couronne Tchèque » ! Pensez à trouver votre banque partenaire pour éviter le frais de conversions onéreux et ne vous ruer pas dans les « Bureaux de change » sans regarder un peu sur internet avant). Ici le seul point négatif est peut-être la chaleur humaine que dégagent les habitants qui ne sont pas tous totalement « Touriste friendly » et font parfois grise mine. Mais généralement tout cela est contrebalancé par la bonne humeur et la politesse que nous tentons d’échanger avec eux !

Café Municipal – nam Republiky 5, 111 21 Stare Mesto

Anecdotes et points pratiques 

Notre hôtel était l’hôtel Adler ( V Jirchářích 13, 110 00 Nové Město ), situé en plein centre-ville et à quelques minutes du tramway sa situation était géographiquement parlant une très belle idée de notre agence de voyages. Le personnel était très courtois, parlait suffisamment bien anglais pour comprendre le nôtre et proposait une collation gratuite dans l’après-midi. Le buffet du petit-déjeuner était garni et restait correct. Néanmoins nous avons eu quelques problèmes de climatisation, puisqu’elle était…inexistante !

Ne vous laissez pas avoir par l’authenticité de la brioche tchèque du Trdelnik. C’est le plus gros attrape-touriste du coin. Cette spécialité n’est pas connue en elle-même par les habitants et si vous êtes assez motivés pour aller parler à un habitant, il vous dira que c’est pas mauvais mais que même leurs grands-parents ne connaissent pas. Le nom de cette spécialité est cependant tchèque et a une connotation très ancienne mais se retrouve dans d’autres cultures de l’Est. En Autriche ils appellent ça “Prügelkrapfen” et en Slovaquie “Skalický trdelník.” Nous n’avions pas l’envie de le tester, même si c’est apparemment délicieux.

Si vous souhaitez emporter un souvenir typique de Prague, ramenez une marionnette ! La ville de Prague en est remplie, et il n’est pas rare de voir des magasins entiers dédiés à ce jouet particulier, façonné à la main et souvent entièrement en bois peint ! Méfiez-vous des porte-clés poupées russes qui sont certainement produits en Chine.

Crédit : PlacesOnLine.f 

Attention au taux de change et méfiez-vous des ATM, ces fameux distributeurs que vous croiserez à tous les coins de rue. Il n’est pas rare d’avoir des taux de conversion différents, et l’idéal reste de trouver la banque jumelle de celle que vous avez en France. La ville de Prague n’est pas aussi peu chère que ce qu’on nous avait laissé entendre, surtout dans le centre-ville !  Les sites touristiques s’additionnent vite sur le budget et il faut souvent faire des choix. Par contre, la bière est effectivement très peu onéreuse ( comptez 2€ maximum la pinte ) . Dans le prix affiché à la carte, il faut bien tenir compte du pourboire à laisser qui doit être en général de 10% et des accompagnements ! Une fois qu’on a pris l’habitude, c’est assez facile même si on doit réfléchir à l’heure du calcul. Le plus souvent, nous arrondissions la somme, surtout quand le service était souriant et le lieu accueillant. Si vous commandez un goulash, vous aurez juste de la viande. 350 CZK (14.58 €) c’est souvent le prix d’une viande et d’un accompagnement. Pour en revenir à cette brioche cuite sur bâton qu’est le Trdelnik, il revenait souvent à 3€. Ce qui n’est pas si peu cher quand on s’intéresse aux ingrédients.

Trouvez la tête de Kafka, auteur pragois connu pour La Métamorphose. Admirez le mécanisme hypnotisant. 

Nous espérons que cet article vous a plu, et n’hésitez pas à partager vos impressions sur la ville de Prague ! On se retrouve à mi-parcours, pour vous faire découvrir Vienne ! 

Geek, Tous

The Haunting of Hill House, la série qui mélange horreur et psychose

The Haunting of Hill House, c’est LA série qui a fait parler ces derniers temps. Trop curieux pour échapper au phénomène, nous l’avons terminé en 2 jours.

 

 

Certes, 10 épisodes pour une série, ce n’est pas bien long. Cependant, nous ne sommes pas trop branchés séries, et pas du genre non plus à nous faire des épisodes à la suite. La dernière fois qu’un tel événement s’est produit, c’était pour Stranger Things !

 

Cet article est garanti sans spoilers. Disponible sur Netflix elle reste une belle idée pour Halloween ! 

 

SYNOPSIS : La famille Crain arrive à Hill House pour retaper la maison, afin de la revendre. Belle maison de style gothique, grand jardin, beaucoup de fenêtres et des espaces pour vivre et s’épanouir ! Revendre des maisons, c’est leur fond de commerce, et ils ont l’habitude. Tout se passait bien jusqu’à une terrible nuit où les enfants sont emmenés d’urgence hors de la maison, sans savoir pourquoi. On les retrouve vingt ans plus tard, perdus chacun de leurs côtés, avec toujours des interrogations concernant la disparition de leur mère. Aucun d’eux n’est jamais retourné à Hill House depuis.

Folie ou apparitions ?

Qu’on se le dise, il y a plusieurs niveaux de lecture pour cette série. Est-ce que la maison est un prétexte pour laisser courir l’imaginaire ou est-elle réellement hantée ? Nous avons tiré la conclusion qu’elle est tout simplement un théâtre idéal pour ce drame. Elle laisse planer le mystère, et réussit à opposer fiction et rêve d’une façon complémentaire. Les enfants Crain sont tous atteints de troubles particuliers, intimement liés à leur expérience à Hill House. Qu’ils le veuillent ou non, leurs choix et leurs parcours les conduisent à assumer cette maison qui réussira à revenir à eux.

 

 

Une histoire de croyance 

Chacun des protagonistes de l’histoire reflète une facette de la maison. Qu’on soit dépendant, empathique ou clairement maniaque, tous les traits de caractère font sens et renforcent la Maison, qui devient à elle-seule un personnage. Qu’on croit en la Maison et ses pouvoirs, on ne peut nier son influence. Théo, en exerçant le métier de pédopsychiatre utilise son don, Luke reste prisonnier de ses peurs d’enfants, tout comme Nell la petite dernière qui fera face à ses démons. Tous les membres de la famille Crain croient de façon très différente. Steven est un bon exemple de non-croyance, il écrit des livres sur la maison qu’il a fréquenté plus jeune, sans jamais reconnaître la véracité de ses propres histoires.

Un découpage intéressant

Les épisodes s’enchaînent avec beaucoup de fluidité, et sont très prenants ! Un épisode par personnage, ce qui nous permet de comprendre les liens des personnages, ainsi que leur regard sur Hill House et la façon dont cette expérience les traumatise dans leur vie présente. La première moitié des épisodes est assez angoissante tandis que la seconde est plus psychologique. Une série en deux temps donc, qui laisse s’installer l’intrigue pour donner plus de corps aux explications. Dix épisodes s’avalent très vite, à raison d’une heure par épisode !

De l’émotion dans l’horreur ?

C’est là LE gros point fort de cette série. Elle réussit à laisser place à l’émotion, sans jamais la rendre superficielle. Les personnages sonnent tous très justes, et les acteurs, petits ou grands, les incarnent avec beaucoup de talent. On se prend d’affection pour certains, on se pose des questions sur les motivations des autres, on est ému par leurs choix. Avant d’être une série d’horreur, The Haunting of Hill House est un drame familial. Et c’est dans le dernier épisode qu’on saisit toutes les nuances de cette notion de famille. Préparez les mouchoirs !

 

The Hauting of Hill House est une série qui se regarde vite avec une mise en place de l’intrigue intéressante, qui pique vite la curiosité!  L’histoire offre une dimension inattendue aux séries classiques d’horreur et permet d’allier fond esthétique à intrigue ficelée. Un petit bijou qu’on ne vous conseille pas de regarder seul, mais accompagné d’une peluche ou de quelqu’un qui aura plus peur que vous ! 

 

Blabla, Culture, Tous

Quand dans une librairie

Il a toujours été particulier ce sentiment. Celui qui me touche, qui me perturbe un moment et qui peut ensuite m’affecter une fois rentrée à la maison. J’entre dans une librairie et c’est tout un monde qui s’offre à moi.

 

Les livres me questionnent, me demandent leur attention, m’interpellent avec leurs couleurs ou leurs titres. Ils sont rangés parfois, souvent en rangs d’oignons. J’apprécie lorsqu’ils sont étalés sur une table, me permettant une vision d’ensemble. Quelle couverture va me saisir ? Et la quatrième de couverture saura t-elle me convaincre ? Quand je m’empare d’un livre, c’est une petite révolution qui s’engage intérieurement.

 

J’apporte grande attention aux rayonnages également. Les étagères font sens dans ma recherche de livres, et je peux passer un temps précieux à chercher du regard un livre trop haut. Comment les livres sont-ils organisés ? Triés par genre littéraire ou par origine des auteurs ? Les librairies indépendantes ont ma préférence, et j’apprécie le bazar général qui y règne souvent, et les livres qu’il faut parfois dénicher, et saisir loin dans les rayonnages. Les grandes enseignes rangent si bien les livres qu’ils me semblent tous semblables, et je n’éprouve pas vraiment le même plaisir à passer du temps dans ces surfaces un peu trop aseptisées. Ma mère commandait souvent des livres pour ses élèves dans une librairie indépendante, et j’appréciais l’accompagner. Je pouvais souvent choisir un livre ou deux, et c’est à cette époque que j’ai appris que les couvertures colorées ou les titres attrayants, ne sont pas forcément de bons indices quant au contenu du livre.

La vérité, c’est que quand j’entre dans une librairie, je suis happée. Profondément ailleurs. Déjà dans une histoire peut-être ? Ce lieu m’est familier parce que j’ai toujours eu un livre à portée de mains, qu’il traîne sur une étagère ou sur une pile à même le sol. Chercher et fouiner longtemps ne m’a jamais dérangé, et à l’époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, je plongeais dans la grande encyclopédie pour parfaire un exposé. Mon rapport aux livres est peut-être un peu ringard, un peu niais, un peu candide. Mais c’est une certitude qui m’a fait grandir : se raconter des histoires est important.

Lorsque mon choix s’arrête enfin sur un ouvrage, je le prends comme un objet précieux et je peux parfois le contempler un moment une fois rentrée chez moi. C’est une pratique un peu étrange, mais j’aime admirer un nouveau livre, autant pour ce qu’il dégage que pour sa couleur ou son poids. Sans parler de son potentiel à me faire voyager, je le considère déjà en tant qu’objet. Est-ce qu’il va me plaire ? Comment les premières lignes vont résonner en moi ? Fera t-il parti de ces livres qui marquent toute une vie ? L’achat d’un livre est toujours un contrat de confiance que j’opère entre lui et moi, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je suis exigeante.

Les mots me chahutent, me chavirent souvent, et j’aime à les manier aussi bien que j’aime les lire. Les liseuses ne me tentent pas vraiment, car c’est tourner les pages qui fait aussi parti de mon expérience de lectrice. Se dire qu’on n’arrivera jamais à bout de ces 400 pages, et finir la dernière, souvent si peu épaisse que je la déchire sans le vouloir. Je me dis qu’un jour aussi, je voudrais voir mes mots côtoyer les étagères. Prendre du temps dans l’existence de quelqu’un afin qu’il me cherche et qu’il choisisse de m’obtenir. Tant pis si l’étagère est poussiéreuse, bancale ou éloignée de Stendhal ou Proust. Qui se sent, de toute manière, de faire la nique aux grandes plumes ? La catégorie Best Seller m’apparaît comme trop consumériste. Pourquoi ne peut-on pas dire livres préférés ? Et comment mesurer la préférence ? Y en a t-il une supérieure à d’autres ? Mesure t-on un livre à l’appréciation des ventes ? Est-ce que le lecteur qui lit un livre par an a moins d’importance que celui qui en finit une dizaine par semaine ? Là encore, c’est une question qui me taraude quand je me rends compte que ce succès littéraire que tout le monde dévore, me tombe des mains dix pages plus loin.

Acheter un livre aujourd’hui, à l’heure du tout virtuel et du dématérialisé, est un réel geste engagé pour moi. C’est croire encore au support papier, à un objet qu’on peut lire, qu’on peut prêter, qu’on peut offrir. Pour revenir sur la liseuse dont je parlais quelques lignes plus haut, je trouve ça un peu moins fun de s’envoyer un fichier. Un livre c’est un objet, pour moi c’est même un voyage qu’on peut s’offrir à soi ou à quelqu’un.  J’offre très souvent des livres, et j’aime bien en recevoir. Je suis cependant atteinte d’une maladie que je pourrais appeler la collectionnite. Récemment j’ai lu un article sur une mode particulière, celle qui consiste à acheter un livre parce qu’il ira bien avec sa décoration intérieure et à ainsi parvenir à classer ses ouvrages pour faire un arc-en-ciel ( lien de l’article ici ) . Se faire un camaïeu de bleus, peu importe que ces recueils soient des essais, des documentaires ou des romans de gare. Coller à une ambiance visuel, et ne pas du tout respecter le contenu d’un livre. Réduire un livre à un objet qu’on n’ouvre pas. Un peu perplexe, je me suis dit que ça rendait la superficialité un peu intello et que c’était gênant.

Ce qui m’attire dans la lecture c’est aussi son côté solitaire. Je me ressource assez facilement avec cette activité, et il faut que je sois dans une disposition particulière. Personne à côté de moi, pas de musique, souvent avec du temps devant moi. Je ne supporte pas de commencer un livre et de ne lui accorder que du temps émietté. Pour moi, c’est comme si je le négligeais. Est-ce qu’il y a des auteurs des minutes restantes avant le prochain train ? C’est sans doute la raison pour laquelle je n’arrive pas à lire dans les transports en commun, ou lorsque Anthony est dans la même pièce que moi. Je crois que je n’ai pas un profil de lectrice particulier, puisque j’aime lire des ouvrages très différents ! Avec mon caractère d’impatiente, vous vous doutez cependant qu’il y a un genre que vous ne trouverez pas dans ma bibliothèque : le policier ! Trop agaçant de semer des doutes et des intrigues pendant les enquêtes, je me suis arrêtée aux Alice de la bibliothèque rose. J’aime beaucoup lire de la littérature de jeunesse car j’apprécie retrouver les émotions de mes premières lectures. Voir une histoire avancer avec fluidité me laisse toujours complètement admirative.

 

5 magies littéraires qui ont forgé la lectrice que je suis : L’ami retrouvé de Fred Uhlman / La place d’Annie Ernaux / Coraline de Neil Gaïman / Golem de Marie-Aude Murail / Les livres dont vous êtes le héros. 

 

La librairie de mon enfance  : Olivier Morin, 9 rue du grand Sully  SULLY SUR LOIRE 

La librairie indépendante où je traîne un peu trop souvent : Les Temps Modernes, 57 Rue Notre-Dame de Recouvrance  ORLEANS

La librairie que j’aime bien, même si c’est une chaîne : Librairie Nouvelle, 2 place de la République ORLEANS

L’endroit où revendre ses livres où en dénicher de nouveaux à petits prix : Libs’old, 239 rue de Bourgogne ORLEANS 

Et toi, est-ce que tu lis en ce moment ? Tu as un coup de coeur littéraire à me partager ?