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Un séjour à Chartres à la maison Picassiette 2/3

Cap sur la maison Picassiette ! Cet été, nous avons eu la chance de découvrir une maison particulière à Chartres. En partenariat avec l’office de tourisme de Chartres, découvrez ce bâtiment décalé, oeuvre d’un original.

Tout commence dans les années 1900, à Chartres naît un certain Raymond Isidore. Il devient balayeur dans le cimetière de Chartres et s’installe dans une maison qu’il construit sur une parcelle de terre, dans le quartier de Saint-Chéron. Il entreprend alors un chantier incroyable de décoration. Du sol au plafond, il s’applique à harmoniser des petits morceaux d’assiettes et des débris de verre qu’il récupère dans la décharge voisine. D’abord pris pour un fou, il connaîtra une reconnaissance tardive de son travail.

Peu à peu débute  une passion qui le rendra prolifique et imaginatif. Il se met à décorer minutieusement les murs de sa maison ajoutant ça et là des animaux et des fleurs. Par la suite, il reproduira des monuments facilement reconnaissables qui se mêleront aux fresques déjà composées. Après avoir terminé les murs de sa maison , Raymond Isidore s’attaque au jardin et aux allées. Son surnom de Picassiette sonne comme un clin d’oeil, et on imagine sans mal le monceau de débris de verre et de porcelaine accumulé pour une telle oeuvre.  Vingt ans de sa vie dédiés à sa maison… la stupeur laisse place à l’admiration.

 

 

« AU DÉBUT, JE N’ENVISAGEAIS QU’UNE DÉCORATION PARTIELLE. »

Il commence son œuvre en 1938, par l’intérieur de la maison et, d’une certaine manière, par hasard, comme il le dit lui-même : « j’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard, des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs. » 

source chartres.fr

Sa maison reste un témoignage incroyable de sa vie à Chartres et la ville en prend grand soin. C’est en 1981 qu’elle est rachetée par la ville et elle devient monument historique deux ans plus tard. Tous les chartrains connaissent ce point d’intérêt et c’est une sortie scolaire évidente pour tous les enfants !

 

Curiosité et fierté de la ville de Chartres, la maison Picassiette vaut le détour. Eloignée du centre-ville, un bus Filibus ( ligne 4 ) pourra vous y emmener sans souci ! Devant tout le travail accompli, nous sommes tout d’abord restés sans voix. Nous avions entendu parler de la maison Picassiette, mais nous ne nous attendions pas à une oeuvre si grande et si imposante. Cette maison oeuvre d’art peut s’apparenter à de l’art naïf, et nous avons adoré chercher les petits détails dans les fresques de couleurs. Animaux, petits personnages, visages, fleurs… un terrain de jeu incroyable pour les chercheurs minutieux.

C’est un arrêt obligatoire lors de votre visite touristique à Chartres, et cette activité originale plaira aux petits comme aux grands. 

Découvrez notre premier article sur Chartres ici.

Maison Picassiette 22 rue du Repos 28000 Chartres

02 37 90 45 80
Ouverture Jusqu’au ven. 15 nov. 20191 10h à 12h30 –14h à 18h
Du dim. 15 mars  2020 au dim. 15 nov. 2020 10h à 12h30 – 14h à 18h
Tarifs : 3€ ( réduit ) 6€ adulte , gratuit moins de 18 ans
maison picassiette chartres
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