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J’ai testé l’Académie de Sabre Laser Orléanaise ( ASLO )

Ziiiiiiiiim Ziiiiiou Ziiiouuu . Oui bon d’accord, je ne suis pas super douée pour vous faire les bruitages de ces fameux sabres. Ce sont pourtant d’eux dont on va parler dans cet article.

Anthony n’a pas pu être présent pour ce test, et je suis pourtant certaine qu’il aurait adoré ça ! Il est bien plus fan de Star Wars que moi… D’ailleurs oui, c’est une bonne question, est-ce que c’est obligé de connaître Star Wars pour pratiquer le sabre laser ?

Liens avec la série de films et la pratique

Le lien avec la série est tout particulier pour cette l’académie de sabre laser orléanaise, puisque son fondateur, Guillaume Pouls – passionné d’escrime et de popculture -, a rencontré Nick Gillard, le coordinateur des cascades des épisodes I, II et III ( les connaisseurs diront les meilleurs épisodes mais je ne m’y connais pas assez alors je vous laisse bon juge ). Après 15 ans de pratique et de réflexion, Guillaume décida d’enseigner les techniques de base du sabre laser, qui mêle plusieurs arts martiaux si on regarde bien. Même si une connaissance de la série n’est pas obligatoire, il est vrai qu’il règne chez les pratiquants un certain art de vivre, une philosophie qui les guide dans la pratique de ce sport. Comme certaines attaques sont attribués à des personnages phares de la série, c’est toujours un petit plus de déjà connaître leurs atours.

Matériel 

En pratique, il vous faut de bonnes chaussures de sport, et une tenue confortable. Le sabre laser vous sera gracieusement prêté lors de vos séances. Les sabres utilisés sont commandés sur le site américain Ultrasaber qui propose des sabres entre 60 et 500 euros (en fonction des options, des répliques, etc). Le manche est en métal et la lame en polycarbonate, plus ou moins épais selon la forme ou la discipline pratique (matchs ou chorégraphie, par exemple). L’utilisation des sabres équipés de son est rare en raison du coût élevé et de la fragilité du matériel électronique en cas de choc. Enfin, le sabre est considéré comme une matraque (arme de catégorie D) selon le Code de la sécurité intérieure. Il est donc préférable de le démonter après la séance. Son maniement appel également des règles strictes de sécurité. Ainsi faut-il maîtriser ses coups (notamment ceux portés à la tête), et tout estoc ou touche porté sur les organes vitaux est strictement interdite en combat. 

Notions de combat

Quelle surprise de constater qu’il existe autant de formes de combat ! Un combat se joue en 6 points, dans un espace défini. Une fois les bases maîtrisées, chacun est libre de trouver son style en maniant le sabre a une ou deux mains par exemple ? Il existe 7 formes de combats officielles : le Shii-Cho, le Makashi, le Soresu, l’Aratu, le Djem-So, le Niman et le Juyo. En ajoutant les dérivés de certaines formes (par exemple le Shien dérivé du Djem-So, ou le Vaapad dérivé du Juyo) on arrive à un total de 11 techniques de combat. On débute avec le Shii-Cho, fortement inspiré du Kendo, et on passera progressivement au Makashi, technique élégante et rapide à une main liée au Comte Doku, au Soresu, proche de l’Aïkido ( que des défenses et aucune attaque ) pour arriver à la technique de Maître Yoda, qui ne comprend que des attaques. 

Mon expérience

Un sentiment assez particulier m’a envahi quelques minutes après que le cours ait commencé. Je me suis sentie entourée de passionnés, femmes comme hommes et c’était très agréable ! Ici, chacun peut se prendre pour Obi-Wan, et peut devenir, à force de pratique, le fameux Vador ou le célèbre Yoda. Pour les fans de la série, c’est vraiment une immersion intéressante. On commence par quelques consignes de sécurité, et on s’échauffe en cercle. La salle est ensuite divisée en deux avec un grand drap, et les plus expérimentés peuvent pratiquer entre eux. Un petit coup d’oeil curieux et comme cela donne envie ! Nous nous réunissons et sommes attentifs aux instructions. Pour le coup, même si cela peut paraître un jeu vu de l’extérieur, ou en convention comme j’ai déjà pu le voir, c’est très sérieux. Les mouvements doivent être juste pour correspondre aux parades ou aux attaques. Une vraie découverte pour moi, qui n’ai jamais pratiqué de sport de combat. Quelques bases enseignées, et au bout de 2h, la lumière s’éteint ! Wow, on peut allumer nos sabres et admirer une figure artistique, comme une hélice lumineuse !

Ce qui m’a le plus impressionné pendant cette initiation, c’est toute cette recherche autour d’un sport. Réussir à faire d’une série de fictions, un sport à part entière, avec des règles très sérieuses et une vraie éthique… je trouve ça vraiment génial ! Beaucoup de travail derrière cette recherche et je ne peux qu’être admirative de cette communauté de joueurs ! Je ne pense pas que ce soit un sport pour moi, car je suis assez impatiente dans les évolutions, et il faut vraiment une pratique régulière pour s’entraîner, mais je comprends tout l’engouement autour. D’une part c’est original, et en plus c’est un vrai sport, je peux vous assurer que j’étais fatiguée à la fin ! 

Je remercie énormément Capucine formatrice de sabre chez Académie de Sabre Laser Orléanaise pour ce test vraiment intéressant et cette soirée très fun ! Une belle rencontre sur la toile qui s’est concrétisée dans la réalité ! Si tu souhaites intégrer ce mouvement de passionnés, je t’invite à suivre Académie de sabre Orléans et à les contacter dès septembre pour les recrutements ( places limitées ). 

Sport, Tous

La Pole Dance & Moi, s’affirmer ou s’exhiber ?

La Pole Dance… une discipline émergente et intriguante ! Souffrant de beaucoup de préjugés et d’idées reçues, je vous en dis plus sur cette pratique qui m’attire réflexions et questions !

Faisons un peu d’histoire pour rappeler les bases. Oui, cette discipline tire bien ses origines des strip-teaseuses des années 1950, mais a des racines beaucoup plus anciennes dans le monde du cirque ! La pole dance est née au Canada, pendant la grande Dépression dans les années 20, et ce sont les Hoochie-Coochie, une troupe de danseuses légèrement vêtues, qui eut l’idée de danser au milieu d’une barre de fer soutenant leur tente. N’enlevant rien au potentiel érotique de cette pratique, l’avénement du burlesque dans les années 50 amène un souffle nouveau au pole dance, plus seulement considéré comme attraction de bar, mais bien comme une danse à part entière. C’est dans les années 70-80 que la pole dance devient populaire, et il faudra attendre les années 2000 pour qu’elle débarque en France en tant que sport, mais de façon encore très confidentielle.

Un peu de technique

La barre est circulaire, creuse, en acier ou en laiton, allant du plancher au plafond. Une fixation au plafond donne plus de stabilité, mais elle n’existe pas toujours, surtout dans les clubs aux plafonds élevés ou dans les dispositifs transportables. Aux États-Unis, le diamètre est généralement d’environ 2 pouces (50,8 mm), le plus confortable pour la main. En Asie, le diamètre est en général légèrement inférieur, de 45 mm ou moins. Elle peut s’utiliser en rotatif ou en statique. Source : Wikipédia

Il existe plusieurs types de figures en pole dance dont les principales familles sont :

    • le trick : figure figée sur la barre ;
    • les inversions : les figures réalisées sur la barre mais la tête à l’envers ;
    • le spin : figure réalisée en mouvement, qui tourne autour de la barre ;
    • la transition : figure qui permet de faire une chorégraphie en alliant spin et trick ;
    • le floorwork : les figures réalisées au sol comme le handstand9 ;
  • le drop : où il s’agit de tenir une figure puis de se laisser glisser très rapidement sur la barre sans toucher le sol.

Oui moi aussi, j’ai été très surprise du nombre de figures possibles sur une barre. Pour encore plus de motivation et/ou de rêve, voilà une vidéo magnifique et poétique de la championne de France Marion Crampe  ! 

Du questionnement au premier spin 

J’ai toujours été attirée par la beauté du corps féminin, et cela depuis assez longtemps. Forte de 10 années de danse classique, j’ai développé un intérêt marqué pour les ports de tête dégagés, les bras en couronne, les jolies cambrures, les courbes sensuelles et de façon plus générale, la grâce. Mon prénom, Noémie, signifie gracieuse en hébreu, c’est peut-être de là que tout part finalement ? J’ai arrêté la danse classique au lycée car elle n’était plus compatible avec mes envies du moment ni avec mon lieu d’études. J’avais pensé à la reprendre, mais cette pratique ne me convenait plus, d’une part car dans mes souvenirs elle était assez onéreuse, et nécessitait des heures de pratiques régulières et à heures fixes. Déjà en fin de lycée, j’avais cherché s’il existait des cours de pole dance ou de cabaret. J’avais trouvé des cours de cabaret, mais sans moyen de transport impossible d’y accéder. Ma mère avait des a priori sur la pôle qui était assez mal vue à l’époque, car trop souvent associée aux bars dans les films ou dans les discothèques. L’an dernier je suis allée à une journée d’initiation de mon centre de danse actuelle et j’avais bien aimé mais je n’avais pas encore les moyens car je travaillais moins qu’aujourd’hui. L’an dernier j’ai été invité à tester toutes les pratiques du centre, et ça m’a tellement plu que d’une part j’en ai fait un article, et de l’autre part je me suis offerte une carte de 10 cours pour mon anniversaire. Au début je voulais faire du hamac aérien, mais un petit lumbago aigu m’a valu une semaine d’arrêt alors j’ai préféré commencé avec une pratique plus douce pour pourquoi pas revenir au hamac ensuite.

Retrouvez mon article sur la journée découverte chez Flow en cliquant ici. 

Vos questions et mes réponses

« Pour ma part, je voulais savoir quel était le rapport au corps. La pole dance me tente depuis un moment mais je bloque, je n’ai pas confiance en mon corps, je le déteste, et je me vois pas faire une activité physique aussi belle. Ce n’est pas pour moi. »

Le rapport au corps est ma principale motivation. Je ne fais pas du 34, j’ai des hanches assez larges et un corps relativement mou car délaissé pendant des années. J’ai également une poitrine qui me gène parfois. La pratique de la pole me fait renouer avec mon corps, que j’ai finalement accepté avec ses défauts, mais que j’apprends à aimer avec ses qualités aussi. La pole dance, est pour moi comme une ode au corps, on se sent vraiment femme et fière de lui quand on arrive à faire une figure. Le côté assez gratifiant est vraiment ce que j’adore le plus, car une figure simple est possible dès la première séance de cours. J’apprends à lui faire confiance, je le lâche quand je dois partir en arrière, et je le remercie de me porter pendant ma séance ! On n’est pas obligé de se regarder quand on fait du pole, mais le miroir est là pour aider à corriger les placements et pour se trouver jolie et être fière de soi ! Je pense qu’au contraire, tu devrais essayer la pole, car c’est un vrai regain de confiance pour le corps et on sort de là heureuse de voir qu’on a réussi des figures et qu’en plus on s’est amusé !

 » Et Anthony, il en pense quoi ? Tu lui fais des petites danses du coup ? »

Alors Anthony s’en fiche complètement ! Il sait que la pole dance me plaît et n’a montré aucune réticence ni ne m’a fait la moindre réflexion. Je fais bien ce que je veux et non je ne lui fais pas honte !  C’est une question assez gênante qui est revenue plusieurs fois. Les gens ont un peu trop cette image de stripteaseuse, et la pole est un sport qu’on peut pratiquer aussi version fitness, sans forcément de danse sexy ! Mais si ça vous intéresse, voici la pole un peu plus osée, dite exotique !

 » Y a t-il des hommes qui pratiquent ? »

Alors la pratique du pole dance existe déjà chez les hommes… le mât chinois. Agrès de cirque asiatique, c’est à peu près le même principe que la pôle, avec un poteau en métal recouvert de néoprène autour duquel les figures s’enchaînent !

Mais si tu veux voir un danseur classique autour d’une pole, voilà :

 » Est-ce cher ? » 

Je pense que ça dépend des écoles. La mienne, pole dance orléans , a un principe très judicieux de cartes de cours. Ainsi on peut acheter une carte de 10, 20, 30 cours, avec des tarifs forcément plus intéressants qu’un cours à l’unité ( 22€ ) . La première séance est à 15€ et on peut tester toutes les pratiques de mon centre, aussi bien le hamac que la pole ou le cerceau aérien ! C’est aussi ce qui m’a plu, car à l’achat la carte est valable un an, sans contrainte ! Si j’ai envie de ne venir qu’une fois par mois, c’est mon choix et personne ne trouvera rien à redire ni ne m’attendra. Une plateforme de réservation en ligne est pratique pour suivre le planning des cours et réserver ou annuler depuis son téléphone.

 » Tu parles souvent de confiance en soi. Penses-tu que le fait de se sentir bien dans son corps puisse primer sur le fait d’être bien dans sa tête ? Ou si tu es bien dans ta tête car justement tu es bien dans ton corps ?

C’est une question bien compliquée ! Je pense que l’un va de pair avec l’autre, et qu’on a tous des échelles différentes de se sentir bien dans sa tête ou dans son corps. Je pense que le plus important ça reste l’équilibre entre les deux… Si on n’est pas bien d’un côté, ça empiètera, ou alors ça ralentira les performances de l’autre. Je suis plutôt bien dans ma tête et je fais du sport pour me faire du bien au corps ! Mais je préfère m’occuper de ma tête avant mon corps !

 » Le fait de faire du sport, est-ce une volonté propre ou pour être « conforme » à la doxa dominante du « stay fit or get hit ». Est-ce un effet de mode ? »

Comme dit plus haut, cela faisait un moment que je voulais faire ce genre de sport. D’abord tentée par le cabaret, j’ai trouvé en la pole un sport qui au-delà des apparences est très physique et fait travailler tout le corps. En plus c’est un sport émergeant et assez sujet à la critique, alors comme j’aime bien aller au delà des préjugés et que je n’ai pas peur d’être en petite culotte pendant une heure et demi, j’ai adhéré directement ! Effet de mode je ne pense pas. J’ai envie de dire plutôt effet de temps, j’ai pris conscience que j’avais besoin d’un temps à moi, d’un temps où je mets mon corps au défi, je coupe toutes pensées et je me concentre uniquement sur des figures. J’utilise mon temps pour déconnecter mes pensées, et si c’est bénéfique pour ma santé, c’est encore mieux non ? La pole dance n’est pas encore très à la mode je trouve, et des pratiques comme le yoga ou la course à pieds sont bien plus médiatisées par exemple. Chacun son truc, et moi c’est la pole !

Je fais du pole dance chez

Centre Flow Bien-être

15 rue du général de Gaulle à Saint-Jean-Le-Blanc

https://www.poledanceorleans.com/planning-tarifs/

L’équipe de Pole Dance Orléans est heureuse de pouvoir répondre à vos questions :

Par téléphone : 07 86 14 30 04 / Par mail : contact@poledanceorleans.com

Si tu souhaites m’avoir comme marraine pour bénéficier de cours en plus et m’en offrir un aussi, donne mon prénom à l’inscription 😀 

Sport, Tous

Lâcher prise, toute une histoire

Cela n’étonne plus personne quand on dit qu’on ne fait pas de sport. Moi la première, c’est la réponse que je donne, et cela sans complexe. Pourtant, je me souviens de 10 années qui ont marqué ma vie, de belles années de danseuse classique. Mais alors, qu’est-ce que je trouvais dans la pratique de sport régulière ?

 

Je me rends compte qu’aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de ralentir et de se poser. Je n’arrive tout simplement plus, je me laisse déborder, j’ai des mails et des notifications qui apparaissent sur mon téléphone et je n’ai pas d’autre choix qu’y répondre, parce que sinon j’oublie d’y répondre. J’entre alors dans un cercle vicieux et c’est pour ça que j’ai désactivé messenger dernièrement, trop de stress, trop de conversations complètement différentes et pas envie d’être désagrable non plus. Si vous avez vraiment besoin de me joindre et que c’est important, je vous ai forcément donné mon numéro de téléphone.

Partant de ce constat, j’ai été ravie que le centre Flow, basé à Saint Jean le Blanc près d’Orléans, me propose de tester ses activités. L’an passé j’avais fait un cours de pole dance lors de leurs journées portes ouvertes, et j’en gardais un plutôt bon souvenir ! Une petite pause n’allait pas me faire de mal, et puis pour une fois, je m’étais donnée le pari de lâcher mon téléphone pour profiter pleinement de toutes les activités proposées.  #slowlife #digitaldetox

Au programme pole dance, cerceau, hamac aérien, méditation. Quelle surprise d’avoir également croisé ElyKilleuse, très suivie dans le domaine du sport, et qui a déménagé depuis peu à Orléans, avec qui j’étais plutôt timide au début ( en réalité j’étais surtout trop impressionnée pour oser lui dire quoi que ce soit ) , mais heureuse de partager avec elle des crispations et des étirements à la fin de cette grosse après-midi.

Armée de mon pantalon de yoga qui n’avait jamais servi au yoga, de mon tee-shirt  » mais que ferait Blair Waldorf ? » pour me motiver, et de mes plus belles chaussettes, j’étais prête à suer et à monter les jambes ! 

 

Nous avons commencé par le pole dance, une discipline que je connais un peu, pour l’avoir pratiqué à plusieurs reprises. J’ai appris plus de vocabulaire sur le pole dance, ce qu’est un trick ( une figure figée sur la barre ), un spin ( une figure en mouvement, comme un tour sur la barre ) ou encore une inversion ( la tête en bas ). On va rester tranquille pour le moment, et je peine un peu à monter à la barre ! J’ai tendance à oublier que je suis en forme de poire, qu’il faut bien monter tout ce corps mou en haut d’une barre, bien tendre les bras, et que mes abdos sont comme une envie de me lever un lundi matin : inexistant.

Cindy, très bienveillante, corrige mon placement, m’aide beaucoup pour monter et me dit  » voilàààà comme ça, là c’est bon, lâche ?  »

Et je lâche mais retombe très vite. Oh lala comme je les sens mes abdos inexistants ! 

S’en suit une franche partie de rire, où j’avoue que j’ai préféré prendre les figures à la rigolade, plutôt que de me forcer et rester frustrée. Rire fait du bien, et même si je n’étais pas forcément à l’aise à cette étape de la journée, je suis décidément bien heureuse sur les photos !

 

Ensuite, on a pris confiance en nous et on a tenté le cerceau. Je trouve ça fabuleux au cirque, mais c’est vrai qu’en pratique, il est nécessaire d’avoir un peu de technique pour monter dans les hauteurs. Tout de suite, je me suis sentie un peu ailleurs, pourtant à quelques mètres du sol. Le cerceau fait un peu mal, mais je pense que c’est une question de pratique. J’ai su plutôt bien me débrouiller, mais je pense que je n’avais pas confiance en moi perchée de cette manière…J’étais très peu assurée à l’idée de lâcher tout ! La technique pour monter dans le cerceau est bien particulière, et le contenu de mon estomac s’en est retrouvé un peu chahuté… Je vous laisse ce secret, si un jour vous souhaitez essayer !

Après cette prise d’estime et de confiance, on s’attaquait à la discipline que je découvrais totalement… Le yoga aérien grâce à un hamac aérien, sorte de tissu tendu dans lequel on s’enroule pour effectuer des positions de yoga. Stretching et danse se mêlent et c’est aussi un vrai travail sur soi, de lâcher prise et de se sentir assez en confiance ! C’est ce que j’ai préféré ( et je compte reprendre des cours ensuite ! ) , de par son aspect très dansé et des poses très gracieuses qu’il était possible de créer. Lucile m’a vraiment donné envie, toujours en nous décomplexant, en ne nous forçant pas la main, et en nous aidant pendant la figure bien entendu.

Sur cette activité, mon corps m’a surpris. J’avoue que les prises et les pertes de poids se sont enchaînées dans ma vie, liées à la maladie ou aux différentes étapes de ma vie ,et j’en garde d’ailleurs de très vilaines vergetures sur tout le corps. Je n’avais plus trop confiance en lui, sur ses capacités à me porter, à m’élever, à me supporter aussi. 

Et puis une figure est venue à moi plutôt facilement, un de ces arabesques que j’aimais tant en danse classique, un de ceux qui porte et qui me donne la sensation de m’envoler. Et ça m’a fait vraiment un bien fou, de croire en mon corps et de tout lâcher, et cela avec le sourire !

Après ce regain de motivation, une petite séance d’étirements toute en douceur, et une séance de méditation par une hypnothérapeute. S’appuyant sur la sophrologie, j’ai pu me décontracter en une trentaine de minutes et me réveiller à mon rythme pour reprendre le cours de ma journée. 

Un petit goûter en plus par Kiwette, un foodtruck local bio qui m’a régalé de jus pressés et de smoothie maison, et je reprenais ma route ( je travaillais au théâtre le soir )  ! Mais avec toujours cette belle impression, il s’est passé un truc, j’ai envie de revenir, de re tester. Oui voilà, j’ai réussi à lâcher prise !

Pour pratiquer toutes ces disciplines, je ne vous dirais pas qu’il faut faire un 36, un 40, mesurer 1m70, être souple, avoir fait de la danse avant, du running, être belle et sentir bon. Il faut se laisser porter, et s’abandonner un peu, et surtout se convaincre que c’est possible ! On a trop souvent une mauvaise image de ces pratiques sportives, pourtant très complètes et vraiment techniques ! Je pense qu’elles font gagner une confiance en soi, et c’est ce que j’ai eu l’impression de toucher lors de ce bel arabesque…. une confiance en mon corps retrouvée !

Le premier cour d’initiation coûte 15€, et le cours passe ensuite à 22€ . Un forfait comme une carte, est également disponible. Plus de renseignements directement en suivant ce lien

 

100 mercis à toute l’équipe Pole Dance Orléans ! Attention, j’arrive ! 

Sport, Tous

Se laisser porter au fil de l’eau par Destination H2o

Ohé du bateau ! Une aventure en vue ! Et quelle aventure… prévue depuis 4 mois avec Destination H2o et Tourisme Loiret,  on s’était fait tout un film de ce qui nous attendait. Une excursion sur la Loire, pour déconnecter un peu et se rapprocher de notre beau fleuve royal : la Loire, dont nous sommes si fiers dans la région.

Canoë sur la loire destination H2O

Attention, on vous prévient, cet article sera looooooong. Parce qu’on a trop de choses à dire et qu’on ne pouvait pas éclipser certains détails de cette excursion… 

destination h2ODestinationH2o est une agence de voyages bien particulière. A sa tête, Joris, un guide kayakiste expérimenté et chaleureux. Il nous a tout de suite mis à l’aise, en nous expliquant comment le séjour allait se dérouler, et en usant de bienveillance tout au long du trajet en canoë. Le départ se fait à Chécy, où on se réunit tous pour faire connaissance, et pour charger le matériel. Des bidons étanches, des tentes, des matelas autogonflants et bien sûr la popote ! Tout est inclus, excepté le duvet que vous devez apporter, ainsi que vos affaires personnelles. Ensuite on prend un minibus tous ensemble, pour se rendre au point d’embarcation à Saint Benoît Sur Loire, près du camping.

bivouac orléans

crème solaire Avène

Destination H2o bivouac orléans

Photo : Vincent Ortega

Après quelques explications importantes , nous partons confiants ! On sait ce qu’il faut faire si le bateau se retourne ( mais Joris nous rassure : ça n’est jamais arrivé ) , comment se placer à l’intérieur du canoë et quels sont les deux postes et leurs spécificités. Le poste avant sert à avancer, et celui de derrière à diriger. En théorie on acquiesce mais en pratique ?

La mise en jambe ( en rame ? ) n’a pas été simple… nous n’étions pas syncro, on se criait dessus, on était mal parti ! Et puis Joris nous voyait peiner, et il se trouve que nous avions faux tous les deux. Moi je prenais mal la rame et je faisais trop de mouvements qui ne servaient à rien ( quand je suis à fond je suis à fond ! ) et Anthony n’utilisait pas la rame à bon escient non plus, avec une mauvaise utilisation de la rame surtout quand on se retrouvait à tourner en rond…

Et puis… 

couple canoë orléans

MIRACLEEEEEEEEEEEEEEEE !

On a enfin compris comment ramer ENSEMBLE, et coordonné, et aussi en changeant de poste. J’étais bien plus à l’aise à l’arrière et Anthony contrôlait bien le bateau.

Une cuillère en bois !

Une fois ce petit ajustement effectué, on a pu voguer tranquillement jusqu’à un banc de sable habituellement immergé sous la Loire, une sorte d’île éphémère. Et c’est parti pour le bivouac, après une petite bière pour se féliciter oh, on la mérite bien ! On doit aller chercher du bois, réfléchir à ce qu’on fait à manger avec les vivres disponibles, monter les tentes, installer nos affaires… Toute une robinsonnade ! Motivés et prêts à affronter les moustiques des sous-bois, on écoute attentivement Joris quand il veut qu’on lui apporte un bois vert assez gros, et tendre. Mais que veut-il en faire ?

On se sent déjà « Ailleurs » ici. Un peu déconnecté avec le bruit des grenouilles autour ( il semble que ce soit la saison des amours…), dire que la ville est à deux coup de rames! Le sable est brûlant, l’eau est fraîche, la nature s’offre à nous et nous avons bien envie de lui ouvrir les bras et nos orteils en éventail. Se ressourcer à son rythme, c’est vraiment un luxe qu’on devrait prendre plus souvent.

Plus rien ne nous surprend, même pas l’annonce de Joris. Oui on va devoir boire l’eau de la Loire. Mais elle est filtrée, ne vous inquiétez pas ! On reste tout de même très fier d’avoir bu l’eau de la Loire et d’en être sorti indemne, et sans case médecin ! Comme quoi, vous pouvez faire confiance en toutes ces technologies nomades d’explorateur moderne. C’est fou tout ce qu’on invente maintenant, bien loin de la pastille qu’on verse dans un seau pour rendre buvable l’eau à la provenance douteuse à l’étranger.

 

On glisse un pied, puis les deux. 

Les petits poissons dans l’eau
Nagent, nagent, nagent, nagent, nagent
Les petits poissons dans l’eau
Nagent aussi bien que les gros
Les petits les gros, nagent comme il faut
Les gros les petits, nagent bien aussi

Et même les petits poissons, nous accueillent en nous chatouillant les orteils. 

blogueurs orléans

Il va être l’heure de faire à manger ! Je prends connaissance des éléments, et je mitonne une recette dans ma tête. Je la partage avec Sarah et Nathalie, deux compagnes d’excursion ! Ensemble on prépare et on s’active aux fourneaux, un barbecue à la va-vite, des pommes de terre dans du papier d’aluminium, du poulet à la coriandre et du melon frais… ha ça promet d’assouvir nos appétits !

Les tentes sont montées assez vite, des Quechua très sophistiquées qui abusent de 3 minutes de notre temps. Autant dire, rien du tout et le matelas autogonflant permet de se reposer vite. On met le couvercle sur nos bidons, on fait attention à ne pas le mettre dans le sable, ce serait dommage que le sable entre dans les joints et viennent salir nos effets personnels.

Vient le temps d’un bon repas en bord de Loire. Sur le sable, sur une bâche, la température encore haute pour la saison. Le repas est bon, l’envie d’être ensemble est partagée. On se sent bien, on n’a besoin de rien d’autre que d’être là. Le melon est frais, juteux et il n’y a pas qu’à nous qu’il convient… quelques petits moucherons s’en donnent vite à coeur joie quand on a le dos tourné. Le vin n’est pas tout à fait frais, mais il glisse comme du petit lait, et la gamelle peut se remplir doucement, au son des braises. On a dû faire recuire les pommes de terre, mais rien n’est grave puisqu’on a le temps. La vie urbaine peut bien attendre, pour l’instant on se fait piquer sans le savoir, par des moustiques puissance très très méchante.

Bien entendu, on a mangé des chamallows grillés, comme au camping ! Quelques années plus tard, ça a toujours le même goût : pas terrible !

blog orléansOn papote, on rigole, on teste le lightpainting avec les lanternes portatives. On attend demain sans hâte, on resterait bien un jour ou deux pour s’émerveiller encore. 

L’aventure se termine le lendemain, après 30 kilomètres parcouru en tout, de Saint Benoît sur Loire à Chécy, notre point de départ. Le retour fut un peu dur, les derniers mètres difficiles. Mais la fierté une fois arrivée était incomparable. On était fier de nous, et notre corps allait s’en souvenir ! Deux beaux jours ensoleillés, à ramer et à profiter d’une autre façon de notre belle région.

La Loire est sauvage, mais si belle pour qui la contemple avec le coeur.

Mille mercis à Destination H2o pour cette belle aventure, et à Tourisme Loiret de nous avoir offert cette belle expérience. Merci à Vincent le photographe, alias Vortega, de nous avoir capturé de beaux moments ! Retrouvez sa page ici. Petit clin d’oeil tout particulier aux amis qui nous ont permis de vivre cette aventure bien équipée ( Claire, Clémence, Anne ! )

Destination H20 

Chemin du petit port 45430 Chécy

Réservation par téléphone 07 77 95 73 95

ou sur facebook 

Séjour ouvert aux groupes, séminaires, enfants et publics handicapés selon parcours.

Tarifs : à partir de 20 € pour une excursion non guidée.

 Weekend Bivouac 90€ par enfant / 110€ par adulte

Excursion 6/7 jours 555 €